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dimanche 2 juin 2013

JOUR 5 DE 23 - 3 MAI - BEIJING - LES HUTONGS, LES PERLES D'EAU DOUCE ET LE PALAIS D'ÉTÉ


3 MAI- BEIJING - LES HUTONGS, LES PERLES D'EAU DOUCE ET LE PALAIS D'ÉTÉ 

Balade dans les "Hutongs" en cyclopousse. Changement. Pas de gratte ciel, des édifices avec une hauteur humaine. On voit que tout ce quartier à été ou est en train d'être rénové. Les Hutongs  sont les allées qui cachent les maisons anciennes de Beijing, habituellement les maisons plus cossues. Beaucoup de chinois y vivent encore. On a construit de très nombreux commerces pour servir la horde des touristes qui se rendent visiter l'ancien Pékin. C'est tout ce qui reste de ces habitations anciennes. Maintenant, à Beijing, et on assistera à ce phénomène dans toutes les villes que nous visiterons, on construit uniquement des édifices en hauteur pour accommoder la population qui afflue vers la capitale. 

Il y a beaucoup de cyclopousses. On réalise que cette balade est offerte à tous les touristes qui fréquentent Beijing…mais pourquoi pas !! Notre guide se dirige vers les cyclopousses qui nous sont attitrés. Nous sommes dans le quartier "Da Xiang Feng". C'est une belle expérience. Tout est tranquille et calme!! Les organisateurs  font en sorte pour que les balades en cyclopousses se tiennent  dans des rues très peu achalandées. Je ne me vois pas derrière le cyclopousse sur une artère « régulière » de Beijing. On visite la demeure d'une dame de 82 ans qui nous laisse pénétrer dans son logement et nous offre le thé. Très propre, mais on y retrouve uniquement que l'essentiel. La dame est catholique ; un crucifix est fixé sur le mur, à côté du portrait de son mari, d’elle, et de ses enfants. Elle vit maintenant de ce que ces visites lui rapportent. En soirée, elle recevra 8 personnes pour un souper traditionnel dans sa demeure. Cette visite nous permet d’apprécier comment  les chinois vivaient dans ces « hutongs ». 
De retour à notre point de départ on y aperçoit un des lacs de Pékin, le lac "Hou Haï". C’est comme un poumon dans la ville. C'est un très beau quartier. En lisant les guides, on sait maintenant pourquoi les "expats", (les occidentaux qui travaillent à Beijing) ont choisi ce quartier pour y demeurer.
Par la suite, on nous emmène visiter une boutique de perles d'eau douce. Le processus de fabrication des perles nous est présenté. On insère des grains de sable sur la membrane de l’huitre en l’ouvrant légèrement et, après 2 à 15 ans, en se battant contre cet envahisseur, l’huitre à secrété un produit à base de calcium de quoi est constitué principalement la perle. Elles sont de différentes couleurs en fonction de la substance absorbée par l'huitre. L'oxyde de fer donne une perle de couleur noire, une autre substance donne une perle de couleur blanche, ou grise, et l’Absorption de l’oxyde de cuivre dont une perle de couleur jaune, qui sont les perles d’eau douce les plus rares. Par la suite, on pénètre dans le magasin de perles, et il y en a beaucoup, et pour toutes les bourses!! Il n'y a pas possibilité de négocier dans ces commerces d'état. Je crois que ce qui est offert dans ces commerces est vendu plus cher que si nous l'achetions dans un commerce "privé", mais on nous garantit que ce que nous achetons n'est pas "faux"!! Il faut croire qu'il faut payer pour avoir une sécurité sur la qualité du produit.
On se dirige par la suite au « Palais d'été » (Yihe Yuan), où les empereurs venaient y passer l'été, en compagnie de leurs concubines préférées!! "Il laissait les chialeuses à la Cité Interdite", comme le suggérait un d'entre nous! On prend d'abord le lunch dans le resto sur le site du palais. Le plus mauvais endroit et la nourriture la moins bonne qu'on ait mangée de tout le voyage jusqu'à présent. Mais la visite du palais d'été sera un véritable coup de coeur. Même s'il a abrité plusieurs empereurs de la dynastie des Qing, ce palais est surtout associé à l'impératrice Dowager Cixi, qui l'a fait reconstruire deux fois, soit après sa destruction par les troupes françaises et anglaises en 1860, et après une autre destruction lors de la rébellion Boxer en 1902. 
C'est surtout la visite d'un endroit appelé: "Jardin des plaisirs harmonieux", endroit préféré de l'impératrice Cixi, qui est absorbant et captivant. Sorte de corridor couvert, reliant différentes pièces couvertes de différentes fonctions, qui entoure un petit étang rempli de poissons rouges et couvert de plantes et d'arbres divers, particulièrement les saules pleureurs. Quiétude enfin!! Les autres sites du palais d'été sont très visités par les chinois. Les temples et les habitations sont tous très beaux, et l'architecture et l'aménagement paysager y sont très élaborés. On peut vraiment passer une belle journée dans ce parc. 
La colline de la longévité, sur laquelle trône la Tour du parfum du Bouddha, point le plus haut du jardin. Nous empruntons la "Longue Galerie", qui contient de très nombreux "tableaux", illustrant beaucoup de facettes de la vie des chinois au temps de la dynastie Qing. Cette gallérie sert de trait-d'union entre les différents bâtiments et elle longe le lac. Les habitations où logeait l'empereur sont près de l'eau, stratégiquement placées afin qu'il ressente la brise, toujours présente, et qu’il entende le clapotis des vagues de l'immense lac où il s'est construit. On entrevoit l'intérieur au travers des vitres. Tout semble sombre et dépourvu. Seuls les meubles sont d'un style un peu élaboré et les articles comme les horloges et les vases brillent au milieu d'un décor défraichi et vieillot. Il existe de très nombreux sentiers où les chinois peuvent s’éloigner du capharnaüm urbain.
Souper dans un endroit supposément fameux pour son canard laqué. On venait à peine de sortir de table pour le lunch. Beaucoup de nourriture, et de la très bonne. Trois services avant l'arrivée du canard qu'on dépèce devant nous. Bon, mais faut-il en faire un plat??








mercredi 29 mai 2013

JOUR 4 DE 23 - 2 MAI – BEIJING - MURAILLE DE CHINE, VOIE IMPÉRIALE DU TOMBEAU DES MINGS ET PARC OLYMPIQUE


2 MAI – BEIJING - MURAILLE DE CHINE, VOIE IMPÉRIALE DU TOMBEAU DES MINGS  ET PARC OLYMPIQUE

Aujourd'hui, il devait y avoir moins de monde. Direction muraille de Chine, avec un arrêt dans une boutique industrielle qui fabrique des "cloisonnés", qui sont des vases en cuivre qui ont l'apparence de la céramique. On nous expose le processus de fabrication de ces œuvres qui est assez complexe et qui requiert un bon sens artistique. Nous ne trouvons rien qui nous plaise, même si le magasin est énorme. On appelle  ces objets d'art "cloisonnés" parce que la forme du dessin est circonscrite par des petits morceaux de cuivre, collés sur le vase, qui définissent le motif artistique du vase. Ces espaces délimités par les morceaux de cuivre seront remplis de peinture d’émail et cuits à très haute température. Après la cuisson, le vase est poli avec du charbon de bois. Les ouvriers qui font cette opération sont dans l'eau toute la journée.
 
Après cette démonstration, on se dirige vers la Grande Muraille. On l'aperçoit de loin d'abord, insérée dans les premières montagnes que nous voyons. On voit que c'est un lacet, dont le trajet arbitraire rend la montée de certaines étapes très abruptes. Je comprends pourquoi on a accordé le statut merveilles du monde à ce 8500 km de briques et de pierre. Nous nous rendons au deuxième point de vue, appelé Badaling, où la vue serait meilleure. C’est l’endroit où on peut apprécier le lacet qu’effectue la muraille sur plusieurs kilomètres au travers des collines. Tout les chinois se sont donnés le mot d’ordre d'aller à la grande muraille en ce 2 mai. On est pris dans un bouchon à l'entrée. Le lendemain, notre guide nous informe qu'un collègue du chauffeur lui a dit que le 3 mai, leur groupe était parti pour la Grande Muraille à 7 heures et qu'ils sont arrivés à 13h00! Ceci ruine une journée. Comme l’autobus est presque arrêté dans la file d’autocars et d’automobiles qui se dirigent vers le stationnement de Badaling, nous décidons de faire le dernier bout à pied, ce qui nous a sauvé passablement de temps.
Il y a vraiment beaucoup de monde. On fait un trajet de quelques 30 minutes sur le mur, jusqu'à une tour. La vue sur la Muraille est superbe, les champs sont pleins d'abricotiers en fleurs couleur blanc cassé. Mais que de monde. Je me demande comment on se sent lorsqu'on fait cette balade presque tout seul; probablement que ceci n'existe pas en Chine, on ne peut pas être tout seul !

On retourne à la fabrique des  "cloisonnés" pour le lunch, manger dans le restaurant situé au dessus de la fabrique.


Après-midi, on fait d'abord une belle balade sur la voie impériale du tombeau des Mings. Nous ne visiterons pas les tombeaux, au nombre de 13, qui se situent à cet endroit, mais nous nous offrirons plutôt cette belle balade de 1,5 km, appelée « Voie des Esprits » sur une voie asphaltée entourée d'arbres, et de 18 statues d'animaux et de personnages (soldats, fonctionnaires et officiers) en pierre. Cette voie fait partie de la route de 7 km qui mène aux tombeaux. Que c’est reposant d'être dans un endroit où il n’y a presque personne!! Le long de la voie, on traverse un petit pavillon, appelé Shengong Shegde dans lequel se trouve une immense tortue de 50 tonnes en granite, portant une tablette de pierre où sont gravées les mérites et vertus sacrés. Si on touche la tête, le corps et la queue de la tortue, on peut être assuré de la tranquillité, de la richesse et de la santé. Les trois ensembles nous assurent de la longévité. J'y ai touché plusieurs fois!!

Par la suite, visite du parc olympique. Le « Stade national de Beijing » appelé "nid d'oiseau", la piscine olympique en cube. Le parc olympique est très grand. Difficile d'imaginer le combat qu'ont du livrer les habitants de ce quartier qui se sont faits évincer pour laisser place à ces merveilles. Ici, on fait face à des vendeurs de rue qui nous offrent des cerf-volant. Beaucoup de chinois et chinoises désirent nous prendre en photo ; c’est vraiment bizarre, mais agréable. 

On soupe à l'hôtel et surprise, on mange du steak avec des frites. Tout un changement, mais le vin est très décevant. Une des rares compagnies chinoises qui fait du vin l'a appelé "GREATWALL". Il était peut être bouchonné, et aussi non agréable. Je me rappelle d'un meilleur goût la veille, lorsque la guide nous à offert une bouteille de rouge du vin du même nom. Mais le 3 mai, je me suis aperçu qu'il existe une multitude de sorte de vin  "GREATWALL" au supermarché. Nous sommes probablement tombés sur une mauvaise bouteille. 

lundi 27 mai 2013

JOUR 3 DE 23 - 1ier MAI - APRÈS-MIDI-BEIJING


Premier lunch dans un restaurant chinois. On découvre la nourriture que nous mangerons durant tout le voyage, avec quelques variantes en fonction des régions. Les mets sont servis sur un sert plat rond en verre qu’on peut tourner afin de placer le plat de nourriture qu’on désire manger en face de soi, facilitant ainsi le service. Je crois qu’on appelle ce type de table « Lazy Susan » ici. On nous sert d'abord le thé, puis un verre de bière ou de boisson gazeuse. Suivent l’éternel plat de riz blanc et un premier plat de légume. Se succèdent de 5-7 plats de légumes, viandes et tofus, tous apprêtés différemment. Tout au long du voyage, le dessert sera constitué de tranches de melon d'eau ou d’oranges. Les chinois n’ont probablement pas la « dent sucrée ». Même dans les épiceries que nous visiterons, la section friandise est très peu développée.


On débute l’après midi du 1ier mai, par la visite du quartier "798", ancien quartier industriel d’électronique converti en ateliers d'artistes. Je crois que nous sommes trop fatigués pour vraiment apprécier l'endroit et les œuvres d'art qui s'y trouvent. On apprend que la visite de cet endroit devait se faire le lendemain. Comme c'est la fête du travail, et que la ville est remplie de visiteurs chinois, la guide a décidé de venir ici car l’endroit est moins populaire auprès des gens.




Puis, on se rend au « Temple du Ciel ». Il y a toujours autant de monde, mais un peu moins qu’à la « Place Tien An Men ». Ce temple a été complété à la fin de la dynastie Ming. L'empereur venait dans ce temple uniquement au solstice d’hiver. C’était pour « prier » le ciel et ses ancêtres, et leur offrir des sacrifices, afin de s’assurer que les récoltes seraient abondantes. L’empereur, en tant que fils du Ciel, pouvait intercéder avec les Dieux et ainsi rassurer le peuple que la saison des moissons serait abondante. Ce temple et le complexe des bâtiments qui le constitue, étaient inaccessibles au peuple. Ces magnifiques bâtiments ne servaient donc qu'à entreposer les différents meubles, statues et bibelots qui étaient déposés sur la plate forme de marbre. 

Cette plate forme était composée de trois plateaux circulaires concentriques, dont la plus grande mesurait plus de 90m de diamètre. Dans l’imagerie chinoise, le ciel est rond, et la terre est carrée. L’empereur a donc fait construite trois plateaux de pierre circulaires concentriques. Sur le troisième, on retrouve un petit cercle de pierre d’à peine 1 mètre de diamètre, surélevé d'à peine 5-6 cm, sur lequel l'empereur siégeait. Aujourd’hui, tout le monde veut se placer sur ce cercle pour y faire un souhait qui devrait être exaucé. C'est le seul temple rond à Beijing. 










À la sortie, on découvre un magnifique petit jardin, avec les arbres couleur jaune qu'on retrouve habituellement au printemps seulement, ce vert "tendre" qu'on retrouve aussi au Québec.
Souper assez de bonne heure dans un autre restaurant chinois, puis, avec les quelques onces d'énergie qui nous restent, on assiste à l'opéra de Pékin. J'en ai dormi quelques minutes, mais je dois admettre que je me suis forcé pour regarder car, étonnamment, c'est bon!! Ce n’est pas un « Opéra » occidental ; les chants y sont presque absents. C’est un mélange de théâtre, de chants, de danse et d'acrobatie. Beaucoup de souplesse et d'habileté de la part des 4 personnages qui jouent cet « Opéra », tous habillés et maquillés de façon très élaborée, et même de façon spectaculaire. Quoique très touristique, le spectacle en vaut la peine.
Retour à l'hôtel complètement vidé. Malheureusement, l'air climatisé ne fonctionne pas dans la chambre, il fait 27'C. Il semblerait qu’à Beijing, du moins dans cet hôtel, on n’ouvre la climatisation qu’à compter d’une certaine date. On demande d'ouvrir les fenêtres, ce qui aide un peu. Mais avec une telle fatigue accumulée, le sommeil vient rapidement.
On sait maintenant l’impact que le trafic de Beijing exercera sur l’organisation de notre temps à Beijing et dans certaines autres villes chinoises. Le trafic est partout, on ne peut l'éviter. Le temps de transport entre les différents sites à visiter sera la vraie contrainte du voyage. À Beijing, le trafic est si dense que nous ne retournons pas à l’hôtel pour se changer ou pour prendre une douche avant d’aller au restaurant ou au spectacle. Sinon, on perdrait encore plus de temps. Le chauffeur semble très bien connaître la ville. Heureusement, les gens n'utilisent pas beaucoup les klaxons; sans c'a, ce serait chaotique au niveau du bruit, car le chaos atmosphérique, ici, c'est le smog. Mes poumons doivent déjà commencer à se demander le nom de ce qui entre dans mes alvéoles pulmonaires. Elles ne sont vraiment pas habituées à ce genre de molécules. J'ai aussi l'impression que je goute la poussière, qui elle aussi, est omniprésente. On la voit sur presque toutes les automobiles. On ne verra jamais le soleil de ces 4 jours à Beijing, même si le temps est ensoleillé!
Autre surprise, dans les zones touristiques, et même le long des routes et dans la ville, pas de papiers à terre, c'est propre. Les chiens sont rares car il n'est permis de les sortir qu'avant 7 heures et après 19h00.
Quant aux autos, c'est la aussi une découverte. Les principales autos sont des VW, des Audis, et des Pontiac!! Comme dit ma conjointe, en créant de la richesse, qui permet d'acheter des autos, ils ont créé un monstre. Ils n'auront jamais assez de routes pour accommoder toutes ces autos.