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mercredi 25 juillet 2012

10 JUIN- FUNCHAL, MADÈRE.
Nous retrouvons le Portugal. Nous avons choisi l’excursion « L’Ouest de Madère », en se disant que la ville de Funchal aura probablement des similitudes avec les villes insulaires, et que le plus intéressant sera de découvrir le reste de l’île. Effectivement, nous n’aurons pas le temps de visiter la capitale de l’île de Madère. Nous souhaiterions trouver une ou des places où faire des séjours prolongés durant les mois difficiles de notre hiver québécois, et il nous faut une connaissance un peu plus précise des lieux où nous souhaiterions séjourner.
D’abord, la première curiosité de notre excursion est la tenue vestimentaire de notre guide, ou de toutes les guides de ce tour. Elles sont toutes habillés de la même façon : pantalons ou jeans serrés, escarpins de bois avec lanières de couleur. Étrange. Mais Monika, car elle s’appelle ainsi, ne sera pas très bonne.




Ma première impression de l'île est bonne. Il s'agit d'une île aux milles surprises. Premier arrêt, Camera de Lobis, petit village de pêche, où il ne reste au plus qu'une vingtaine de barques petites et défraîchies, mais peinturées de couleurs très vives : le rouge, le bleu et le jaune sont présent. On continue à faire sécher le poisson. Je me demande ce que font les autres habitants de ce village. Quelques autobus en même temps, pour photographier le petit coin, les barques, et les poissons qui sèchent. C'a fait pas mal de monde dans le petit village.
L'église du village est belle et assez caractéristique des églises de cette région. Au plafond, on y retrouve plusieurs candélabres suspendus. Première fois que je vois cela. Avec le doré, on dirait une influence grecque orthodoxe, ce que la guide nie véhémment. C'est de style madérien qu’elle me dit, c'est tout. Comme c’est dimanche, tout est fermé. Seuls les hommes sont dehors, jouant un jeu de carte avec beaucoup d'énergie. On ne voit presque pas de femmes; pourtant la journée est très belle. Ce n'est pas un village très riche, mais on y retrouve une certaine originalité. 


Je remarque dans une vitrine qu’on y vend de l’Absinthe à 80% d’alcool !! Comment peut-on se relever d’une cuite à l’absinthe ?






Ensuite, CABO GIRAO, où on contemple les deuxièmes plus hautes falaises d'Europe. Assez impressionnant. Puis la route vers Serra de Agua, où on monte au sommet de l'Encumeada, à 1007m. On ne voit rien, il y a de la brume partout, ou nous sommes dans les nuages. Redescente vers l'autre face de l'île, la face nord, en passant par Sao Vicente. 












La, parcours sur une route qui est littéralement dans le vide. Autrefois, elle laissait passer les autos dans les deux directions. Impossible d'envisager un tel événement. C'est vraiment énervant de penser que le chauffeur d'un autobus à une si grande responsabilité. Enfin, c'est l'expérience, et elle est unique. J'imagine que les routes de la Corse doivent être similaires. On arrive à Porto Moniz, autre petit village touristique pour le lunch, où on mange au restaurant ORCA. On mange d'abord la soupe recommandée, tomate oignons, avec un oeuf, et on prend de l'Espada, poisson qui, paraît-il, il faut mieux goûter que regarder!!. Je le prends comme il est conseillé, ie aux bananes. C'est très bon, mais le goût des bananes est un peu trop fort.  Bière locale de Madère, la bière CORAL, qui est aussi très goûteuse.
Ce petit village est entouré de piscines creusées naturellement et qui ont été "améliorées" par les organismes touristiques. Semble intéressant de s'y baigner, mais nous n'avons pas le temps!!
Retour le long de la côte, par CALHETA. On a vu beaucoup de paysages de l'île de Madère. C'est très diversifié, on se plaît à imaginer explorer les très nombreux sentiers pédestres qui s'y trouvent et a faire la farniente.






Puis retour dans notre 5 étoiles
Je crois qu'on y reviendra.







mercredi 11 janvier 2012

SANTORINI - (Grèce) - JEUDI 20 OCTOBRE


Soleil radieux, ciel bleu, température magnifique de 19-20'C. Le bonheur en perspective! Île grecque mythique, mais comment diable des gens ont-ils eu le goût de s'établir sur une telle île? Tout y est escarpé. Les 3 principaux villages que sont Fira (la Capitale, où on retrouve la majorité des commerces), Oia (une merveille de carte postale) et Imerovigli (qu’on ne visite pas lorsqu’on ne séjourne qu’un seul jour !) sont construits sur la partie élevée de l'île. À l'est, il y a les plages, mais toutes les constructions ont été bâties selon un modèle toit-terrasse (en anglais : « cave houses »). 
La terrasse de quelqu'un sert de toit pour l'autre. On se dirige vers l'île en bateau. Ici, c'est le syndicat des marins de Santorini qui mène, car sur les navettes, il y est inscrit "Boat Union". Habituellement, ce sont les navettes ("tenders", en anglais) des bateaux de croisières, qui nous transportent vers le port, mais ici, ce sont les bateaux des marins de Santorini. Notre guide nous informe que la veille, il y avait 12 bateaux de croisière d'ancrés dans la rade!!.  Aujourd'hui, il y en avait 4 lors de notre arrivée, et en fin de journée, il y en avait 6. 


Ç’a fait du monde sur une si petite île!!, avec peu d'endroits touristiques.  Petite randonnée en autobus vers la première ville, Oia. Intéressant de voir tous ces autobus qui grimpent la route en lacet, presque à la queue leu-leu-leu. 








On entre dans une carte postale. On a tous déjà vu, dans des films ou des cartes postales, ces petites maisons à dôme bleu, entourées d'autres maisons blanches, sous un ciel bleu, et devant une mer bleue. Difficile à battre comme point de vue. Les boutiques sont jolies, avec peu de babioles, et beaucoup d'artisanat local. Nous ne sentons pas que nous ayons suffisamment de temps dans cette ville, car nous devons nous rendre dans la capitale, Fira, ville beaucoup plus touristique. Mais la vue est imprenable. Encore beaucoup de bijouteries et de commerces. Il n'y a vraiment presque rien à visiter dans ces îles, sauf les commerces, la plage et les restaurants. Nous en découvrons un qui a une vue impressionnante sur la mer, sur les autres îles qui font partie de Santorini, et sur les 4 bateaux ancrés dans la rade. La nourriture y est aussi très bonne. 

Pour retourner au bateau, nous décidons de descendre les 700 marches vers le vieux port, au lieu d'utiliser les télécabines, ou les traditionnels ânes. On descend tout le long dans les excréments d'ânes, car les fameux ânes de Santorini sont toujours présents, et en grand nombre, même si nous n'avons vu que 5 touristes asiatiques les utiliser. Je peux comprendre qu'on utilise les ânes pour monter, mais pour descendre!! De toute façon, la descente à pied est un très bon exercice pour les cuisses, mais un très mauvais exercice pour les genoux. Nous quittons Santorini en nous disant que nous ne reviendrons probablement pas ici. Nous avons vu ce qu'il y avait à voir. Ce n'est pas le genre de tourisme qui nous intéresse. L'été dans cette île doit être affreux.

mardi 3 janvier 2012

PATMOS (Grèce) - MERCREDI 19 OCTOBRE

La compagnie de croisière a remplacé à la dernière minute Rhodes, qui était notre destination originale, par cette île grecque car on annonçait une grève à Rhodes. C'est la saison des démonstrations en Grèce, à cause des grandes difficultés économiques de ce pays.  Cette île fait partie des îles grecques de la mer Égée qui sont tout prêt de la Turquie. Difficile de comprendre pourquoi toutes les îles de la mer Égée ou presque, qui sont continues au territoire turc, font partie de la Grèce et non de la Turquie. Probablement une question de traités où la propriété des îles s'est déplacée d'un pays à l'autre au cours des deux derniers millénaires. Nous avons eu un coup de foudre pour cette petite île d'à peine 2800 habitants. D'abord, il fait soleil, ce qui fait une différence considérable lorsqu'on découvre une partie de pays. Nous devons nous rendre sur l'île par une navette, ce qui rend la découverte de l’île encore plus agréable. Petit village grec caractéristique avec ses maisons blanches, ses portes bleues et ses commerces et restaurants qui ont tous une vue ou qui sont situés sur le bord de la mer. Peu de bateaux de pêche cependant. Après une petite excursion dans la ville de Skala (la capitale), en face de laquelle notre bateau est ancré, nous prenons l’autobus de la ville (il doit y en avoir un seul!!) pour aller visiter la seule attraction touristique de l'île qu'il faut voir, le monastère de Saint-Jean le théologien, véritable pièce d'orfèvrerie byzantine et grecque orthodoxe, en honneur de Saint-Jean. Saint Jean fut capturé à Ephèse, mené à Rome, jeté dans de l’huile bouillante, pour enfin être exilé sur l’île de Patmos par l’Empereur romain Titius Flavius Dominatus. L'église se situe à Chora, petit village situé plus haut que la capitale, Skala. Tout le long de la remontée en autobus,  on découvre des paysages à couper le souffle. Arrivé à l'église, c'est le temps de contempler la vue du village situé tout en bas, entourée du reste de l'île et de l'eau bleue typique de nos images des îles grecques              .  On peut même y apercevoir notre bateau bien ancré dans la petite baie. Pour accéder à l'église, on doit monter à pied le long d’une petite rue, le long de laquelle on découvre une rangée de maisons d'un côté, et la vue qui s'améliore à chaque pas, de l’autre. Difficile d'exprimer et de décrire une telle vue: c'est du rarement vu, et nous avons beaucoup voyagé! Il est certain que les photos ne reproduiront pas ce que nous avons vu. La visite du monastère est facilitée par la présence de guides touristiques qui accompagnent un groupe de Français et qui décrivent le monastère avec d'infinis détails. En résume, ce monastère fit construit en 2 étapes. D'abord, c'est l'exemple classique d'un complexe médiéval monastique fortifié construit en 1088. 
Ce monastère a attiré de nombreux pèlerins avec le temps, et les moines qui y restaient devinrent riches. Ils y construisirent la chapelle dédiée à la Vierge Marie au XIIe siècle, et la partie la plus riche, comprenant de magnifiques exemples de bois sculpté, avec une iconographie byzantine typique. Au XVIIe siècle, ils élevèrent devant la chapelle principale, la chapelle des 12 apôtres qui décrit entre autres, le voyage de Saint-Jean qui visita et demeura un temps dans l'île, accompagné de Marie. Vraiment magnifique.  Nous revenons à la ville par autobus et le chauffeur, sachant qu'il y a quelques touristes dans son autobus (je me demande même s'il n'en est pas le propriétaire!!), stoppe dans un endroit où la vue est la plus belle. 
Vraiment une belle découverte, faite lors d'une belle journée tempérée et ensoleillée. Il est clair que notre impression n'aurait pas été la même s'il eut plu et fait froid.











La journée se termine sur le bateau par un magnifique coucher de soleil

samedi 17 décembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL)- DIMANCHE 16 OCTOBRE


Le Dimanche 16 octobre, il fait toujours froid et il pleut toujours sur Istanbul. C’est la journée du marathon Euro-Asie à Istanbul. Toutes les routes sont fermées dans les quartiers touristiques. Il n'y a personne lorsque nous sortons du bateau, c'est vraiment un étrange sentiment que d'être dans une ville de 15 millions d'habitants et ne voir personne. Nous prenons le tramway pour nous rendre à Eminönü. De là, nous marchons vers la mosquée de Sulimanye (Sulimanye le magnifique), magnifique mosquée construite par le grand architecte turc Siman. Elle fait compétition à la grande mosquée bleue.
mosquée de Sulimanye
Domaine préservé, entourée d'un mur,     avec son caravansérail préservé, elle domine sa colline (1 des 7 d'Istanbul). J'aime beaucoup l'atmosphère feutrée qu'on retrouve dans une mosquée. D'abord, il n'y a pas de bruit car il y a du tapis partout, et on n'est pas dérangé par les "fioritures", dorures, tableaux et sculptures qu'on retrouve dans les églises catholiques. On ne regarde que l'architecture, des mosaïques de toutes couleurs et les vitraux, avec une sensation de grand volume, à cause de la hauteur du dôme, qui est très haut. L'architecture est impressionnante. Comment on a pu construite un tel dôme qui repose sur deux demi-coupoles au XIIième siècle est un mystère. 10,000 esclaves y auraient travaillé, dont 1200 sont morts durant la construction. Ceux qui ont survécu ont eu la liberté. Eux connaissent le prix de la liberté!! Il n'y a rien comme un thé turc pour se réchauffer. On retrouve partout dans la ville ces "cafés" ou on sert le café et le thé. Pas cher et bon. Par la suite, on retourne au port à pied en passant par le Grand Bazar qui est fermé (le dimanche). Mais toutes les échoppes autour sont ouvertes de telle sorte qu'on ne s'aperçoit pas que le bazar est fermé. De plus, plusieurs s'improvisent commerçants du dimanche en ne présentant que quelques produits sur une petite table, ou carrément à même le sol, déposé sur un journal qui est mouillé car il pleut!!. Que de commerces, mon Dieu que de commerces. Mais je ne crois pas que ce qui est offert soit de la très bonne qualité, contrairement â ce qu'on pourrait retrouver dans le Grand Bazar. Je crois que c'est plutôt le marche pour les stambouliotes. Je n'ai jamais vu autant d'imitations de produits de luxe que dans ce bazar. Toutes les sacoches, tous les chandails, T-shifts, polos, chemises, etc de toutes les marques connues sont vendues. À partir d'un moment, c'est étourdissant de voir tant de monde. Il y a même des coins où des revendeurs vendent des produits usagés, et il y a des acheteurs. Pour 2-3 livres (1,5$C), on peut s'acheter une paire de souliers usagés. J'ai vu un monsieur essayer une paire, sous la pluie, et conclure son achat. Il faut se rappeler que la très grande majorité de cette population est pauvre, alors c'est très bien que les gens trouvent un marché pour leurs produits usagés et puissent les recycler en les revendant à d'autres. Une fois sorti de ce labyrinthe qu'est le marché, on retrouve le port et, marathon aidant, pour retourner au bateau,  on doit traverser le pont Galata à pied.
 Ceci me donne la chance de pouvoir apprécier l'importance du nombre de pêcheurs le long de la balustrade du pont. À chaque centimètre de la balustrade du pont, on retrouve un pêcheur. Et ces gens prennent du poisson. Je crois que c'est du bar. Le bar que nous avons mangé il y a trois jours provenait probablement d'un de ces pêcheurs! Arrivé à l'autre bout du pont,  on prend le funiculaire vers la rue Istakal où nous souhaitons visiter le musée Pera, l'hôtel du même nom et la galerie "le Galerist". Le musée est un peu décevant, mais son thème est original. Il présente les peintures faites par les peintres à la solde des ambassadeurs des pays européens qui vivaient  PÊCHEURS SUR LE PONT GALATA              à Istanbul, au XVIIIième. L'objectif de ces
peintures était  d’illustrer la vie quotidienne à Istanbul et en Turquie, et surtout la vie du Sultan. Il faut tenter de se reporter à cette période, où il n'y avait pas de moyens de communication autre que le papier, le cheval et le bateau. Comment en effet mieux décrire la vie d'une société totalement différente de la société européenne afin de la présenter aux monarques européens, autrement que par la peinture? L'Europe de cette époque était fascinée par cette société turque, L'HÔTEL PERA                                              très puissante sur le plan économique et militaire. Les ambassadeurs de ce temps avaient une belle vie, du moins si on se fie aux peintures qui sont exposées. Puis on prend un autre thé à L'HÔTEL PERA, hôtel mythique du XIXème à Istanbul où logeaient les passagers de l'Orient Express. Hôtel de luxe, complètement rénové, avec une salle de thé toute en marbre. Impossible de trouver la galerie d'art "The Galerist", enfin! Le nom des rues n'est pas toujours écrit. On découvre sur Istakal un restaurant où on sert le brunch à la turque. Comme il y a beaucoup de turcs on se laisse tenter. Vraiment bien, diversifié et pas cher. Un autre thé turc et encore des pâtisseries baklava!! En redescendant vers Karaköy par le funiculaire, on jase avec une jeune stambouliote qui semble l'apprécier. Elle apprécie surtout pouvoir parler anglais, qu'elle étudie à l'American College. Puis, toujours sous la pluie et dans le froid, on s'arrête au musée d'art contemporain "Istanbul Modern", qui est tout à coté de l'endroit où est amarré notre bateau. Musée Intéressant, mais sans plus. Beaucoup de jeunes visitent le musée, signe d'un intérêt pour l'art moderne et un peu "sauté". Puis, on dit adieu à Istanbul, notre bateau quittant la rade et, par le Bosphore, se dirige vers la mer Égée, où nous serons à Philippi, en Grèce, demain. Reviendra-t-on à Istanbul? Probablement car je veux découvrir ce pays magnifique où les gens sont si chaleureux, et où l'histoire est si présente.

exposition de soldats  de plomb au musée d'art moderne

ISTANBUL (ISTAMBOUL) - SAMEDI 15 OCTOBRE


Il fait toujours froid et il pleut à Istanbul: il aurait été intéressant de connaitre la ville sous le soleil. Ce sera probablement pour une prochaine fois. Ce samedi, nous allons découvrir notre bateau, l'Insignia, bateau de 600 passagers de la ligne Oceania. Ces petits bateaux vont dans presque tous les ports qui les accueillent, contrairement aux immenses bateaux qui ne peuvent aller partout, principalement parce que le tirant d'eau requis est plus important que la profondeur de la mer dans le port. Cette ligne offre aussi un ou plusieurs séjours de 2 jours et plus lors d'escales dans des villes particulièrement intéressantes. Pour cette croisière, ce sera Istanbul et Florence. Les chambres sont plus petites que celles que nous avions lors de nos croisières sur les bateaux de la ligne Princess, Holland ou Cunard; ce sera la seule déception de cette croisière. C'est un vieux bateau qui fut rénové. Le sentiment d'être peu nombreux sur le bateau est très intéressant. Jamais de lignes, peu de monde.  La nourriture sur ce bateau sera magnifique tout le long de la croisière.
La journée se passe à découvrir ce petit bateau.

lundi 21 novembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL)- 14 OCTOBRE - PM -

De retour à Eminönü, on prend deux bateaux navettes pour se rendre visiter le palais de Dolmabahce, "le Topkapi moderne". D'abord une navette d' Eminönü à Usküdar, sur la rive asiatique, puis, d'Usküdar à Besiktas. Usküdar sera notre seule incursion sur le territoire asiatique de cette magnifique ville. Pour payer le prix du passage de ces navettes fluviales, on paie le même prix que pour l'autobus, et on utilise la même carte magnétique. Il est très facile de remettre de l'argent dans la carte magnétique AKBIL. Les instructions sont claires et faciles à suivre. On en retrouve dans tous les terminus importants. Ces bateaux-navettes, d’un tonnage assez important, font ces allers-retours continuellement, transportant des milliers de passagers.

Arrivé à Besiktas, on marche vers le palais. Très longue attente. D'abord pour acheter le billet sur lequel est écrit l'heure à laquelle on aura droit d'entrer visiter le palais (20 min.), puis attente dans l'escalier du palais. Nous éprouvons une grande frustration de voir tous les tours entrer avant nous qui avons aussi payé pour nos billets. Bizarre de politique. Après un autre 30 minutes d'attente, c’est par groupe de 50 que nous  visitons le palais accompagné d'un guide. Les pièces sont meublées, ce qui nous donne un aperçu de l'opulence de l'époque. C'est un mini Versailles, avec ses quelques 300 pièces. La pièce de résistance est le hall d'entrée, avec PALAIS DE DOLMABAHCE - vu de la navette  son lustre de 4,5 tonnes.  C'est le sultan Abdhul Medil qui le fit construire en 1843 pour couper court aux rumeurs sur le déclin militaire et financier de l'empire ottoman.
             ENTRÉE DU PALAIS                                                                       PALAIS
C'est un somptueux palais de style européen. La visite est très intéressante car elle permet de voir le Selamik, où se trouvent les pièces d'apparat, parmi lesquelles les appartements privés du Sultan, et les pièces où il tenait ses réceptions. On ne peut pas prendre de photos à l'intérieur du palais mais j'ai trouvé la salle de réception sur Internet: la voila
Puis, après un autre 15 minutes d'attente, on visite le Harem, beaucoup moins somptueux, où se trouve entre autre la chambre où est décédé Ataturk. Il vécut les quatre dernières années de sa vie à Istanbul, probablement pour bénéficier des soins médicaux que sa cirrhose nécessitait. Aux questions que je posais sur les causes de sa cirrhose : aucune réponse. Les héros n’ont-ils pas de défauts! Anecdote intéressante, sur le lit, est étendu le drapeau turc;  nous avons vu une jeune fille qui contemplait le lit du père de la Turquie moderne, et qui était près de pleurer. SALLE DE RÉCEPTION - PALAIS DE DOLMABAHCE On pouvait imaginer qu'elle pleurait celui qui a entre autre libère les femmes de leur piège vestimentaire. Je me demande ce que penserait Ataturk de ce qu'il voit actuellement dans son pays. Retour à pied vers Kabatas, où nous prenons un autre funiculaire pour remonter vers la place Taksim, et redescendons vers notre Hotel. Que de monde!!!
Vers 19h00, nous prenons le taxi pour se rendre à un restaurant recommandé par l'hôtel, sur les bords du Bosphore. Ce Resto est situé près du pont du Bosphore, aussi appelé pont Ataturk. Après 45 minutes dans le taxi, nous n'avions pas fait la moitié du chemin!! Vois croyez que le trafic est lourd chez vous, venez à Istanbul un vendredi soir à 19h00 et vous verrez ce que c'est que de rouler à 2 km à l'heure. Nous sommes donc revenus par la place Taksim, descendant Istakal à pied pour finalement trouver un restaurant dans le style trappe à touristes!! Correct, mais rien de plus. Belle fin de journée!!

samedi 12 novembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL) - 13 octobre 2011


La journée débute à la place Taksim, là où se trouve entre autre le monument à la mémoire d’Ataturk, le fondateur de la Turquie moderne, de son vrai nom Mustapha Kemal. Ataturk est devenu son nom: "le Grand Turc". Puis nous descendons la rue Istiklal que nous avions découvert la veille,  en tramway. Un des plus vieux tramway d'Europe. Le maire Labaume (de Québec) serait content(!), mais il serait encore plus content de voir le tram moderne qui roule de Kabatas, dans le quartier Beyoglu, jusqu'à Mithapsaça, dans la banlieue ouest d'Istanboul. Une pure merveille, mais bondé de monde aux heures de pointe; on se croirait au Japon!. Nous utilisons une carte magnétique appelée AKBIL, pour payer nos passages de transport en commun. Cette carte permet aussi de payer ses passages dans les navettes fluviales, qui relient la Corne d’Or à Beyoglu, et la côte européenne à la côte asiatique de la ville. Pour se rendre dans le quartier Sultanahmet, nous          Tour Galata                                        descondons à pied vers la base du pont de Galata, dans le quartier Karolÿ . En passant, on visite la tour du même nom, ancienne tour de défense génoise, vaut la peine d'être visitée uniquement pour contempler la vue imprenable à 360’ sur Istanboul.
Vue du quartier de Sultanahmet - très à gauche: Topkapi - Gauche: Haga Sophia-Droite: Mosquée Bleue (6 minarets)
En descendant à pied vers Karaköy, on peut contempler un peu plus l'architecture d'Istanboul, du moins dans ce quartier. De très nombreux oriels font partie des maisons. Quelques unes sont cependant très délabrées.

Maisons avec oriels, rue Galipdede, en descendant vers Galata


Nous prenons le tramway moderne de la station de Karaköy, à la base nord du pont de Galata, au pied du quartier de Beyoglu, vers Sultanähmet, où nous redécouvrons avec plaisir la Mosquée Bleue et Haga Sophia, appelée Sainte-Sophie.
 Il me semble que Haga Sophia, est plus intéressante que la Mosquée Bleue, qui est en fait un lieu de prière actif, avec ses milliers de carreaux de céramiques bleus d'Isnik, qui sont beaux à regarder, mais dont il est difficile d'apprécier l'art, étant donnée la distance où on doit les regarder.


Mosquée Bleue

Haga Sophia
Se retrouver dans Haga Sophia, c’est un peu un voyage dans le temps et au travers des empires qui ont conquis Istanbul. C’est le symbole de la résilience de la ville.On peut remercier les différents sultans qui ont  présidé aux destinées de la ville d’avoir recouvert de plâtre les icônes byzantines de l’ancienne cathédrale en la transformant en mosquée, nous permettant ainsi de les redécouvrir mille ans après dans un état presque neuf. On peut aussi apprécier que ces sultans n’aient pas détruit ce lieu mythique pour effacer toute trace de la chrétienté. Il faut se replacer dans le temps des croisades, et de leur probable boucherie, pour apprécier le fait que les Turcs, vainqueurs, n’aient pas détruit tous les symboles religieux des vaincus. Finalement, il faut apprécier le talent des architectes qui ont permis à ce monument historique de résister à tous les tremblements de terre qui ont frapé cette partie du continent. On n’a qu’à visiter les autres sites archéologiques pour constater l’ampleur des dégâts causés par ces tremblements de terre (nota bene : durant notre visite, un tremblement de terre d’une amplitude de 7,2 a secoué la partie kurde de la Turquie, faisant plus de 400 morts).

Nous avons déjeuné dans un lieu apprécié des Stambouliotes appelé
Tarihi Sultanähmet.
Cet endroit ne sert que des saucisses aplaties, accompagnées de frites et de salade. Bondé de touristes, mais aussi de Stambouliotes. J'ai goûté à mon premier Aryan, cette boisson qui accompagne bien ce genre de nourriture. Il s'agit en fait de yogourt un peu caillé, donc à goût amer. Correct de l'avoir goutté, mais ce sera la première et la dernière fois! Pour le dessert, un autre endroit favori des Stambouliotes, le Cigdem, sur la rue Alemdar Cad, une pâtisserie où on consomme évidemment les fameux Baklavas qui sont présentés de toutes les façons. Chacun a son nom, mais nous, on les pointe du doigt en tentant vainement de deviner leurs particularités.
Nous nous dirigeons ensuite vers la "Citerne-Basilique", lieu magique souterrain avec sa forêt de colonnes, ses têtes de Méduse et ses énormes carpes. Cette citerne, découverte au XVIième siècle, fut construite à l'origine pour stocker l'eau du grand palais de Byzance.
 La visite de ces deux mosquées, l'actuelle et l'ancienne, de la citerne, prend toute la journée si on veut aussi se perdre un peu dans l'environnement du quartier, prendre le thé, et prendre le temps de déjeuner. Ceux qui ajoutent Topkapi à ce mennu doivent en perdre un peu!.

Pour  l'apéro, nous nous sommes trouvés une terrasse en coin avec une vue imprenable sur Haga Sophia et le quartier de Beyoglu. Retour par le tramway, arrêt à Beyoglu pour y prendre le funiculaire  le plus vieux du continent, afin de remonter à la base de la rue Istikal, où nous marchons vers notre hôtel. Les transports publics sont vraiment excellents, et très peu dispendieux. Chaque utilisation coûte à peu près 1$C. Notre concierge nous a recommandé le restaurant Kivahan pour le souper, réputé pour ses spécialités turques. Situé à la place Galata, tout à côté de la tour du même nom. L’accueil est cordial et amical. On remet notre sort entre les mains du serveur qui nous apporte un assortiment de mezze turcs, qui étaient tous excellents. Mais l'assortiment de plats principaux est un peu décevant: tous ces plats goûtent tous à peu près la même chose. Ils sont tous faits à base de viande hachée, de l'agneau probablement. C'est le mélange qui accompagne la viande qui modifie le gout. C'est vraiment de la nourriture santé, mais à la longue, on se tanne de ce goût. J’aurais souhaité goûter à des mets plus aromatisés par des herbes ou des épices orientales. Pour éviter de remonter à pied vers notre hôtel, nous descendons à pied jusqu'au pied du funiculaire Meydani, qu'on utilise pour remonter cette côte abrupte du quartier Beyoglu, facilitant ainsi notre retour à l'hôtel.

lundi 7 novembre 2011

ISTANBUL (ISTAMBOUL) – 12 et 13 octobre

Orhan Pamuk, le célèbre écrivain turc, gagnant du prix Nobel de la littérature en 2006, a écrit une biographie où il décrit sa vile natale, intitulée « ISTANBUL – souvenirs d’une ville ». Dans la citation qui accompagne généralement tout livre qui se respecte et qu’on retrouve avant la première page, il cède la place à Ahmet Rasim qui écrit : « La beauté d’un paysage réside dans sa tristesse ».
Je ne suis pas d’accord avec cette citation. De façon générale, au Québec,et dans plusieurs villes et régions que nous avons visitées, les paysages ne sont pas tristes, surtout lors d’une belle journée ensoleillée d’hiver. Mais pour Istanbul, je crois que cette citation s’applique. Il est vrai que cette ville est un peu triste : on ne voit pas beaucoup de personnes habillées avec des couleurs vives, beaucoup des bâtiments sont encore sales et délabrés….et nous avons eu un temps froid, gris et il a plu assez souvent lors des 5 journées où nous y avons séjourné. L'aéroport d’Istanbul (Ataturk) (on retrouve le nom, les photos, portraits, statues de ce grand turc partout à Istanbul et en Turquie, nous y reviendrons) se trouve à 28 km du centre de la ville et notre hôtel se situe dans le quartier de Beyoglu, ancienne colonie gênoise de Galata. La ville d’Istanbul est la seule ville au monde qui se situe sur deux continents : une petite partie, comprenant la vieille ville (la Corne d’Or) et le quartier où se situe  notre hôtel, sur le continent européen, et une grande partie, sur le continent asiatique. Les deux ponts majeurs qui relient la Corne d’Or au quartier « moderne » de Beyoglu sont les ponts de Galata et le pont Ataturk(!). C’est le Bosphore qui sépare la ville entre ses deux continents.

Il est préférable de prendre le taxi pour se rendre de l’aéroport à son hôtel. Ils sont peu dispendieux. Cependant, comme la ville est compliquée et que les chauffeurs ne parlent pas l’anglais, il faut habituellement avoir en sa possession les indications écrites en turc pour se rendre à notre destination. Information importante : les chauffeurs turcs ne connaissent pas la peur!, mais les routes sont modernes et sécuritaires. Notre hôtel se situe un peu en haut de la tour Galata, dans un ancien monastère des franciscains rénové. L'hôtel est magnifique: Tomtom suites. Tout est moderne et propre. Service à l'entrée impeccable. Le directeur parle même le français,  tout comme un autre employé de la réception. Lorsqu’on lit un peu l’histoire de la ville, le français fut longtemps la langue de la diplomatie utilisée par les turcs
Toute la ville, que ce soit la Corne d’Or ou le quartier Beyoglu, est construite dans une colline, avec des pentes raides. Notre première rencontre avec les Stambouliotes se fait sur la rue Istiklal, la Rambla des Stambouliotes . Plus la soirée avance, plus il y a de monde. On se croirait en Espagne, sauf que les  Stambouliotes dinent plus tôt. La rue est située dans un quartier où on retrouve la presque totalité des anciennes ambassades, maintenant converties en consulat. La rue comporte de nombreux commerces avec des produits multiples. De la "guenille" habituelle, aux souliers, aux antiquaires, aux multiples restaurants, bars, bijouteries, bouquineries, etc...il n'y a pas un espace de cette rue qui ne soit pas commercial. Beaucoup d'atmosphère. En prime, circule sur cette rue le plus vieux tramway d'Europe, qui transporte les gens de la place Taksim au funiculaire. Ma première constatation: très peu de femmes complètement voilées (Niqab), et peu de hijab: à peine quelques unes.
Au contraire, les femmes d'Istanboul sont habillées et coiffées à l'européenne. Les jeunes hommes sont aussi habillés  à l'européenne. Difficile de s'imaginer qu'un jour ce pays se radicaliserait dans un islamisme fondamentaliste. Il est possible que la situation soit différente dans une autre partie de cette ville de 15 millions d'habitants, ce que nous constaterons un autre jour.  Autre caractéristique, les traits de visage des Stambouliotes sont durs, quelque soit leur sexe.
En explorant la rue,  nous entrons par hasard dans le marché aux poissonx: Le Balik Pazar. Là, tous les gérants de ces étals, tous adjacents à des restaurants, nous approchent dans la rue en nous proposant de manger dans leur resto. Difficile de toujours conserver une attitude polie, car il y en a beaucoup!! Rue qu'il vaut la peine de visiter. Finalement, la faim aidant, nous nous sommes laissé convaincre de manger dans un restaurant qui apparaissait plus convivial que les autres. Mais la vraie raison est que le gérant nous a interpellé en français!!. Cette langue est donc encore quelque peu vivante ici. Expérience culinaire intéressante: Mezzés turcs au début, et poisson (Bar du Bosphore) pour 4 personnes, cuit de façon parfaite. Cependant, nous avons appris quelques jours plus tard que c'est un truc pour touriste. ON vous demande de venir choisir votre poisson dans l'étal; c'est toujours un Bar du Bosphore....et il doit être fait en or, car il est très dispendieux!! Je crois que nous aurions autant aimé le poisson "habituel". Découverte du RAKI, boisson locale qui ressemble à du Pernod.  Le vin blanc turc est intéressant et même très bon. Fait cocasse: le serveur utilise une balayeuse portative « Black and Decker » pour nettoyer la table!! Nous entreprenons l'exploration de la ville demain.

lundi 10 octobre 2011

VOYAGE À ISTANBUL (ISTAMBOUL)

Je pars pour Istamboul visiter cette nouvelle destination "à la mode" pour 5 jours et par la suite, pour une croisière qui nous mènera d'Istamboul à Phillipi, Éphèse, Rhodes, Santorini, Amalfi, La Sicile, Rome, Florence, Monaco, Marseilles et Barcelone. 17 jours de vie oisive pour découvrir et redécouvrir parmi les plus beaux sites de notre planète.
L'Internet se fera rare, et je vous avoue que j'ai le goût de prendre congé des courriels, cellulaires, et autres gadgets électroniques et me retrouver au temps où on prenait un crayon et un papier et qu'on écrivait à quelqu'un en prenant du temps. J'écrirai donc mes observations et mes réflexions tout le long de ce voyage et peut-être que je les partagerai avec vous à mon retour....si vous êtes gentils.
Bonnes semaines....