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lundi 27 mai 2013

JOUR 3 DE 23 - 1ier MAI - APRÈS-MIDI-BEIJING


Premier lunch dans un restaurant chinois. On découvre la nourriture que nous mangerons durant tout le voyage, avec quelques variantes en fonction des régions. Les mets sont servis sur un sert plat rond en verre qu’on peut tourner afin de placer le plat de nourriture qu’on désire manger en face de soi, facilitant ainsi le service. Je crois qu’on appelle ce type de table « Lazy Susan » ici. On nous sert d'abord le thé, puis un verre de bière ou de boisson gazeuse. Suivent l’éternel plat de riz blanc et un premier plat de légume. Se succèdent de 5-7 plats de légumes, viandes et tofus, tous apprêtés différemment. Tout au long du voyage, le dessert sera constitué de tranches de melon d'eau ou d’oranges. Les chinois n’ont probablement pas la « dent sucrée ». Même dans les épiceries que nous visiterons, la section friandise est très peu développée.


On débute l’après midi du 1ier mai, par la visite du quartier "798", ancien quartier industriel d’électronique converti en ateliers d'artistes. Je crois que nous sommes trop fatigués pour vraiment apprécier l'endroit et les œuvres d'art qui s'y trouvent. On apprend que la visite de cet endroit devait se faire le lendemain. Comme c'est la fête du travail, et que la ville est remplie de visiteurs chinois, la guide a décidé de venir ici car l’endroit est moins populaire auprès des gens.




Puis, on se rend au « Temple du Ciel ». Il y a toujours autant de monde, mais un peu moins qu’à la « Place Tien An Men ». Ce temple a été complété à la fin de la dynastie Ming. L'empereur venait dans ce temple uniquement au solstice d’hiver. C’était pour « prier » le ciel et ses ancêtres, et leur offrir des sacrifices, afin de s’assurer que les récoltes seraient abondantes. L’empereur, en tant que fils du Ciel, pouvait intercéder avec les Dieux et ainsi rassurer le peuple que la saison des moissons serait abondante. Ce temple et le complexe des bâtiments qui le constitue, étaient inaccessibles au peuple. Ces magnifiques bâtiments ne servaient donc qu'à entreposer les différents meubles, statues et bibelots qui étaient déposés sur la plate forme de marbre. 

Cette plate forme était composée de trois plateaux circulaires concentriques, dont la plus grande mesurait plus de 90m de diamètre. Dans l’imagerie chinoise, le ciel est rond, et la terre est carrée. L’empereur a donc fait construite trois plateaux de pierre circulaires concentriques. Sur le troisième, on retrouve un petit cercle de pierre d’à peine 1 mètre de diamètre, surélevé d'à peine 5-6 cm, sur lequel l'empereur siégeait. Aujourd’hui, tout le monde veut se placer sur ce cercle pour y faire un souhait qui devrait être exaucé. C'est le seul temple rond à Beijing. 










À la sortie, on découvre un magnifique petit jardin, avec les arbres couleur jaune qu'on retrouve habituellement au printemps seulement, ce vert "tendre" qu'on retrouve aussi au Québec.
Souper assez de bonne heure dans un autre restaurant chinois, puis, avec les quelques onces d'énergie qui nous restent, on assiste à l'opéra de Pékin. J'en ai dormi quelques minutes, mais je dois admettre que je me suis forcé pour regarder car, étonnamment, c'est bon!! Ce n’est pas un « Opéra » occidental ; les chants y sont presque absents. C’est un mélange de théâtre, de chants, de danse et d'acrobatie. Beaucoup de souplesse et d'habileté de la part des 4 personnages qui jouent cet « Opéra », tous habillés et maquillés de façon très élaborée, et même de façon spectaculaire. Quoique très touristique, le spectacle en vaut la peine.
Retour à l'hôtel complètement vidé. Malheureusement, l'air climatisé ne fonctionne pas dans la chambre, il fait 27'C. Il semblerait qu’à Beijing, du moins dans cet hôtel, on n’ouvre la climatisation qu’à compter d’une certaine date. On demande d'ouvrir les fenêtres, ce qui aide un peu. Mais avec une telle fatigue accumulée, le sommeil vient rapidement.
On sait maintenant l’impact que le trafic de Beijing exercera sur l’organisation de notre temps à Beijing et dans certaines autres villes chinoises. Le trafic est partout, on ne peut l'éviter. Le temps de transport entre les différents sites à visiter sera la vraie contrainte du voyage. À Beijing, le trafic est si dense que nous ne retournons pas à l’hôtel pour se changer ou pour prendre une douche avant d’aller au restaurant ou au spectacle. Sinon, on perdrait encore plus de temps. Le chauffeur semble très bien connaître la ville. Heureusement, les gens n'utilisent pas beaucoup les klaxons; sans c'a, ce serait chaotique au niveau du bruit, car le chaos atmosphérique, ici, c'est le smog. Mes poumons doivent déjà commencer à se demander le nom de ce qui entre dans mes alvéoles pulmonaires. Elles ne sont vraiment pas habituées à ce genre de molécules. J'ai aussi l'impression que je goute la poussière, qui elle aussi, est omniprésente. On la voit sur presque toutes les automobiles. On ne verra jamais le soleil de ces 4 jours à Beijing, même si le temps est ensoleillé!
Autre surprise, dans les zones touristiques, et même le long des routes et dans la ville, pas de papiers à terre, c'est propre. Les chiens sont rares car il n'est permis de les sortir qu'avant 7 heures et après 19h00.
Quant aux autos, c'est la aussi une découverte. Les principales autos sont des VW, des Audis, et des Pontiac!! Comme dit ma conjointe, en créant de la richesse, qui permet d'acheter des autos, ils ont créé un monstre. Ils n'auront jamais assez de routes pour accommoder toutes ces autos.



dimanche 26 mai 2013

JOUR 1 ET 2 DE 23 - 29 AVRIL-1ier MAI – TRANSPORT QUÉBEC – BEIJING via -TORONTO-SHANGHAI, et première journée à BEIJING (1ier mai matin)


29 AVRIL-1ier MAI – TRANSPORT QUÉBEC – BEIJING via -TORONTO-SHANGHAI, et première journée à BEIJING (am)

Voyage en classe affaire Toronto-Beijing, acheté avec les points Aéroplan. Nous avons pu dormir 7 heures sur les 28 heures qu’a duré le voyage. Une longue attente de 5 heures à Shanghai, contrainte associée aux voyages réservés par Aéroplan. Il est très rare qu’on puisse acheter des billets avec les points Aéroplan pour un vol direct vers la destination de notre choix. Il y a toujours des transferts.

Ligne aérienne Air China pour le tronçon Shanghai-Beijing. Avec un léger retard et un problème avec la localisation du carrousel, parce que nous n’avons pas compris les consignes mentionnées dans l’avion, nous sommes sortis de l’aéroport vers 2h00. Heureusement, le chauffeur qu'on nous avait promis était là!!! Arrivée à l'hôtel à 2h30, complètement repus. C’a commence bien !

Rencontre du groupe à 8h30. Bonne première impression, qui se confirmera tout le long du voyage. Déjeuner très copieux â l'hôtel BTG-Jianguo. Il y a un déjeuner pour les chinois, composé essentiellement de mets qu’on retrouve dans la cuisine chinoise et un déjeuner à l’occidentale, avec les fruits, céréales, œufs, omelettes, jambon, bacon, etc… L’hôtel est très luxueux, mais est situé très loin de la place Tien An Men. L’environnement immédiat de l’hôtel est impersonnel et très achalandé. Les membres du groupe apprennent très vite que la traversée des rues à Beijing se fait au péril de leur vie. Les autos ont véritablement priorité sur les piétons, les vélos et les motos.
Rencontre de la guide, Mme Wang, ricaneuse, qui parle bien le français. Au cours des trois jours à Beijing, nous bénéficierons d'un cours accéléré de chinois. À la fin de la description de cette journée, je rappellerai quelques mots que nous avons appris et que nous avons «torturés » tout au long du voyage.

La Chine ne vit plus, comme le dit si bien le guide du "National Geographic", « L'utopie marxiste dans laquelle tous les hommes doivent servir la cause du bien commun sans rechercher le profit personnel". On peut dire, au premier coup d'œil, que nous faisons face à un capitalisme effréné où chacun doit s'enrichir, comme le disait si bien Deng Xiaoping, le président chinois qui a lancé la « reforme » en 1986.

En avant-midi, visite de la célèbre place Tien an Men (« Place de la paix céleste ») et de la «Cité interdite » en compagnie des centaines de milliers de chinois qui sont en congé à cause de la fête des travailleurs!! Incroyable de voir autant de monde dans une seule place. La ligne pour aller visiter le mausolée de Mao est étonnamment longue. Une chance que nous sommes accompagnés d'une guide. Elle porte un drapeau jaune décoré d'un dragon rouge que nous suivons aveuglément dans la foule. Les bâtiments situés tout autour de la place sont beaux, mais la foule nous empêche de vraiment d’apprécier la grandeur des lieux, tout comme la cité interdite. On peut cependant y apercevoir le Musée National Chinois, et le Palais du Peuple, site où se réunit l’assemblée législative chinoise.

La Cité Interdite a servi de résidence à 24 empereurs durant presque 500 ans, jusqu’à l’abdication du dernier empereur; « Pu Yi », en 1911. C’était vraiment le lieu de pouvoir de la Chine. 







On  accède à la cour extérieure de la Cité en passant par la « Porte de la Paix Céleste », au dessus de laquelle se trouve le célèbre portrait de Mao. C’est au dessus de cette porte que Mao a proclamé la fondation de la République populaire de Chine en 1949. Nous nous engouffrons littéralement, avec les milliers de chinois qui nous entourent, dans le couloir qui mène à la cour extérieure. 




Puis, nous entrons dans la Cité Interdite elle-même en passant par la porte du midi. Cette cour immense dans laquelle on retrouve les cinq ponts qui enjambent la rivière d’or, était entourée des bâtiments où logeaient et travaillaient les fonctionnaires au service de l’empereur. 

Dans la deuxième cour, on retrouve le célèbre escalier par où on montait et descendait l’empereur après sa visite du « Palais de l’harmonie suprême ». 


Dans les deux premières cours de la cité interdite, on ne voit pas d'arbres. 
Ce n'est que rendu dans la troisième cour qu'on voit finalement des arbres. À croire que l'empereur, ou plutôt ceux qui travaillaient pour lui, n'avaient pas droit aux arbres. Ç'a donne une drôle d'impression, surtout lorsqu'on compare aux palais européens où les jardins prennent tellement de place. Mais on nous dit que pour admirer les jardins, il faudra aller à son palais d'été, que nous visiterons dans deux jours. Le jardin de la troisième cour est cependant assez intéressant.






 En sortant de la « Cité Interdite », on longe la rivière qui entoure une partie de la Cité impériale. On peut voir deux couples de jeunes mariés, dont une jeune mariée très jolie, et beaucoup de jeunes enfants chinois. À l’extérieur du tumulte de la place Tien An Men, on remarque plus les chinois, ils sont assis ou marchent lentement, sont en famille, facilitant ainsi l’observation de leur comportement et leur physionomie. À l’intérieur de la place, on ne pensait qu’à suivre la guide !  (suite de la journée prochain blogue) Le quartier « 978 », et le « Temple du ciel »