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lundi 2 juillet 2012

4 JUIN – BARCELONE – deuxième journée


Nous avons revisité la SAGRADA FAMILIA. Véritable coup de cœur de tout le voyage. Dès l’entrée, j’ai ressenti un sentiment de grandeur et de grand bien être, malgré la présence de milliers de visiteurs. Presque tout l’intérieur de la cathédrale est terminé. La cathédrale a été consacrée l'an dernier par Benoît V. Il reste les vitraux et le plancher, qui sera fait de mosaïque. Les échafaudages ont tous été retirés. On peut maintenant avoir une bonne idée de la façon dont Gaudi l’avait imaginée. De belles longues et fines colonnes supportent un plafond très élevé. Il s’inspirait de la nature pour imaginer ses créations architecturales et on voit la forme des colonnes qui imitent les arbres. Gaudi s’est entre autre inspiré des œuvres architecturales mauresques. 
Les mosquées célèbres comme celle de Cordoue, sont supportées par une multitude de colonnes contrairement aux cathédrales chrétiennes qui, habituellement, reposent sur des colonnes immenses et massives. La cathédrale de Cadix, par exemple, est supportée par des colonnes avec un des plus long diamètre que je n’aie jamais vu. On nous dit que lorsque les tours extérieures seront terminées, dont la tour de Jésus qui sera la plus haute, que la lumière filtrera par le toit à la façon dont la lumière pénètre dans une foret tropicale. Il faudra donc revenir pour voir cet effet. On complète aussi un vitrail à chaque trois semaines. Gaudi n’a pas imaginé le contenu des vitraux. Ce sont donc des artistes contemporains qui créent les œuvres. Gaudi n’avait déterminé que les couleurs. Je peux vous assurer que les vitraux sont époustouflants. Une orgie de couleurs diverses, mais de bon goût. Contrairement aux cathédrales médiévales, les vitraux ne contiennent pas de personnages ; uniquement que des couleurs.
La Sagrada Familia, c’est véritablement un chef d'oeuvre! Elle vaut le déplacement à Barcelone à elle seule.
En passant, si vous vous y rendez, il y a une entrée dédiée à ceux qui ont acheté leur billet sur Internet. Lors de notre passage, il n’y avait personne dans cette file ; par contre, nous avons dû patienter 15 minutes dans la file « régulière », qui nous est cependant apparue plus longue qu’elle l’était en réalité !

Nous avons passé le reste de la journée à déambuler le Passeig de la Gràcia, pour y revoir les maisons célèbres imaginées par Gaudi, puis, après un lunch au restaurant Madrid-Barcelone (super, très bon, cuisine locale, fraîche, beaucoup de barcelonais. Situé sur Arago, au coin de Passeig de la Gràcia. 14€ incluant un verre de vin ou une bière!), nous avons marché jusqu’à la Méditerranée, pour y 

revoir entre autre, la célèbre baleine de Frank Gery, sur la plage.
Pour le souper, l’hôtel nous a de nouveau recommandé un restaurant un peu plus haut de gamme que celui d’hier, mais encore dans des limites acceptables. Le  SENYOR PARALLUDA sur Carrer Argentaria 57, luxueux décor, moderne, excellente nourriture et finalement, avec un rapport qualité prix incroyable. Il faut dire que le prix des vins, contrairement à ce qu’on nous charge au Québec, est très acceptable. On peut boire un excellent vin espagnol pour 20€, taxes et service compris !
Demain, on découvre notre bateau

mercredi 11 janvier 2012

SANTORINI - (Grèce) - JEUDI 20 OCTOBRE


Soleil radieux, ciel bleu, température magnifique de 19-20'C. Le bonheur en perspective! Île grecque mythique, mais comment diable des gens ont-ils eu le goût de s'établir sur une telle île? Tout y est escarpé. Les 3 principaux villages que sont Fira (la Capitale, où on retrouve la majorité des commerces), Oia (une merveille de carte postale) et Imerovigli (qu’on ne visite pas lorsqu’on ne séjourne qu’un seul jour !) sont construits sur la partie élevée de l'île. À l'est, il y a les plages, mais toutes les constructions ont été bâties selon un modèle toit-terrasse (en anglais : « cave houses »). 
La terrasse de quelqu'un sert de toit pour l'autre. On se dirige vers l'île en bateau. Ici, c'est le syndicat des marins de Santorini qui mène, car sur les navettes, il y est inscrit "Boat Union". Habituellement, ce sont les navettes ("tenders", en anglais) des bateaux de croisières, qui nous transportent vers le port, mais ici, ce sont les bateaux des marins de Santorini. Notre guide nous informe que la veille, il y avait 12 bateaux de croisière d'ancrés dans la rade!!.  Aujourd'hui, il y en avait 4 lors de notre arrivée, et en fin de journée, il y en avait 6. 


Ç’a fait du monde sur une si petite île!!, avec peu d'endroits touristiques.  Petite randonnée en autobus vers la première ville, Oia. Intéressant de voir tous ces autobus qui grimpent la route en lacet, presque à la queue leu-leu-leu. 








On entre dans une carte postale. On a tous déjà vu, dans des films ou des cartes postales, ces petites maisons à dôme bleu, entourées d'autres maisons blanches, sous un ciel bleu, et devant une mer bleue. Difficile à battre comme point de vue. Les boutiques sont jolies, avec peu de babioles, et beaucoup d'artisanat local. Nous ne sentons pas que nous ayons suffisamment de temps dans cette ville, car nous devons nous rendre dans la capitale, Fira, ville beaucoup plus touristique. Mais la vue est imprenable. Encore beaucoup de bijouteries et de commerces. Il n'y a vraiment presque rien à visiter dans ces îles, sauf les commerces, la plage et les restaurants. Nous en découvrons un qui a une vue impressionnante sur la mer, sur les autres îles qui font partie de Santorini, et sur les 4 bateaux ancrés dans la rade. La nourriture y est aussi très bonne. 

Pour retourner au bateau, nous décidons de descendre les 700 marches vers le vieux port, au lieu d'utiliser les télécabines, ou les traditionnels ânes. On descend tout le long dans les excréments d'ânes, car les fameux ânes de Santorini sont toujours présents, et en grand nombre, même si nous n'avons vu que 5 touristes asiatiques les utiliser. Je peux comprendre qu'on utilise les ânes pour monter, mais pour descendre!! De toute façon, la descente à pied est un très bon exercice pour les cuisses, mais un très mauvais exercice pour les genoux. Nous quittons Santorini en nous disant que nous ne reviendrons probablement pas ici. Nous avons vu ce qu'il y avait à voir. Ce n'est pas le genre de tourisme qui nous intéresse. L'été dans cette île doit être affreux.

mardi 3 janvier 2012

PATMOS (Grèce) - MERCREDI 19 OCTOBRE

La compagnie de croisière a remplacé à la dernière minute Rhodes, qui était notre destination originale, par cette île grecque car on annonçait une grève à Rhodes. C'est la saison des démonstrations en Grèce, à cause des grandes difficultés économiques de ce pays.  Cette île fait partie des îles grecques de la mer Égée qui sont tout prêt de la Turquie. Difficile de comprendre pourquoi toutes les îles de la mer Égée ou presque, qui sont continues au territoire turc, font partie de la Grèce et non de la Turquie. Probablement une question de traités où la propriété des îles s'est déplacée d'un pays à l'autre au cours des deux derniers millénaires. Nous avons eu un coup de foudre pour cette petite île d'à peine 2800 habitants. D'abord, il fait soleil, ce qui fait une différence considérable lorsqu'on découvre une partie de pays. Nous devons nous rendre sur l'île par une navette, ce qui rend la découverte de l’île encore plus agréable. Petit village grec caractéristique avec ses maisons blanches, ses portes bleues et ses commerces et restaurants qui ont tous une vue ou qui sont situés sur le bord de la mer. Peu de bateaux de pêche cependant. Après une petite excursion dans la ville de Skala (la capitale), en face de laquelle notre bateau est ancré, nous prenons l’autobus de la ville (il doit y en avoir un seul!!) pour aller visiter la seule attraction touristique de l'île qu'il faut voir, le monastère de Saint-Jean le théologien, véritable pièce d'orfèvrerie byzantine et grecque orthodoxe, en honneur de Saint-Jean. Saint Jean fut capturé à Ephèse, mené à Rome, jeté dans de l’huile bouillante, pour enfin être exilé sur l’île de Patmos par l’Empereur romain Titius Flavius Dominatus. L'église se situe à Chora, petit village situé plus haut que la capitale, Skala. Tout le long de la remontée en autobus,  on découvre des paysages à couper le souffle. Arrivé à l'église, c'est le temps de contempler la vue du village situé tout en bas, entourée du reste de l'île et de l'eau bleue typique de nos images des îles grecques              .  On peut même y apercevoir notre bateau bien ancré dans la petite baie. Pour accéder à l'église, on doit monter à pied le long d’une petite rue, le long de laquelle on découvre une rangée de maisons d'un côté, et la vue qui s'améliore à chaque pas, de l’autre. Difficile d'exprimer et de décrire une telle vue: c'est du rarement vu, et nous avons beaucoup voyagé! Il est certain que les photos ne reproduiront pas ce que nous avons vu. La visite du monastère est facilitée par la présence de guides touristiques qui accompagnent un groupe de Français et qui décrivent le monastère avec d'infinis détails. En résume, ce monastère fit construit en 2 étapes. D'abord, c'est l'exemple classique d'un complexe médiéval monastique fortifié construit en 1088. 
Ce monastère a attiré de nombreux pèlerins avec le temps, et les moines qui y restaient devinrent riches. Ils y construisirent la chapelle dédiée à la Vierge Marie au XIIe siècle, et la partie la plus riche, comprenant de magnifiques exemples de bois sculpté, avec une iconographie byzantine typique. Au XVIIe siècle, ils élevèrent devant la chapelle principale, la chapelle des 12 apôtres qui décrit entre autres, le voyage de Saint-Jean qui visita et demeura un temps dans l'île, accompagné de Marie. Vraiment magnifique.  Nous revenons à la ville par autobus et le chauffeur, sachant qu'il y a quelques touristes dans son autobus (je me demande même s'il n'en est pas le propriétaire!!), stoppe dans un endroit où la vue est la plus belle. 
Vraiment une belle découverte, faite lors d'une belle journée tempérée et ensoleillée. Il est clair que notre impression n'aurait pas été la même s'il eut plu et fait froid.











La journée se termine sur le bateau par un magnifique coucher de soleil

jeudi 29 décembre 2011

KUSADASI- EPHESE (Turquie)-MARDI 18 OCTOBRE -

Enfin il fait beau!! Le soleil est au rendez-vous mais la température est toujours froide. La ville de Kusadasi est un ancien village de pêcheurs qui s'est peu a peu transformé en village presque exclusivement touristique. La population est de 50,000 habitants  l'hiver et monte à 300,000 durant la saison touristique. Il n'y a rien à visiter ici, sauf les magasins !!. C’est en fait un marché moderne à ciel ouvert. La majorité des commerces sont des lieux où on vend des objets de luxe, mais "des faux", et plusieurs bijouteries. En regardant les commerces où il se vend de faux sacs à main, on se demande si les bijoux sont aussi des faux ! Un de ces commerçants nous a emmené dans son magasin "spécial" où de fausses sacoches et sacs Louis Vutton, Gucci, Burburrey, etc. s'entassent sur les étagères. La qualité semble être au rendez-vous car au toucher, c'a ne semble pas être du vinyle, mais du cuir très souple. Mais nous ne sommes pas intéressés. C'est vraiment le paradis du faux shopping. Pour 250$, on pourrait se procurer un faux sac à main Burburrey qui se vend 2500$ dans les vraies boutiques. Alors je vous le demande, pourquoi les gens paient-ils pour se procurer un brai sac à main? Les européens ont découvert cette ville, à cause de son beau temps, à cause de ses plages magnifiques, et parce que l'immobilier est beaucoup moins cher que le long de la Méditéranée. Les Allemands, les Russes et les Irlandais sont les principaux acheteurs de résidences d’été, dans l'ordre. On voit des milliers de petites maisonnettes, dans l'autobus qui nous amène à Ephèse. Les Turcs qui y vivent doivent subir la hausse du coût de l'immobilier et vivent donc à Smyrna, qui est située à une cinquantaine de km de Kubalasi. 

Nous avions déjà visité cette ville ancienne il y a 3 ans, mais c'était au mois de novembre. La saison touristique était sur le point de se terminer. Aujourd'hui, je ne crois pas avoir jamais vu autant de monde sur un site historique en même temps! Il y avait 3 bateaux dans le port de Kusadasi ce matin, et notre guide nous dit qu'il y en avait un autre dans la vile de Smyrna, en plus des Turcs qui font aussi la visite du site ( Smyrna compte 3 millions d'habitants). À Éphèse, on a terminé les recherches de nouvelles ruines, car il doit en avoir encore des milliers qui sont toujours enfouies. Les Turcs se concentrent maintenant sur la reconstruction des temples et autres structures d'intérêt.                                                                AVEZ-VOUS DÉJÀ VU AUTANT DE MONDE?
                         
Les plus connus sont évidemment la bibliothèque, le temple d'Adrien, les toilettes( !), le bordel( !) et le stade. Mais ils ont reconstruit plusieurs colonnes le long de la voie principale et, si on a assez d'imagination, on peut s’imaginer la population déambulant sur des trottoirs qui étaient couverts à l’époque, le long des rues encadrées de colonnades et de statues, circulant au travers les marchés, les temples, la bibliothèque, le bordel, les toilettes, le stade, etc... 








                                   MAGNIFIQUE BIBLIOTHÈQUE D'ÉPHÈSE







                                                                                                                                        

                                                                                                                     TEMPLE D'ADRIEN
Le stade compte 14,000 places, et est encore utilisé au moins 4 fois par année. 



Au cours de notre excursion, nous avons pu visiter les terrasses, ouvertes depuis 3 ans. C'est un projet  Austro-Turc de 35 millions d'Euros. Les résultats sont déjà impressionnants. Il s'agit de la reconstruction des demeures des riches éphésiens, dont les maisons pouvaient compter de 12 à 16 pièces, étendues autour      TERRASSES                                                 d'un atrium et sur plusieurs étages. Les décorations devaient être magnifiques, si on se fie au peu que nous avons pu voir. Le système de chauffage était passablement avancé, tout comme les toilettes. Content d'avoir pu contempler de nouveau ces merveilles, mais si je reviens une prochaine fois, je prendrai un audio guide, et viendrai une journée ou il y a moins de monde!!


On commence à beaucoup se plaire dans ce petit bateau. Les employés sont gentils, le est exemplaire et la nourriture, vraiment très bonne, à quelques exceptions près

mardi 27 décembre 2011

KAVALLA - PHILIPPI - (Grèce)-LUNDI 17 OCTOBRE -

Le bateau a roulé et tangué toute la nuit. Le sommeil a été rare!!



Mon Dieu qu'il ne fait pas beau et que c'est froid!!
Le bateau a roulé et tangué toute la nuit. Le sommeil a été rare!!
La tuque et le foulard ont été de mise toute la journée, il est probable qu'il faisait entre 3 et 5'C, avec un vent assez fort.




                                            IL FAISAIT FROID!!



Visite des ruines de PHILIPPI, ville antique de quelque 60,000 habitants, sur laquelle ont été construites plusieurs églises chrétiennes, suite aux visites de Paul, dont on peut d’ailleurs visiter la prison dans laquelle il fut incarcéré pour 1 journée (!). Philippi  est un champ de ruines où il y a pas très peu de reconstruction, comparé à Éphèse. 

À l’exception des ruines des églises chrétiennes qui se tiennent encore debout, il n’y a presque aucune colonne qui a été « remontée » ou temple, qui a été reconstruit. Il faut donc beaucoup d'imagination pour envisager comment vivait les gens dans cette ville antique, nommée en l'honneur de Philippe, père d'Alexandre le Grand. On peut marcher sur la rue principale, imaginer l'immense marché qui y était situé, et envisager l'envergure des 4 églises chrétiennes qui y furent construites. 

Le Théâtre est petit et toujours fonctionnel. Notre guide était très renseignée et intéressante. Avec un bon guide, il vaut la peine de visiter ces ruines, si ce n'est que pour comparer à l'envergure des travaux qui furent entrepris â Éphèse, ville où nous serons demain.


RUINES D'UNE ÉGLISE CHRÉTIENNE - ON REMARQUE QUE LES COLONNES ET LES ARCS PROVIENNENT D'ANCIENS TEMPLES ROMAINS

samedi 17 décembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL)- DIMANCHE 16 OCTOBRE


Le Dimanche 16 octobre, il fait toujours froid et il pleut toujours sur Istanbul. C’est la journée du marathon Euro-Asie à Istanbul. Toutes les routes sont fermées dans les quartiers touristiques. Il n'y a personne lorsque nous sortons du bateau, c'est vraiment un étrange sentiment que d'être dans une ville de 15 millions d'habitants et ne voir personne. Nous prenons le tramway pour nous rendre à Eminönü. De là, nous marchons vers la mosquée de Sulimanye (Sulimanye le magnifique), magnifique mosquée construite par le grand architecte turc Siman. Elle fait compétition à la grande mosquée bleue.
mosquée de Sulimanye
Domaine préservé, entourée d'un mur,     avec son caravansérail préservé, elle domine sa colline (1 des 7 d'Istanbul). J'aime beaucoup l'atmosphère feutrée qu'on retrouve dans une mosquée. D'abord, il n'y a pas de bruit car il y a du tapis partout, et on n'est pas dérangé par les "fioritures", dorures, tableaux et sculptures qu'on retrouve dans les églises catholiques. On ne regarde que l'architecture, des mosaïques de toutes couleurs et les vitraux, avec une sensation de grand volume, à cause de la hauteur du dôme, qui est très haut. L'architecture est impressionnante. Comment on a pu construite un tel dôme qui repose sur deux demi-coupoles au XIIième siècle est un mystère. 10,000 esclaves y auraient travaillé, dont 1200 sont morts durant la construction. Ceux qui ont survécu ont eu la liberté. Eux connaissent le prix de la liberté!! Il n'y a rien comme un thé turc pour se réchauffer. On retrouve partout dans la ville ces "cafés" ou on sert le café et le thé. Pas cher et bon. Par la suite, on retourne au port à pied en passant par le Grand Bazar qui est fermé (le dimanche). Mais toutes les échoppes autour sont ouvertes de telle sorte qu'on ne s'aperçoit pas que le bazar est fermé. De plus, plusieurs s'improvisent commerçants du dimanche en ne présentant que quelques produits sur une petite table, ou carrément à même le sol, déposé sur un journal qui est mouillé car il pleut!!. Que de commerces, mon Dieu que de commerces. Mais je ne crois pas que ce qui est offert soit de la très bonne qualité, contrairement â ce qu'on pourrait retrouver dans le Grand Bazar. Je crois que c'est plutôt le marche pour les stambouliotes. Je n'ai jamais vu autant d'imitations de produits de luxe que dans ce bazar. Toutes les sacoches, tous les chandails, T-shifts, polos, chemises, etc de toutes les marques connues sont vendues. À partir d'un moment, c'est étourdissant de voir tant de monde. Il y a même des coins où des revendeurs vendent des produits usagés, et il y a des acheteurs. Pour 2-3 livres (1,5$C), on peut s'acheter une paire de souliers usagés. J'ai vu un monsieur essayer une paire, sous la pluie, et conclure son achat. Il faut se rappeler que la très grande majorité de cette population est pauvre, alors c'est très bien que les gens trouvent un marché pour leurs produits usagés et puissent les recycler en les revendant à d'autres. Une fois sorti de ce labyrinthe qu'est le marché, on retrouve le port et, marathon aidant, pour retourner au bateau,  on doit traverser le pont Galata à pied.
 Ceci me donne la chance de pouvoir apprécier l'importance du nombre de pêcheurs le long de la balustrade du pont. À chaque centimètre de la balustrade du pont, on retrouve un pêcheur. Et ces gens prennent du poisson. Je crois que c'est du bar. Le bar que nous avons mangé il y a trois jours provenait probablement d'un de ces pêcheurs! Arrivé à l'autre bout du pont,  on prend le funiculaire vers la rue Istakal où nous souhaitons visiter le musée Pera, l'hôtel du même nom et la galerie "le Galerist". Le musée est un peu décevant, mais son thème est original. Il présente les peintures faites par les peintres à la solde des ambassadeurs des pays européens qui vivaient  PÊCHEURS SUR LE PONT GALATA              à Istanbul, au XVIIIième. L'objectif de ces
peintures était  d’illustrer la vie quotidienne à Istanbul et en Turquie, et surtout la vie du Sultan. Il faut tenter de se reporter à cette période, où il n'y avait pas de moyens de communication autre que le papier, le cheval et le bateau. Comment en effet mieux décrire la vie d'une société totalement différente de la société européenne afin de la présenter aux monarques européens, autrement que par la peinture? L'Europe de cette époque était fascinée par cette société turque, L'HÔTEL PERA                                              très puissante sur le plan économique et militaire. Les ambassadeurs de ce temps avaient une belle vie, du moins si on se fie aux peintures qui sont exposées. Puis on prend un autre thé à L'HÔTEL PERA, hôtel mythique du XIXème à Istanbul où logeaient les passagers de l'Orient Express. Hôtel de luxe, complètement rénové, avec une salle de thé toute en marbre. Impossible de trouver la galerie d'art "The Galerist", enfin! Le nom des rues n'est pas toujours écrit. On découvre sur Istakal un restaurant où on sert le brunch à la turque. Comme il y a beaucoup de turcs on se laisse tenter. Vraiment bien, diversifié et pas cher. Un autre thé turc et encore des pâtisseries baklava!! En redescendant vers Karaköy par le funiculaire, on jase avec une jeune stambouliote qui semble l'apprécier. Elle apprécie surtout pouvoir parler anglais, qu'elle étudie à l'American College. Puis, toujours sous la pluie et dans le froid, on s'arrête au musée d'art contemporain "Istanbul Modern", qui est tout à coté de l'endroit où est amarré notre bateau. Musée Intéressant, mais sans plus. Beaucoup de jeunes visitent le musée, signe d'un intérêt pour l'art moderne et un peu "sauté". Puis, on dit adieu à Istanbul, notre bateau quittant la rade et, par le Bosphore, se dirige vers la mer Égée, où nous serons à Philippi, en Grèce, demain. Reviendra-t-on à Istanbul? Probablement car je veux découvrir ce pays magnifique où les gens sont si chaleureux, et où l'histoire est si présente.

exposition de soldats  de plomb au musée d'art moderne

ISTANBUL (ISTAMBOUL) - SAMEDI 15 OCTOBRE


Il fait toujours froid et il pleut à Istanbul: il aurait été intéressant de connaitre la ville sous le soleil. Ce sera probablement pour une prochaine fois. Ce samedi, nous allons découvrir notre bateau, l'Insignia, bateau de 600 passagers de la ligne Oceania. Ces petits bateaux vont dans presque tous les ports qui les accueillent, contrairement aux immenses bateaux qui ne peuvent aller partout, principalement parce que le tirant d'eau requis est plus important que la profondeur de la mer dans le port. Cette ligne offre aussi un ou plusieurs séjours de 2 jours et plus lors d'escales dans des villes particulièrement intéressantes. Pour cette croisière, ce sera Istanbul et Florence. Les chambres sont plus petites que celles que nous avions lors de nos croisières sur les bateaux de la ligne Princess, Holland ou Cunard; ce sera la seule déception de cette croisière. C'est un vieux bateau qui fut rénové. Le sentiment d'être peu nombreux sur le bateau est très intéressant. Jamais de lignes, peu de monde.  La nourriture sur ce bateau sera magnifique tout le long de la croisière.
La journée se passe à découvrir ce petit bateau.

lundi 21 novembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL)- 14 OCTOBRE - PM -

De retour à Eminönü, on prend deux bateaux navettes pour se rendre visiter le palais de Dolmabahce, "le Topkapi moderne". D'abord une navette d' Eminönü à Usküdar, sur la rive asiatique, puis, d'Usküdar à Besiktas. Usküdar sera notre seule incursion sur le territoire asiatique de cette magnifique ville. Pour payer le prix du passage de ces navettes fluviales, on paie le même prix que pour l'autobus, et on utilise la même carte magnétique. Il est très facile de remettre de l'argent dans la carte magnétique AKBIL. Les instructions sont claires et faciles à suivre. On en retrouve dans tous les terminus importants. Ces bateaux-navettes, d’un tonnage assez important, font ces allers-retours continuellement, transportant des milliers de passagers.

Arrivé à Besiktas, on marche vers le palais. Très longue attente. D'abord pour acheter le billet sur lequel est écrit l'heure à laquelle on aura droit d'entrer visiter le palais (20 min.), puis attente dans l'escalier du palais. Nous éprouvons une grande frustration de voir tous les tours entrer avant nous qui avons aussi payé pour nos billets. Bizarre de politique. Après un autre 30 minutes d'attente, c’est par groupe de 50 que nous  visitons le palais accompagné d'un guide. Les pièces sont meublées, ce qui nous donne un aperçu de l'opulence de l'époque. C'est un mini Versailles, avec ses quelques 300 pièces. La pièce de résistance est le hall d'entrée, avec PALAIS DE DOLMABAHCE - vu de la navette  son lustre de 4,5 tonnes.  C'est le sultan Abdhul Medil qui le fit construire en 1843 pour couper court aux rumeurs sur le déclin militaire et financier de l'empire ottoman.
             ENTRÉE DU PALAIS                                                                       PALAIS
C'est un somptueux palais de style européen. La visite est très intéressante car elle permet de voir le Selamik, où se trouvent les pièces d'apparat, parmi lesquelles les appartements privés du Sultan, et les pièces où il tenait ses réceptions. On ne peut pas prendre de photos à l'intérieur du palais mais j'ai trouvé la salle de réception sur Internet: la voila
Puis, après un autre 15 minutes d'attente, on visite le Harem, beaucoup moins somptueux, où se trouve entre autre la chambre où est décédé Ataturk. Il vécut les quatre dernières années de sa vie à Istanbul, probablement pour bénéficier des soins médicaux que sa cirrhose nécessitait. Aux questions que je posais sur les causes de sa cirrhose : aucune réponse. Les héros n’ont-ils pas de défauts! Anecdote intéressante, sur le lit, est étendu le drapeau turc;  nous avons vu une jeune fille qui contemplait le lit du père de la Turquie moderne, et qui était près de pleurer. SALLE DE RÉCEPTION - PALAIS DE DOLMABAHCE On pouvait imaginer qu'elle pleurait celui qui a entre autre libère les femmes de leur piège vestimentaire. Je me demande ce que penserait Ataturk de ce qu'il voit actuellement dans son pays. Retour à pied vers Kabatas, où nous prenons un autre funiculaire pour remonter vers la place Taksim, et redescendons vers notre Hotel. Que de monde!!!
Vers 19h00, nous prenons le taxi pour se rendre à un restaurant recommandé par l'hôtel, sur les bords du Bosphore. Ce Resto est situé près du pont du Bosphore, aussi appelé pont Ataturk. Après 45 minutes dans le taxi, nous n'avions pas fait la moitié du chemin!! Vois croyez que le trafic est lourd chez vous, venez à Istanbul un vendredi soir à 19h00 et vous verrez ce que c'est que de rouler à 2 km à l'heure. Nous sommes donc revenus par la place Taksim, descendant Istakal à pied pour finalement trouver un restaurant dans le style trappe à touristes!! Correct, mais rien de plus. Belle fin de journée!!

mardi 15 novembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL) -VENDREDI 14 OCTOBRE - suite

 Journée très pluvieuse, et très froide. Il semblerait qu’Istanbul compte 300/365 jours ensolleillés. Nous avons frappé 5 des 65 jours de mauvais temps!.Descente vers la station du funiculaire par le tramway, puis, descente vers Karaköy par le funiculaire jusqu'à Eminönü. Cet endroit est le terminus d’autobus et de navettes fluviales le plus important d’Istanbul. Le tramway moderne y passe aussi. Nous aurions pu prendre un taxi, qui sont si peu dispendieux, mais nous préférons habituellement utiliser les transports en commun. Nous prenons donc  l'autobus 32 pour aller à l'église Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Müsesi). Cette église, à  visiter absolument, se situe dans le quartier Edirnekapi, localisé assez loin des quartiers touristiques. C’est toujours dans les autobus des villes qu’on visite, qu’on sent et découvre la véritable atmosphère d’une ville.  Dans cet autobus, où il n’y a aucun touriste, on y retrouve alors des turcs qui travaillent et demeurent hors des quartiers touristiques, dont les femmes. Plus on s’éloigne du quartier Sultanahmet, quartier touristique par excellence, plus on voit de femmes qui portent le Niqab, c’est-à-dire une longue robe de type soutane toute noire, qui les recouvrent entièrement.
Certaines ne montrent que leurs yeux, d’autres, les yeux et le nez. Elles côtoient d'autres femmes qui sont habillées de façon très occidentales. Ces femmes ne portent cependant pas des jupes courtes ou des gilets décolletés, du moins dans cet autobus. Je m’interroge donc sur les possibles frictions qui doivent survenir entre ces deux groupes de femmes car le port du Niqab est un message en soi. La société turque est laïque depuis Ataturk. Maintenant, il y a donc une pression d'une "droite" religieuse, pour utiliser une expression américaine, qui veut remplacer la société laïque par une société islamique. Il est probable que la première action « future » sera de remplacer le code civil par la « Charia », particulièrement pour tout ce qui concerne les affaires familiales. J'ai lu que le premier ministre actuel, qui vient d'être réélu avec une écrasante majorité, vient de cette droite religieuse. Sa femme serait voilée. Mais il est assez habile pour diriger dans le centre, en défendant graduellement certaines pratiques occidentales qui vont à l’encontre du Coran. On me dit que maintenant, il n'y a plus de cafés terrasse extérieurs qui vendent de l'alcool. C'est un symbole. Par contre, je ne peux concevoir que l’échantillonnage de la société moderne et laïque turque que j'ai vue déferler par dizaine de milliers sur la rue Istikal, se plierait à une société religieuse rigide...mais qui suis-je pour dire cela? Il y a 73 millions de turcs : qui sont-ils et que désirent-ils?
Revenons à l'église  Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Müsesi). Petit bijou d'église de style byzantin, dont les fresques ont toutes été conservées admirablement.
En effet, à l’instar de Haga Sophia, les musulmans ont converti cette église en mosquée, recouvrant les fresques de plâtre. Ce processus de conservation a permis une restauration plus facile des fresques, et on peut dire qu'on les admire dans leur état neuf. Seules celles qui ont été démolies par la chute de leur matériau de support lors des nombreux tremblements de terre que la Turquie a subi, sont dans un état lamentable, mais il y en a peu. Cette église possède sans doute les plus belles mosaïques et fresques byzantines au monde. Toutes ces fresques décrivent l'histoire de Jésus. À cette époque, les personnes étaient illettrées et elles ne possédaient pas d'image ou de peinture à la maison. Les seules images que ces personnes voyaient dans leur vie étaient ces fresques qui représentaient Jésus, Marie, Joseph, les apôtres, les saints, etc... L'effet devait être saisissant pour le peuple du XIVième siècle après JC. Belle petite église donc, dans l'ancienne campagne d'Istanbul, tout près du mur de Théodose, fortification bâtie en 413 AD, qui protégeait la vieille ville d'une invasion venant de l’est. Ce mur est toujours existant et vaut la peine d'être vu. L'architecture autour est constituée de maisons en bois, presque toutes avec des oriels. En nous dirigeant vers la mosquée Mihrimah Sultan, construite par le sultan Soliman le Magnifique, pour sa fille préférée, nous visitons le mur de Théodose, construit pour arrêter les invasions en provenance de l'Ouest.
Ce mur impressionnant isolait la Corne D'Or du reste de l'empire, au VIième siècle. Puis la mosquée Mihrimah Sultan, magnifique mosquée, toute illuminée, et surtout, avec peu de personnes qui visitent ou qui prient. On a une impression de grand calme. À l'instar de nos églises, on peut se réfugier dans les mosquées pour échapper au chaos des grandes villes et retrouver quelques instants de calme et de silence. De retour en bus, on passe devant une cinquantaine de commerces vendant et fabriquant  des robes de mariées.
Sur trois étages, on assiste à une présentation en vitrine de toutes ces créations qui s'allongent sur plus de deux blocs de long, de part et d'autre de cette grande artère. Je me demande ce qu'en pensent les femmes qui portent le Niqab, lorsqu'elles regardent ces belles robes de mariées blanches!.
La suite de la journée: les navettes fluviales et le Palais de Dolmabahce - prochain blogue

samedi 12 novembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL) - 13 octobre 2011


La journée débute à la place Taksim, là où se trouve entre autre le monument à la mémoire d’Ataturk, le fondateur de la Turquie moderne, de son vrai nom Mustapha Kemal. Ataturk est devenu son nom: "le Grand Turc". Puis nous descendons la rue Istiklal que nous avions découvert la veille,  en tramway. Un des plus vieux tramway d'Europe. Le maire Labaume (de Québec) serait content(!), mais il serait encore plus content de voir le tram moderne qui roule de Kabatas, dans le quartier Beyoglu, jusqu'à Mithapsaça, dans la banlieue ouest d'Istanboul. Une pure merveille, mais bondé de monde aux heures de pointe; on se croirait au Japon!. Nous utilisons une carte magnétique appelée AKBIL, pour payer nos passages de transport en commun. Cette carte permet aussi de payer ses passages dans les navettes fluviales, qui relient la Corne d’Or à Beyoglu, et la côte européenne à la côte asiatique de la ville. Pour se rendre dans le quartier Sultanahmet, nous          Tour Galata                                        descondons à pied vers la base du pont de Galata, dans le quartier Karolÿ . En passant, on visite la tour du même nom, ancienne tour de défense génoise, vaut la peine d'être visitée uniquement pour contempler la vue imprenable à 360’ sur Istanboul.
Vue du quartier de Sultanahmet - très à gauche: Topkapi - Gauche: Haga Sophia-Droite: Mosquée Bleue (6 minarets)
En descendant à pied vers Karaköy, on peut contempler un peu plus l'architecture d'Istanboul, du moins dans ce quartier. De très nombreux oriels font partie des maisons. Quelques unes sont cependant très délabrées.

Maisons avec oriels, rue Galipdede, en descendant vers Galata


Nous prenons le tramway moderne de la station de Karaköy, à la base nord du pont de Galata, au pied du quartier de Beyoglu, vers Sultanähmet, où nous redécouvrons avec plaisir la Mosquée Bleue et Haga Sophia, appelée Sainte-Sophie.
 Il me semble que Haga Sophia, est plus intéressante que la Mosquée Bleue, qui est en fait un lieu de prière actif, avec ses milliers de carreaux de céramiques bleus d'Isnik, qui sont beaux à regarder, mais dont il est difficile d'apprécier l'art, étant donnée la distance où on doit les regarder.


Mosquée Bleue

Haga Sophia
Se retrouver dans Haga Sophia, c’est un peu un voyage dans le temps et au travers des empires qui ont conquis Istanbul. C’est le symbole de la résilience de la ville.On peut remercier les différents sultans qui ont  présidé aux destinées de la ville d’avoir recouvert de plâtre les icônes byzantines de l’ancienne cathédrale en la transformant en mosquée, nous permettant ainsi de les redécouvrir mille ans après dans un état presque neuf. On peut aussi apprécier que ces sultans n’aient pas détruit ce lieu mythique pour effacer toute trace de la chrétienté. Il faut se replacer dans le temps des croisades, et de leur probable boucherie, pour apprécier le fait que les Turcs, vainqueurs, n’aient pas détruit tous les symboles religieux des vaincus. Finalement, il faut apprécier le talent des architectes qui ont permis à ce monument historique de résister à tous les tremblements de terre qui ont frapé cette partie du continent. On n’a qu’à visiter les autres sites archéologiques pour constater l’ampleur des dégâts causés par ces tremblements de terre (nota bene : durant notre visite, un tremblement de terre d’une amplitude de 7,2 a secoué la partie kurde de la Turquie, faisant plus de 400 morts).

Nous avons déjeuné dans un lieu apprécié des Stambouliotes appelé
Tarihi Sultanähmet.
Cet endroit ne sert que des saucisses aplaties, accompagnées de frites et de salade. Bondé de touristes, mais aussi de Stambouliotes. J'ai goûté à mon premier Aryan, cette boisson qui accompagne bien ce genre de nourriture. Il s'agit en fait de yogourt un peu caillé, donc à goût amer. Correct de l'avoir goutté, mais ce sera la première et la dernière fois! Pour le dessert, un autre endroit favori des Stambouliotes, le Cigdem, sur la rue Alemdar Cad, une pâtisserie où on consomme évidemment les fameux Baklavas qui sont présentés de toutes les façons. Chacun a son nom, mais nous, on les pointe du doigt en tentant vainement de deviner leurs particularités.
Nous nous dirigeons ensuite vers la "Citerne-Basilique", lieu magique souterrain avec sa forêt de colonnes, ses têtes de Méduse et ses énormes carpes. Cette citerne, découverte au XVIième siècle, fut construite à l'origine pour stocker l'eau du grand palais de Byzance.
 La visite de ces deux mosquées, l'actuelle et l'ancienne, de la citerne, prend toute la journée si on veut aussi se perdre un peu dans l'environnement du quartier, prendre le thé, et prendre le temps de déjeuner. Ceux qui ajoutent Topkapi à ce mennu doivent en perdre un peu!.

Pour  l'apéro, nous nous sommes trouvés une terrasse en coin avec une vue imprenable sur Haga Sophia et le quartier de Beyoglu. Retour par le tramway, arrêt à Beyoglu pour y prendre le funiculaire  le plus vieux du continent, afin de remonter à la base de la rue Istikal, où nous marchons vers notre hôtel. Les transports publics sont vraiment excellents, et très peu dispendieux. Chaque utilisation coûte à peu près 1$C. Notre concierge nous a recommandé le restaurant Kivahan pour le souper, réputé pour ses spécialités turques. Situé à la place Galata, tout à côté de la tour du même nom. L’accueil est cordial et amical. On remet notre sort entre les mains du serveur qui nous apporte un assortiment de mezze turcs, qui étaient tous excellents. Mais l'assortiment de plats principaux est un peu décevant: tous ces plats goûtent tous à peu près la même chose. Ils sont tous faits à base de viande hachée, de l'agneau probablement. C'est le mélange qui accompagne la viande qui modifie le gout. C'est vraiment de la nourriture santé, mais à la longue, on se tanne de ce goût. J’aurais souhaité goûter à des mets plus aromatisés par des herbes ou des épices orientales. Pour éviter de remonter à pied vers notre hôtel, nous descendons à pied jusqu'au pied du funiculaire Meydani, qu'on utilise pour remonter cette côte abrupte du quartier Beyoglu, facilitant ainsi notre retour à l'hôtel.