vendredi 22 avril 2011

UNE CHIRURGIE ET UNE HOSPITALISATION COMME UNE AUTRE!? –partie 1 de 3

Le 8 mars dernier, je subissais une coloscopie longue de dépistage, 6 ans après en avoir passé une dont le résultat avait été négatif. On a découvert dans le colon ascendant (droit) une tumeur villeuse (tumeur pré cancéreuse) de 4 cm. J'ai été opéré et hospitalisé à l'hôpital Saint François d'Assise qui fait partie du Centre hospitalier universitaire de Québec, du 14 au 17 avril dernier. J'ai subi une hémi colectomie du colon ascendant (enlever le colon droit au complet) par laparoscopie pour enlever cette tumeur.
Je veux vous raconter mon histoire pour plusieurs raisons. D’abord, le cancer du colon est le deuxième cancer le plus mortel au Canada après le poumon, et il peut être dépisté à un stage précoce, ce qui m’est arrivé.

Ensuite, ayant été gestionnaire dans le réseau de la santé durant près de 25 ans, mon expérience comme patient dans le système m’a permis d’y expérimenter une facette que je soupçonnais, certes, mais que je n’avais jamais vécue. J’ai découvert une qualité de services professionnels remarquable.
Finalement, entre le 8 mars et le 17 avril, je suis passé par toutes les émotions possibles et j’aimerais insister sur la peur, et la peur de la mort. Morbide peut-être mais je veux partager ces émotions avec vous.
La partie 1 traitera très sommairement de l’épidémiologie du cancer du colon, la partie 2 sera la narration de mon expérience de "patient", et la partie 3, sera celle qui portera sur la peur et la peur de la mort.

LE CANCER DU COLON

Statistiquement, il y a une probabilité de 1 sur 14 qu’un homme développe un cancer du colon dans sa vie. Cette probabilité est de 1 sur 15 pour les femmes. 1 personne sur 29 va en mourir, soit presque 50% de ceux dont on diagnostique un cancer. Cette dernière statistique est terrible car ce cancer peut presque entièrement être prévenu.

Plus de 90 % des cancers du côlon et du rectum sont sporadiques. Leur incidence augmente régulièrement avec l'âge. Le risque devient appréciable à partir de 45 ans et double ensuite à chaque décennie. L'âge moyen du diagnostic se situe vers 70 ans. (http://www.snfge.asso.fr/02-connaitre-maladie/0d-colon/faq/colon_cancer.htm)
On recommande le test de dépistage du sang dans les selles, qui est très sensible (dépiste presque tous les cancers du colon) mais peu spécifique (si on trouve du sang,, la cause peut-être toute autre). Le meilleur test, quoique plus invasif, est la coloscopie longue. Il s’agit de visionner tout le colon avec l’aide d’un coloscope. Beaucoup de médecins offrent seulement la coloscopie courte (elle ne dépasse pas l’angle splénique) car 40 % de ces cancers touchent le rectum, 60 % le côlon où la localisation principale est le sigmoïde. Le mien faisait partie du 20% qui se situent ailleurs dans le colon!
Par ce geste, j’ai sauvé ma vie.
Sans cette coloscopie longue, dans 15 ans, il y a une chance sur 2 que je me sois retrouvé à l’urgence en obstruction intestinale causée par l'augmentaiton de la tumeur et sa transformation  en adénocarcinome (cancer), avec probablement des métastases hépatiques et autres.
Quelle chance!
prochaine partie - la chirurgie et l'hospitalisation

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