jeudi 23 mai 2013

VOYAGE EN CHINE-DU 29 AVRIL AU 21 MAI 2013


VOYAGE EN CHINE-DU 29 AVRIL AU 21 MAI 2013

Voyage de 23 jours organisé par l’agence Circuit Oriental de Montréal, tout a bien fonctionné. C’était notre premier circuit  organisé de groupe, à part le voyage de randonnée pédestre que nous avons fait en Italie en octobre dernier. Comme nous n’étions que 13 personnes, nous n’avons pu bénéficier d’un accompagnateur, qui nous aurait escorté tout au long du voyage. Mais je me demande ce que cette personne aurait pu faire de plus. Je dois même avouer que les moments passés sans guide étaient plaisants; un peu pour nous rappeler tous nos autres voyages faits sans guide et accompagnateur, on sent un peu de liberté. Il semble que les accompagnateurs sont là pour s’assurer du bien-être des personnes qu’elles accompagnent, comme par exemple, si l’un d’entre nous est malade, l’accompagnateur s’en occupe.



Les guides étaient toujours présents à l’aéroport pour nous accueillir, les autobus étaient toujours au rendez-vous. Les guides nous ont accompagné dans les 4 aéroports où nous avons pris l’avion pour les vols intérieurs et les deux gares pour les deux transferts en TGV. Ceci facilite beaucoup les enregistrements et l'obtention des tickets et cartes d'embarquement, particulièrement dans les gares où toutes les communications orales et écrites sont faites exclusivement en chinois. Leurs connaissances étaient variées, certains étaient avares de commentaires, mais compensaient par un bon sens de l’humour, d’autres étaient de véritables encyclopédies.
Tous les hôtels étaient des 4 ou 5 étoiles selon les standards canadiens. Les seuls reproches que nous pouvons faire à l’organisation sont que la plupart étaient éloignés du centre ville, ce qui nous empêchait de prendre des marches dans des lieux intéressants. À la décharge de l’organisation, nous étions tellement fatigués après ces journées très occupées que les excursions personnelles ont été rares.
La nourriture a été dans l’ensemble très correcte pour la majorité d’entre nous. Certains n’ont jamais pu faire confiance à la qualité de la viande qui nous a été servie tout au long du voyage, ce qui fait que ces personnes ont peu mangé de nourriture chinoise. Après 21 jours de riz, de nouilles chinoises et de tofu, de « dimsum », de poisson, porc, bœuf, poulet, canard et quelque fois, de l’oie assaisonnés de différentes façons en fonction des régions, mais bien souvent toujours relevés à la sauce soya et à l’orange, et toujours servis avec les mêmes légumes : céleri, chou, bok choy, carottes et patates, on doit avouer que nous avions hâte de varier notre nourriture! Les chinois mangent du riz et cette assortiment de nourriture à chacun de leurs repas. Contrairement à notre société, dont l’alimentation a été fortement influencée par l’immigration de plusieurs nationalités, il n’y a pas encore eu d’immigration en Chine. C’est encore un pays passablement fermé sur lui-même.
La Chine est toute une découverte. Les personnes qui ont fait le voyage il y a 10-15 ans ne reconnaîtraient probablement pas les villes qu’elles ont visitées, tellement il y a de construction et d’agrandissements. 
La pollution était au rendez-vous partout, sauf dans les campagnes et sur le Yangsé, quoique en passant devant certaines villes qui donnent sur le fleuve, on pouvait aussi la sentir.
Finalement, on ne peut prétendre découvrir l’âme des chinois en 21 jours, ce serait pure spéculation de notre part. Je crois d'abord que ce peuple est résilient et énergique. Il ne sait pas ce que c’est que l’intimité. Il y avait toujours des milliers de personnes où que nous soyons, et même tard en soirée. Ce n’est pas un peuple galant ni courtois. Les bonnes manières occidentales sont absentes. Ils parlent fort. Mais ils sont gentils, heureux pour la plupart de rencontrer des occidentaux. Les gars du groupe se sentaient comme de véritables « rock star » car de nombreuses chinoises désiraient se faire prendre en photo avec nous, particulièrement ceux avec des cheveux blancs et des yeux bleus. Les Chinois sont littéralement empilés les uns au dessus des autres. Je crois qu’ils sont mieux que sous le régime communiste antérieur. Tous sont en quête de la richesse. Ils ont l’espoir de s’en sortir. C’est d’ailleurs, avec la longévité, l’une des deux aspirations convoitées par les chinois lors de leurs visites aux temples.
« La Chine est un pays qui sait d’où il vient, mais qui ne sait pas où il va ». Cette citation du guide du «National Geographic » résume bien le pays. La Chine c’est un régime communiste totalitaire qui semble décentraliser un peu le pouvoir vers les régions, qui exerce un contrôle serré  de l’information: par exemple, Facebook et Blogger.com, site que j’utilise pour écrire ce blogue, ne sont pas disponibles en Chine, et qui permet à tout un peuple de tenter de s'enrichir, en usant souvent les techniques associées au capitalisme sauvage. Ce communisme d'état et ce capitalisme individuel font bon mélange pour le moment. Un de nos guides nous confiait que chaque chinois porte sur son dos trois montagnes: le logement, l'éducation et la santé. Ils doivent se loger, à des coûts exorbitants, ils doivent payer pour l'éducation de leur enfant unique et payer pour les soins de santé. Curieux paradoxe pour un système communiste. Les logements sont si rares que dans chaque ville où nous sommes passés, on voit des centaines de tours d'habitation en construction. La Chine, c'est un immense chantier de construction!

« La Chine, c’et aussi comme un immeuble de 20 étages dont les 4 premiers seulement sont occupés ». Je ne sais pas comment les autres sociétés, dont la nôtre, pourront résister aux besoins illimités en ressources de ce peuple de 1,3 milliards si jamais ils créent assez de richesse pour satisfaire la majorité des gens, mais on fait mieux de suivre le développement de cette société vraiment étonnante et déconcertante.
Chaque jour, je vous présenterai la description de ce qui fut visité et les commentaires qui y sont associés. Préparez-vous pour un beau voyage très instructif.

samedi 27 avril 2013

LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé - prix Goncourt 2004


LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé - prix Goncourt 2004

Au début du mois d’avril, je vous présentais un auteur que j’ai découvert par hasard, en « fouinant » à la bibliothèque municipale. Je vous parlais de Laurent Gaudé et de l’impression très positive que m’a fait laissée la lecture de son livre : « Les Portes de l’Enfer ». Je vous mentionnais que je m’empresserais de lire le volume qui lui a valu le prix Goncourt en 2004 : « Le Soleil des Scorta ». Eh bien je l’ai lu et quel autre plaisir de lecture j’ai ressenti en prenant connaissance d’un tel chef d’œuvre de précision chirurgicale dans l’utilisation des mots. Je vous lis les premières phrases :
« La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile. Le parfum des collines s’était évanoui. La pierre gémissait de chaleur. Le mois d’août pesait sur le massif du Gargano avec l’assurance d’un seigneur. Il était impossible de croire qu’en ces terres, un jour, il avait pu pleuvoir….. »
On a chaud rien qu’à lire des quelques lignes ; on sue quasiment !! On sait que le livre va se dérouler dans un territoire hostile. Les personnages ne nous sont pas encore présentés et on sait d’avance qu’ils vont avoir chaud et qu’ils vont avoir de la difficulté à vivre dans un tel climat. Quelle belle écriture.

Voici un autre échantillon, vers le milieu du livre:
« Depuis un mois, le soleil tape. Il était impossible que tu partes. Lorsque le soleil règne dans le ciel, à faire claquer les pierres, il n’y a rien à faire. Nous l’aimons trop cette terre. Elle n’offre rien, elle est plus pauvre que nous, mais lorsque le soleil la chauffe, aucun d’entre nous ne peut la quitter. Nous sommes nés du soleil, Élia. Sa chaleur, nous l’avons en nous. D’aussi loin que nos corps se souviennent, il était là, réchauffant nos peaux de nourrissons. Et nous ne cessons de le manger, de le croquer à pleines dents. Il est là, dans les fruits que nous mangeons. Les pêches. Les olives. Les oranges. C’est son parfum. Avec l’huile que nous buvons, il coule dans nos gorges. Il est en nous. Nous sommes les mangeurs du soleil…. »
On voit bien que même si le livre est l’histoire de quatre générations de Scorta dans les Pouilles, le personnage principal, celui qui va influencer tous les autres, c’est le Soleil. Il est toujours présent dans le livre. C’est à se demander s’il fait mieux vivre en hiver que dans un tel climat !!. À remarquer aussi la ponctuation : « Il est là, dans les fruits que nous mangeons. Les pêches. Les olives. Les oranges. C’est son parfum. » Au lieu de la virgule entre chaque fruit, comme presque tout le monde aurait fait, il met un point, pour nous permettre de faire un temps d’arrêt et de  presque gouter aux fruits qu’on imagine juteux.
Roman agréable, bien structuré, concis, qui fait travailler l’imagination. Très beau prix Goncourt. On sait maintenant pourquoi. Dommage qu’ils ne soient pas tous comme lui !

vendredi 5 avril 2013

LA PORTE DES ENFERS, de Laurent Gaude



LA PORTE DES ENFERS, de Laurent Gaude

Quelle joie que de découvrir un nouvel auteur et surtout de tomber sous son charme. On sera surpris que je fus charmé en lisant un livre au titre si « macabre » : « La porte des Enfers ».  On pourrait peut-être penser qu’on doit être en forme psychologique pour lire un tel livre, qu’on ne doit pas être déprimé…et bien non : j’ai non seulement aimé le sujet et l’intrigue, mais surtout le style d’écriture de Laurent Gaudé. Style direct, avec des mots précis, des phrases courtes, bien structurées, qui fait qu’on se délecte dans la lecture de chaque mot de la phrase. J’avais ressenti le même plaisir en lisant l’avant dernier roman de Dany Laferrière – « L’énigme du retour » et le premier roman de Kim Thuy – « Ru ». Vraiment intéressant comme impression. Habituellement, je veux rapidement connaître l’intrigue du livre en lisant rapidement chaque paragraphe. Mais pour ce livre, je me devais de demeurer patient afin de prendre plaisir à lire chaque mot, même si c’a nécessitait une discipline pour ne pas aller plus vite afin de connaître l’intrigue.
J’ai découvert ce livre comme je découvre beaucoup des livres que je lis : en me promenant dans les allées de ma bibliothèque municipale et en  feuilletant les livres au hasard, particulièrement dans les classeurs des livres retournés qui n’ont pas encore été rangés dans leur place originale.
À l’endos du livre, on y mentionne que Laurent Gaudé a gagné le prix Goncourt et le prix Jean-Goino 2004 pour son roman : « Le soleil de Scorta ». Je me méfie des prix Goncourt, car j’ai cessé de les lire après avoir été terrorisé par le style littéraire du Goncourt 2005, le livre  de François Weyergans « Trois jours chez ma mère ». Des phrases interminables avec une logorrhée écrite qui n’en finissait plus !!
L’intrigue se déroule en Italie du Sud. On y lit une description de Naples qui est suave et tellement réaliste, surtout après y être allé cet automne. L’histoire est intéressante : un homme assiste à la mort de son fils de 5 ans dans ses bras, ce dernier ayant été atteint d’une balle perdue lors d’une fusillade en pleine rue de Naples. L’homme se sent évidemment coupable, et sa femme lui demande de le ramener. C’est là que l’originalité du roman prend toute sa place. Il réussit à trouver la Porte des Enfers, y descend, et prend la place de son fils !!! La description des Enfers, vaut à elle seule la lecture du livre. Je ne vous dévoilerai pas le « punch », qui est tout à fait original.
J’aime !!!....je lirai évidemment très prochainement le roman qui lui a permis de gagner le prix Goncourt en 2004.

samedi 3 novembre 2012


LA PENSÉE DE L'EXTRÊME DROITE AMÉRICAINE
8m20sec de video pour vraiment "apprécier" la pensée de l'extrême droite américaine.
Manifestement, il y a beaucoup de personnes qui pensent comme cela aux USA.
Je ne crois pas que même à Calgary, il y a des gens qui osent exprimer ce genre de pensée politique.
Ce video nous fournit une idée du contexte politique américain actuel. Obama doit avoir beaucoup de difficultés à digérer ce genre de personnes, car il doit en rencontrer plusieurs.
On commence alors à avoir un petit mal de cœur!!
Vous pouvez arrêter de visionner le video après 5 minutes, après qu'il ait manifesté sa pensée sur l'éducation. 
 a de la difficulté à croire qu'en 2012, quelqu'un peut encore penser que la culture, c'est quelque chose d'inutile

vendredi 12 octobre 2012

CÔTÉ AMALFITAINE DU 30 septembre au 21 octobre 2012

SORRENTO, du 30 septembre au 8 octobre.
Vol Air Canada Québec-Montréal-Frankfurt-Naples-17 heures
Je n'ai jamais vu autant de monde à l'aéroport de Frankfort. Je me plaignais que notre attente de 4 heures à cet aéroport serait long, mais ce fut une bénédiction!! D'abord aux douanes, une attente minimale de 20 minutes. Puis à la sécurité, un bon 30-40 minutes. Une chance que nous avons eu du temps pour faire la connexion!. 
Autre bonne décision: une amie m'a mentionné qu'on pouvait réserver des taxis privés dans les principaux aéroports du monde. J'avais d'abord planifié prendre un taxi napolitain de l'aéroport jusqu'à la gare pour prendre le Circumvesiana. Tout ceci en sachant que je devrais négocier le prix de la course avec le chauffeur de taxi napolitain! J'ai donc réservé sur le site "aeroportstaxitransfers.com". J'ai réservé mon taxi la veille et j'ai reçu la confirmation quelque 3 heures après. Pour 75 Euros. Et laissez moi vois dire que c'a valait les 75€!! D'abord en arrivant, le chauffeur tenait une pancarte avec mon nom écrit dessus. Il nous prend en charge. En sortant, j'aperçois les taxis napolitains minuscules et sales. Après 17 heures de vol, il est 8 hres du matin, pas dormi, etc...le chauffeur nous demande même le numéro de la personne que nous devons rencontrer pour prendre possession de l'appartement, autre service très apprécié. Et conduite prudente d'1 heure jusqu'à la porte de notre appartement où nous attendait Vittorio qui nous présentait l'appartement qui nous était réservé. Après avoir pris le Circumvesuviana à deux reprises, je puis vous assurer que le 75€ était encore mieux depensé. Dans ce train, il n'y a pas de place pour les valises. Le train est bondé, sale et il prend 1 1/2hres pour faire le trajet Naples-Sorrento. Que d'énergie sauvée!!

Le premier constat lors de la découverte de l'appartement et qu'il est propre et bien équipé, mais il manque un salon. Mais c'est le bruit de la rue qui est infernal. Vous savez, les motos pullulent en Italie et beaucoup font un bruit de rasoir, à cause de leur moteur deux temps. Notre appartement est situé le long de la rue la plus passante de Sorrento, immédiatement derrière la gare. Évidemment la localisation est parfaite, mais le bruit est trop présent. J'ai dû dormir avec des bouchons dans lesoreilles toute la semaine. On remarque le silence lorsqu'on est en un endroit où on le trouve. Liette et moi nous promettions de passer un week end au Mont Sainte Anne en revenant!!

Sorrento est vraiment l'endroit idéal pour demeurer si on veut explorer la péninsule du meme nom, Naples, Herculaneum, Pompei, Capri, etc...nous allons demeurer à Ravello la semaine prochaine, c'est pourquoi cette ville est une plaque tournante parfaite.

Les paysages le long de la côté sont à couper le souffle. Des falaises escarpées sur lesquelles sont construits des hôtels magnifiques, la mer en avant et les Appenins derrière. On aperçoit de notre appartement la baie de Naples, le Vesuve, Capri, etc..

Première journée, découverte de Sorrento.
Lendemain, Capri par le bateau. Un peu décevant. J'ai mieux aimé Anacapri. On monte au haut de la montagne par une chaise individuelle et on peut admirer toute la côté Amalfitaine d'un côté, la péninsule de Sorrento et la baie de Naples et de Sorrento de l'autre. Vraiment un paysage époustouflant. L'utilisation de l'autobus municipal vaut la peine d'être tenté, vraiment toute une expérience! Grimper tout en haut dans la route en lacet, avec les mobylettes qui dépassent dans les courbes!! J'ai vu Naples et je ne suis pas mort. Lorsqu'on a sorti le dicton "Voir Naples et mourir", la ville devait être plus belle que cela!

Le surlendemain, visite d'Herculaneum par le Circumvesuviana. Très long trajet en train. Je crois que la visite de ce site archéologique avant celui de Pompei vaut la peine, car il est beaucoup plus petit, et, l'éruption volcanique n'ayant pas eu les mêmes effets qu'à Pompei, les volumes des pieces sont conservés. On peut admirer le contenu des maisons, les fresques et même certaines pièces de bois sont demeurées.

Le 5, visite de Santa Agatha par autobus SITA, vue impressionnante de toute la baie d'un petit monastère appelé El Recipio. Puis marche pour découvrir la partie sud de Sorrento, la Marina Grande. On croirait un village complètement différent de la ville de Sorrento. Ici, on peut manger du poisson!! En revenant, on passe devant une école de langue qui est localisée dans un ancien couvent. Liette prend des notes!

Le 6, visite de Pompei. Vaut vraiment le déplacement. Assez impressionnant de voir ce qu'ils ont fait avec une ville complètement ensevelie. On est sidéré par l'ampleur qu'avaient certaines maisons. Il y avait beaucoup de richesse ici. J'ai aussi été touché par le plan d'urbanisation, avec des endroits pour les commerces, les temples, les parcs, le forum, etc... On a l'impression qu'ils savaient où ils allaient. 

Nous avons pris tous les dejeuners et  tous les soupers à l'appartement.  Nous avons très bien mangé et bien bu. Côtelette de veau avec pâtes au pesto arrosé d'un Brunello!! C'a bat n'importe quel Resto. Bifsteak sur lit de roquette et tomates avec Parmesan, arrosé d'un Rosso de Montepulciano. Des délices

jeudi 30 août 2012

QUI SÈME LE MÉPRIS RÉCOLTE LA HAINE

J'ai eu la permission de reproduire cette opinion d'un bon ami, le Dr Jacques Frenette, concernant la proposition de la Coalition Avenir Québec sur la santé. Ce groupe politique promet 1 médecin de famille par personne au Québec 1 an après son élection au pouvoir.
Cette opinion a paru dans la version du journal Le Devoir du 29 août 2012.
J'entérine cette opinion. Ce regroupement politique vit avec la pensée magique dans plusieurs secteurs de l'économie québécoise. C'est l'approche "scie-à-la-chaîne" qui prédomine. Ce n'est certes pas dans notre culture québécoise. Si 200$ d'augmentation de frais de scolarité ont pu entraîner la société québécoise dans une crise sociale sans précédent, imaginez lorsque le programme de la caq va être implanté!


"Le Dr Barrette risque fort d'être impuissant!

Le choix de M. François Legault d'annoncer en début de campagne qu'il a l'intention de confier au Dr Gaétan Barrette les dossiers de la Santé, en particulier de trouver un médecin de famille dans l'année me fait douter du jugement de M. Legault.

À mon avis, M. Barrette est le pire candidat pour demander aux médecins omnipraticiens, jeunes ou âgés, d'en faire un peu ou beaucoup plus. Comme médecin de famille et médecin d'urgence, j'ai senti du mépris et de l'arrogance de sa part à maintes reprises dans ses déclarations et dans les publicités payées à grands frais par les membres de son syndicat. D'ailleurs plusieurs collègues spécialistes m'ont fait part de leur malaise et  m'ont transmis leurs excuses au sujet des propos de leur président.

Il me semble que pour M. Legault et M. Barrette, la seule façon de faire bouger quelqu'un qui s'est senti méprisé est la force. Rappelons nous que  M. Legault, alors ministre de la Santé, a déjà envoyé un huissier chez un médecin d'urgence de Québec pour qu'il fasse une garde au Saguenay. Les crises des urgences de  Jonquière et de Shawinigan, n'ont pas été réglées par la force. La coercition et l'intimidation ne pourront certainement pas donner à tous les québécois l'accès à un médecin de famille dans la prochaine année.

Le Dr Bolduc et éventuellement le Dr Hébert, peuvent continuer le travail fait au cours des dernières années pour faciliter l'accès aux soins de première ligne en collaborant avec le Collège Québécois des médecins de famille, la FMOQ et les universités. Depuis quelques années, de plus en plus de gradués des quatre facultés de médecine du Québec choisissent la médecine familiale et la médecine d'urgence comme carrière.

En exigeant la garantie  de pouvoir reprendre sa place de président de la fédération des médecins spécialistes, advenant un échec comme candidat ou comme ministre,
M. Barrette montre un symptôme qui conduit souvent à l'impuissance: l'anxiété de performance. Je vous laisse imaginer quelles seront ses relations avec le prochain ministre de la Santé du Québec."

présentation:

Dr Jacques Frenette, médecin de famille en pré-retraite, est membre actif à l'UMF Laval du CSSS de la Vieille Capitale. Il a travaillé 33 ans à l'urgence de l'hôpital Laval. Professeur titulaire au département de médecine familiale de l'Université Laval jusqu'en septembre 2011, il a fait plusieurs présentations et publications sur les thèmes des relations médecin-malade, des relations enseignant-enseigné, de l'évaluation des programmes de formation médicale et sur le développement de l'enseignement médical en région. Expert pour le CMQ et pour l'ACPM, il a été consulté dans plusieurs dossiers de discipline et de responsabilité médicale.

vendredi 24 août 2012


13 JUIN - AGADIR MAROC - VISITE DE TAROUDAN
Pour un choc des cultures, c'est tout un choc!!
Comment retrouver une civilisation si différente à seulement 60 km des côtes de l'Espagne?
D'abord la géographie ressemble à celle de Lanzarote; très peu de végétation sur un sol beige poussiéreux. Pas que la situation géologique fut la même évidemment, mais la désolation. Puis, ce sont les gens et la pauvreté. Je ne m'attendais pas à retrouver tant de pauvreté au Maroc. Le guide n'y a pas fait allusion, mais lorsqu'on quitte AGADIR, avec ses constructions multiples le long de l'avenue Mohamed, et qu'on arrive à Taroudan, c'est la qu'on constate cette pauvreté qui se manifeste d'abord par la saleté qu'on retrouve partout: énormément de déchets de plastique, bouteilles et sacs qui inondent les bordures de terrain. Il n'y a pas d'aménagement paysager le long des routes, dans les ronds points, ou sur les terrains des gens. On sait qu'on est dans un pays sous développé.
Les immeubles d'Agadir sont bas, blancs, certains beiges et un peu de rouge. Beaucoup de construction de maisons modernes, avec des fenêtres, car la maison marocaine ancienne ne comportait pas de fenêtres. Il y avait une cour intérieure, mais pas de fenêtres. Près de Taroudan, on note la présence de maisons non finies, comme au Caire. Les tiges métalliques sortent du toit, comme pour indiquer que la maison n'est pas encore terminée. Y aurait-il, comme au Caire, une absence de taxes municipales lorsque la maison n'est pas terminée. Mais elles sont habitées.
Ensuite, c'est la présence des hommes partout où il y a quelque chose à vendre. Les femmes n'ont que des rôles d'acheteuse. Dans les cafés, ce ne sont que des hommes. D'ailleurs, on y note une absence d’alcool, ce n'est que du thé à la menthe.
Les femmes sont toutes habillées de djellabas, certaines sont magnifiques. La robe djellaba n’est pas un symbole religieux. C'est la façon dont les hommes et les femmes marocaines s'habillent. Certaines sont voilées, et peu sont toutes de noir vêtue ou portent la burka. Nous n’avons vu qu’une femme toute vêtue de noir, et même sans trous pour les yeux!!.
Finalement, c'est une drôle de sensation que de marcher en groupe de 25 dans les rues de Taroudan suivant un guide, dans un pays si pauvre. Les gens ne sont pas si entichés que c'a de te voir; on se sent regardé, et presque personne te sourit. J'ai vraiment eu l'impression d'être dans un aquarium, observé par les humains.

AGADIR, c'a veut dire "grenier"- car on y a vu beaucoup d'agriculture, le long de la route menant à Taroudan. Du maïs, des bananes, des oranges: il y en avait partout.
Le long de la route, on voit des km² d'arbres qu'on appelle des Argans, et à partir des olives desquelles on fabrique une huile qui aurait des propriétés particulières, dont celle de diminuer le cholestérol. 

Comme toute bonne destination touristique, le long de la route, par hasard (sic !!), on retrouve un berger avec une dizaine de chèvres, dont 4-5 sont dans l'arbre. Quelle belle opportunité de photo!!, mais on l'a vu quand même. Ces arbres sont uniques à la région et requièrent évidemment très peu d'eau. Car il y a sécheresse dans la région depuis 6 ans. Les fermiers doivent maintenant aller chercher l’eau par des puis de plus de 250m de profond. La nappe phréatique est de plus en plus profonde.
Cette région est une région Berbère, et non maure. Les berbères préfèrent se faire appeler 'Imazir" ou personne libre. Le nom berbère vient des romains qui les considéraient comme « barbares ». On peut comprendre que les berbères n'aiment pas se faire appeler ainsi. Ils parlent le "Tamazir" qui est devenue une des langues officielles du Maroc, avec l'arabe.

Nous prenons le thé dans l'ancien palais du gouverneur, qui est maintenant devenu un hôtel appelé Hôtel Palais Salam. Un peu laissé à lui même, ceci nous permet cependant de mieux apprécier l'intérieur de ces anciens palais. On peut apprécier comment les marocains qui ont les moyens ont su créer des jardins magnifiques. On prend le thé â la menthe, mais je le trouve trop sucré. 

Dans la médina de Taroudan, on ne voit que de la pauvreté, entre autre  des gens qui doivent être à la limite de la survie. Les autos sont toutes très vieilles et sales, les vélos aussi. C'est sale, point. Beaucoup de poussière. On se fait presque harceler par les marchands, à l'endroit ou notre guide nous à laissé pour faire des achats. Je ne me sens pas près de marchander ici. 

Puis, on va dans une coopérative appelée Roudana Taganet, où nous pouvons acheter des produits à base d'huile d'Argan. Je me procure une crème de visage à l'amande. Retour vers le bateau.
Note – cette crème s’avèrera médiocre et de plus, elle sent les amandes.