dimanche 26 mai 2013

JOUR 1 ET 2 DE 23 - 29 AVRIL-1ier MAI – TRANSPORT QUÉBEC – BEIJING via -TORONTO-SHANGHAI, et première journée à BEIJING (1ier mai matin)


29 AVRIL-1ier MAI TRANSPORT QUÉBEC BEIJING via -TORONTO-SHANGHAI, et première journée à BEIJING (am)

Voyage en classe affaire Toronto-Beijing, acheté avec les points Aéroplan. Nous avons pu dormir 7 heures sur les 28 heures qua duré le voyage. Une longue attente de 5 heures à Shanghai, contrainte associée aux voyages réservés par Aéroplan. Il est très rare quon puisse acheter des billets avec les points Aéroplan pour un vol direct vers la destination de notre choix. Il y a toujours des transferts.

Ligne aérienne Air China pour le tronçon Shanghai-Beijing. Avec un léger retard et un problème avec la localisation du carrousel, parce que nous n’avons pas compris les consignes mentionnées dans lavion, nous sommes sortis de laéroport vers 2h00. Heureusement, le chauffeur qu'on nous avait promis était là!!! Arrivée à l'hôtel à 2h30, complètement repus. Ca commence bien !

Rencontre du groupe à 8h30. Bonne première impression, qui se confirmera tout le long du voyage. Déjeuner très copieux â l'hôtel BTG-Jianguo. Il y a un déjeuner pour les chinois, composé essentiellement de mets quon retrouve dans la cuisine chinoise et un déjeuner à loccidentale, avec les fruits, céréales, œufs, omelettes, jambon, bacon, etc Lhôtel est très luxueux, mais est situé très loin de la place Tien An Men. Lenvironnement immédiat de lhôtel est impersonnel et très achalandé. Les membres du groupe apprennent très vite que la traversée des rues à Beijing se fait au péril de leur vie. Les autos ont véritablement priorité sur les piétons, les vélos et les motos.
Rencontre de la guide, Mme Wang, ricaneuse, qui parle bien le français. Au cours des trois jours à Beijing, nous bénéficierons d'un cours accéléré de chinois. À la fin de la description de cette journée, je rappellerai quelques mots que nous avons appris et que nous avons «torturés » tout au long du voyage.

La Chine ne vit plus, comme le dit si bien le guide du "National Geographic", « L'utopie marxiste dans laquelle tous les hommes doivent servir la cause du bien commun sans rechercher le profit personnel". On peut dire, au premier coup d'œil, que nous faisons face à un capitalisme effréné où chacun doit s'enrichir, comme le disait si bien Deng Xiaoping, le président chinois qui a lancé la « reforme » en 1986.

En avant-midi, visite de la célèbre place Tien an Men (« Place de la paix céleste ») et de la «Cité interdite » en compagnie des centaines de milliers de chinois qui sont en congé à cause de la fête des travailleurs!! Incroyable de voir autant de monde dans une seule place. La ligne pour aller visiter le mausolée de Mao est étonnamment longue. Une chance que nous sommes accompagnés d'une guide. Elle porte un drapeau jaune décoré d'un dragon rouge que nous suivons aveuglément dans la foule. Les bâtiments situés tout autour de la place sont beaux, mais la foule nous empêche de vraiment dapprécier la grandeur des lieux, tout comme la cité interdite. On peut cependant y apercevoir le Musée National Chinois, et le Palais du Peuple, site où se réunit lassemblée législative chinoise.

La Cité Interdite a servi de résidence à 24 empereurs durant presque 500 ans, jusqu’à labdication du dernier empereur; « Pu Yi », en 1911. C’était vraiment le lieu de pouvoir de la Chine. 







On  accède à la cour extérieure de la Cité en passant par la « Porte de la Paix Céleste », au dessus de laquelle se trouve le célèbre portrait de Mao. Cest au dessus de cette porte que Mao a proclamé la fondation de la République populaire de Chine en 1949. Nous nous engouffrons littéralement, avec les milliers de chinois qui nous entourent, dans le couloir qui mène à la cour extérieure. 




Puis, nous entrons dans la Cité Interdite elle-même en passant par la porte du midi. Cette cour immense dans laquelle on retrouve les cinq ponts qui enjambent la rivière dor, était entourée des bâtiments où logeaient et travaillaient les fonctionnaires au service de lempereur. 

Dans la deuxième cour, on retrouve le célèbre escalier par où on montait et descendait lempereur après sa visite du « Palais de lharmonie suprême »


Dans les deux premières cours de la cité interdite, on ne voit pas d'arbres. 
Ce n'est que rendu dans la troisième cour qu'on voit finalement des arbres. À croire que l'empereur, ou plutôt ceux qui travaillaient pour lui, n'avaient pas droit aux arbres. Ç'a donne une drôle d'impression, surtout lorsqu'on compare aux palais européens où les jardins prennent tellement de place. Mais on nous dit que pour admirer les jardins, il faudra aller à son palais d'été, que nous visiterons dans deux jours. Le jardin de la troisième cour est cependant assez intéressant.






 En sortant de la « Cité Interdite », on longe la rivière qui entoure une partie de la Cité impériale. On peut voir deux couples de jeunes mariés, dont une jeune mariée très jolie, et beaucoup de jeunes enfants chinois. À lextérieur du tumulte de la place Tien An Men, on remarque plus les chinois, ils sont assis ou marchent lentement, sont en famille, facilitant ainsi lobservation de leur comportement et leur physionomie. À lintérieur de la place, on ne pensait qu’à suivre la guide !  (suite de la journée prochain blogue) Le quartier « 978 », et le « Temple du ciel »

jeudi 23 mai 2013

VOYAGE EN CHINE-DU 29 AVRIL AU 21 MAI 2013


VOYAGE EN CHINE-DU 29 AVRIL AU 21 MAI 2013

Voyage de 23 jours organisé par lagence Circuit Oriental de Montréal, tout a bien fonctionné. C’était notre premier circuit  organisé de groupe, à part le voyage de randonnée pédestre que nous avons fait en Italie en octobre dernier. Comme nous n’étions que 13 personnes, nous navons pu bénéficier dun accompagnateur, qui nous aurait escorté tout au long du voyage. Mais je me demande ce que cette personne aurait pu faire de plus. Je dois même avouer que les moments passés sans guide étaient plaisants; un peu pour nous rappeler tous nos autres voyages faits sans guide et accompagnateur, on sent un peu de liberté. Il semble que les accompagnateurs sont là pour sassurer du bien-être des personnes quelles accompagnent, comme par exemple, si lun dentre nous est malade, laccompagnateur sen occupe.



Les guides étaient toujours présents à laéroport pour nous accueillir, les autobus étaient toujours au rendez-vous. Les guides nous ont accompagné dans les 4 aéroports où nous avons pris lavion pour les vols intérieurs et les deux gares pour les deux transferts en TGV. Ceci facilite beaucoup les enregistrements et l'obtention des tickets et cartes d'embarquement, particulièrement dans les gares où toutes les communications orales et écrites sont faites exclusivement en chinois. Leurs connaissances étaient variées, certains étaient avares de commentaires, mais compensaient par un bon sens de lhumour, dautres étaient de véritables encyclopédies.
Tous les hôtels étaient des 4 ou 5 étoiles selon les standards canadiens. Les seuls reproches que nous pouvons faire à lorganisation sont que la plupart étaient éloignés du centre ville, ce qui nous empêchait de prendre des marches dans des lieux intéressants. À la décharge de lorganisation, nous étions tellement fatigués après ces journées très occupées que les excursions personnelles ont été rares.
La nourriture a été dans lensemble très correcte pour la majorité dentre nous. Certains nont jamais pu faire confiance à la qualité de la viande qui nous a été servie tout au long du voyage, ce qui fait que ces personnes ont peu mangé de nourriture chinoise. Après 21 jours de riz, de nouilles chinoises et de tofu, de « dimsum », de poisson, porc, bœuf, poulet, canard et quelque fois, de loie assaisonnés de différentes façons en fonction des régions, mais bien souvent toujours relevés à la sauce soya et à lorange, et toujours servis avec les mêmes légumes : céleri, chou, bok choy, carottes et patates, on doit avouer que nous avions hâte de varier notre nourriture! Les chinois mangent du riz et cette assortiment de nourriture à chacun de leurs repas. Contrairement à notre société, dont lalimentation a été fortement influencée par limmigration de plusieurs nationalités, il ny a pas encore eu dimmigration en Chine. Cest encore un pays passablement fermé sur lui-même.
La Chine est toute une découverte. Les personnes qui ont fait le voyage il y a 10-15 ans ne reconnaîtraient probablement pas les villes quelles ont visitées, tellement il y a de construction et dagrandissements. 
La pollution était au rendez-vous partout, sauf dans les campagnes et sur le Yangsé, quoique en passant devant certaines villes qui donnent sur le fleuve, on pouvait aussi la sentir.
Finalement, on ne peut prétendre découvrir l’âme des chinois en 21 jours, ce serait pure spéculation de notre part. Je crois d'abord que ce peuple est résilient et énergique. Il ne sait pas ce que cest que lintimité. Il y avait toujours des milliers de personnes où que nous soyons, et même tard en soirée. Ce nest pas un peuple galant ni courtois. Les bonnes manières occidentales sont absentes. Ils parlent fort. Mais ils sont gentils, heureux pour la plupart de rencontrer des occidentaux. Les gars du groupe se sentaient comme de véritables « rock star » car de nombreuses chinoises désiraient se faire prendre en photo avec nous, particulièrement ceux avec des cheveux blancs et des yeux bleus. Les Chinois sont littéralement empilés les uns au dessus des autres. Je crois quils sont mieux que sous le régime communiste antérieur. Tous sont en quête de la richesse. Ils ont lespoir de sen sortir. Cest dailleurs, avec la longévité, lune des deux aspirations convoitées par les chinois lors de leurs visites aux temples.
« La Chine est un pays qui sait doù il vient, mais qui ne sait pas où il va ». Cette citation du guide du «National Geographic » résume bien le pays. La Chine cest un régime communiste totalitaire qui semble décentraliser un peu le pouvoir vers les régions, qui exerce un contrôle serré  de linformation: par exemple, Facebook et Blogger.com, site que jutilise pour écrire ce blogue, ne sont pas disponibles en Chine, et qui permet à tout un peuple de tenter de s'enrichir, en usant souvent les techniques associées au capitalisme sauvage. Ce communisme d'état et ce capitalisme individuel font bon mélange pour le moment. Un de nos guides nous confiait que chaque chinois porte sur son dos trois montagnes: le logement, l'éducation et la santé. Ils doivent se loger, à des coûts exorbitants, ils doivent payer pour l'éducation de leur enfant unique et payer pour les soins de santé. Curieux paradoxe pour un système communiste. Les logements sont si rares que dans chaque ville où nous sommes passés, on voit des centaines de tours d'habitation en construction. La Chine, c'est un immense chantier de construction!

« La Chine, cet aussi comme un immeuble de 20 étages dont les 4 premiers seulement sont occupés ». Je ne sais pas comment les autres sociétés, dont la nôtre, pourront résister aux besoins illimités en ressources de ce peuple de 1,3 milliards si jamais ils créent assez de richesse pour satisfaire la majorité des gens, mais on fait mieux de suivre le développement de cette société vraiment étonnante et déconcertante.
Chaque jour, je vous présenterai la description de ce qui fut visité et les commentaires qui y sont associés. Préparez-vous pour un beau voyage très instructif.

samedi 27 avril 2013

LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé - prix Goncourt 2004


LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé - prix Goncourt 2004

Au début du mois d’avril, je vous présentais un auteur que j’ai découvert par hasard, en « fouinant » à la bibliothèque municipale. Je vous parlais de Laurent Gaudé et de l’impression très positive que m’a fait laissée la lecture de son livre : « Les Portes de l’Enfer ». Je vous mentionnais que je m’empresserais de lire le volume qui lui a valu le prix Goncourt en 2004 : « Le Soleil des Scorta ». Eh bien je l’ai lu et quel autre plaisir de lecture j’ai ressenti en prenant connaissance d’un tel chef d’œuvre de précision chirurgicale dans l’utilisation des mots. Je vous lis les premières phrases :
« La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile. Le parfum des collines s’était évanoui. La pierre gémissait de chaleur. Le mois d’août pesait sur le massif du Gargano avec l’assurance d’un seigneur. Il était impossible de croire qu’en ces terres, un jour, il avait pu pleuvoir….. »
On a chaud rien qu’à lire des quelques lignes ; on sue quasiment !! On sait que le livre va se dérouler dans un territoire hostile. Les personnages ne nous sont pas encore présentés et on sait d’avance qu’ils vont avoir chaud et qu’ils vont avoir de la difficulté à vivre dans un tel climat. Quelle belle écriture.

Voici un autre échantillon, vers le milieu du livre:
« Depuis un mois, le soleil tape. Il était impossible que tu partes. Lorsque le soleil règne dans le ciel, à faire claquer les pierres, il n’y a rien à faire. Nous l’aimons trop cette terre. Elle n’offre rien, elle est plus pauvre que nous, mais lorsque le soleil la chauffe, aucun d’entre nous ne peut la quitter. Nous sommes nés du soleil, Élia. Sa chaleur, nous l’avons en nous. D’aussi loin que nos corps se souviennent, il était là, réchauffant nos peaux de nourrissons. Et nous ne cessons de le manger, de le croquer à pleines dents. Il est là, dans les fruits que nous mangeons. Les pêches. Les olives. Les oranges. C’est son parfum. Avec l’huile que nous buvons, il coule dans nos gorges. Il est en nous. Nous sommes les mangeurs du soleil…. »
On voit bien que même si le livre est l’histoire de quatre générations de Scorta dans les Pouilles, le personnage principal, celui qui va influencer tous les autres, c’est le Soleil. Il est toujours présent dans le livre. C’est à se demander s’il fait mieux vivre en hiver que dans un tel climat !!. À remarquer aussi la ponctuation : « Il est là, dans les fruits que nous mangeons. Les pêches. Les olives. Les oranges. C’est son parfum. » Au lieu de la virgule entre chaque fruit, comme presque tout le monde aurait fait, il met un point, pour nous permettre de faire un temps d’arrêt et de  presque gouter aux fruits qu’on imagine juteux.
Roman agréable, bien structuré, concis, qui fait travailler l’imagination. Très beau prix Goncourt. On sait maintenant pourquoi. Dommage qu’ils ne soient pas tous comme lui !

vendredi 5 avril 2013

LA PORTE DES ENFERS, de Laurent Gaude



LA PORTE DES ENFERS, de Laurent Gaude

Quelle joie que de découvrir un nouvel auteur et surtout de tomber sous son charme. On sera surpris que je fus charmé en lisant un livre au titre si « macabre » : « La porte des Enfers ».  On pourrait peut-être penser qu’on doit être en forme psychologique pour lire un tel livre, qu’on ne doit pas être déprimé…et bien non : j’ai non seulement aimé le sujet et l’intrigue, mais surtout le style d’écriture de Laurent Gaudé. Style direct, avec des mots précis, des phrases courtes, bien structurées, qui fait qu’on se délecte dans la lecture de chaque mot de la phrase. J’avais ressenti le même plaisir en lisant l’avant dernier roman de Dany Laferrière – « L’énigme du retour » et le premier roman de Kim Thuy – « Ru ». Vraiment intéressant comme impression. Habituellement, je veux rapidement connaître l’intrigue du livre en lisant rapidement chaque paragraphe. Mais pour ce livre, je me devais de demeurer patient afin de prendre plaisir à lire chaque mot, même si c’a nécessitait une discipline pour ne pas aller plus vite afin de connaître l’intrigue.
J’ai découvert ce livre comme je découvre beaucoup des livres que je lis : en me promenant dans les allées de ma bibliothèque municipale et en  feuilletant les livres au hasard, particulièrement dans les classeurs des livres retournés qui n’ont pas encore été rangés dans leur place originale.
À l’endos du livre, on y mentionne que Laurent Gaudé a gagné le prix Goncourt et le prix Jean-Goino 2004 pour son roman : « Le soleil de Scorta ». Je me méfie des prix Goncourt, car j’ai cessé de les lire après avoir été terrorisé par le style littéraire du Goncourt 2005, le livre  de François Weyergans « Trois jours chez ma mère ». Des phrases interminables avec une logorrhée écrite qui n’en finissait plus !!
L’intrigue se déroule en Italie du Sud. On y lit une description de Naples qui est suave et tellement réaliste, surtout après y être allé cet automne. L’histoire est intéressante : un homme assiste à la mort de son fils de 5 ans dans ses bras, ce dernier ayant été atteint d’une balle perdue lors d’une fusillade en pleine rue de Naples. L’homme se sent évidemment coupable, et sa femme lui demande de le ramener. C’est là que l’originalité du roman prend toute sa place. Il réussit à trouver la Porte des Enfers, y descend, et prend la place de son fils !!! La description des Enfers, vaut à elle seule la lecture du livre. Je ne vous dévoilerai pas le « punch », qui est tout à fait original.
J’aime !!!....je lirai évidemment très prochainement le roman qui lui a permis de gagner le prix Goncourt en 2004.