lundi 2 juillet 2012

4 JUIN – BARCELONE – deuxième journée


Nous avons revisité la SAGRADA FAMILIA. Véritable coup de cœur de tout le voyage. Dès l’entrée, j’ai ressenti un sentiment de grandeur et de grand bien être, malgré la présence de milliers de visiteurs. Presque tout l’intérieur de la cathédrale est terminé. La cathédrale a été consacrée l'an dernier par Benoît V. Il reste les vitraux et le plancher, qui sera fait de mosaïque. Les échafaudages ont tous été retirés. On peut maintenant avoir une bonne idée de la façon dont Gaudi l’avait imaginée. De belles longues et fines colonnes supportent un plafond très élevé. Il s’inspirait de la nature pour imaginer ses créations architecturales et on voit la forme des colonnes qui imitent les arbres. Gaudi s’est entre autre inspiré des œuvres architecturales mauresques. 
Les mosquées célèbres comme celle de Cordoue, sont supportées par une multitude de colonnes contrairement aux cathédrales chrétiennes qui, habituellement, reposent sur des colonnes immenses et massives. La cathédrale de Cadix, par exemple, est supportée par des colonnes avec un des plus long diamètre que je n’aie jamais vu. On nous dit que lorsque les tours extérieures seront terminées, dont la tour de Jésus qui sera la plus haute, que la lumière filtrera par le toit à la façon dont la lumière pénètre dans une foret tropicale. Il faudra donc revenir pour voir cet effet. On complète aussi un vitrail à chaque trois semaines. Gaudi n’a pas imaginé le contenu des vitraux. Ce sont donc des artistes contemporains qui créent les œuvres. Gaudi n’avait déterminé que les couleurs. Je peux vous assurer que les vitraux sont époustouflants. Une orgie de couleurs diverses, mais de bon goût. Contrairement aux cathédrales médiévales, les vitraux ne contiennent pas de personnages ; uniquement que des couleurs.
La Sagrada Familia, c’est véritablement un chef d'oeuvre! Elle vaut le déplacement à Barcelone à elle seule.
En passant, si vous vous y rendez, il y a une entrée dédiée à ceux qui ont acheté leur billet sur Internet. Lors de notre passage, il n’y avait personne dans cette file ; par contre, nous avons dû patienter 15 minutes dans la file « régulière », qui nous est cependant apparue plus longue qu’elle l’était en réalité !

Nous avons passé le reste de la journée à déambuler le Passeig de la Gràcia, pour y revoir les maisons célèbres imaginées par Gaudi, puis, après un lunch au restaurant Madrid-Barcelone (super, très bon, cuisine locale, fraîche, beaucoup de barcelonais. Situé sur Arago, au coin de Passeig de la Gràcia. 14€ incluant un verre de vin ou une bière!), nous avons marché jusqu’à la Méditerranée, pour y 

revoir entre autre, la célèbre baleine de Frank Gery, sur la plage.
Pour le souper, l’hôtel nous a de nouveau recommandé un restaurant un peu plus haut de gamme que celui d’hier, mais encore dans des limites acceptables. Le  SENYOR PARALLUDA sur Carrer Argentaria 57, luxueux décor, moderne, excellente nourriture et finalement, avec un rapport qualité prix incroyable. Il faut dire que le prix des vins, contrairement à ce qu’on nous charge au Québec, est très acceptable. On peut boire un excellent vin espagnol pour 20€, taxes et service compris !
Demain, on découvre notre bateau

samedi 30 juin 2012

BARCELONE 2-4 juin 2012


Première étape d'un voyage qui nous mènera, par bateau, de Barcelone à Lisbonne.
Pour une rare fois, nous conduisons de Québec vers Montréal où notre ami nous a gentiment fourni l’espace de stationnement pour les trois prochaines semaines. Air Transat fournit l’avantage des vols directs Montréal-Barcelone et, pour notre retour, Lisbonne-Montréal. Ceci élimine l’attente à Frankfort ou Munich, si on vole par Air Canada, et le temps de la connexion. L'aller en auto vers Montréal ne dérange pas, on part, mais 3 heures d’auto au retour, c’est une toute autre chose.  
Je peux dire d'emblée que notre expérience fut concluante. L'utilisation de l’auto m'apparait préférable à celles des connexions aériennes, en terme d'économie de temps et d'énergie, s’il existe des possibilités de vols directs à partir de Montréal, et si l'heure d'arrivée du vol de retour est dans une fourchette "acceptable". Je ne crois pas que de conduire à 03h00 du matin est intéressant au retour d'un vol de 7 heures!.
Bon, nou allons partir, mais.....comme il arrive souvent....., notre vol fut retardé de deux heures, et nous avons dû attendre une autre heure dans l’avion pour je ne sais quelle raison. Lorsque le départ doit être à 22h00 et qu’il se fait effectivement à 01h00, la différence se fait sentir durant le vol (manger ou dormir ?) et à l’arrivée. Petit commentaire sur Air Transat. On paye moins cher, mais on en a pas mal moins. La nourriture n'est pas à la hauteur de celle d'Air Canada, on ne sert qu'un minuscule verre de vin et le système de divertissement, et bien, il n'en est pas un. Mais, c'est moins cher et c'a nous mène là où mous voulons aller.
Ah ! revoir Barcelone. Quelle belle ville, agréable, dynamique. C’est notre quatrième voyage ici et on commence à se sentir chez nous !

Notre hôtel se nomme « HOTEL BARCELONE CATEDRAL ». C’est un hôtel boutique très bien situé, presque adjacent à la cathédrale de Barcelone, mais sur une rue très peu passante. L’hôtel est moderne, luxueux, confortable et vraiment propre. Le personnel est accueillant, Le wi-fi est fourni gratuitement et les petits déjeuners sont compris dans le prix. Ces petits déjeuners sont servis sous terrasse ou à l’intérieur. Ils sont succulents et très copieux. Un très bon choix d’hôtel pour Barcelone. Presque tout est à distance de marche.
Malgré la fatigue du voyage, nous avons refait connaissance avec le vieux Barcelone. Lors de nos dernières visites, nous avions eu de la pluie. Revoir Barcelone sous le soleil, même si c’est chaud, nous procure une vision très différente de la ville. Se perdre dans les vieilles rues et découvrir de nouvelles fenêtres, portes, façades : quel plaisir.
L’hôtel nous a recommandé un restaurant très sympatique et vraiment excellent: le « CUINES DA SANTA CATERINA », situé dans le "Merkat de Santa Catorina". L’ambiance est particulièrement dynamique. Le rapport qualité prix est particulièrement satisfaisant. J’ai choisi les calmars poêlés et le cochon au lait. Vraiment excellent.
Suite demain


vendredi 29 juin 2012

JAMES TAYLOR EN SPECTACLE À LA PLACE DES ARTS, LE 28 JUIN 2012

J’aime James Taylor depuis très longtemps, mais je ne l’avais jamais vu en spectacle. Je suis encore sur le nuage où il m’a littéralement propulsé, lui et sa « gagne », lors de son spectacle du 28 juin à la PDA. Je crois même avoir presque cogné à la porte du ciel durant la soirée, tant certains des moments musicaux qu’il nous a livrés étaient magiques.
D’abord James Taylor a 64 ans. Il conserve toujours cette voix un peu particulière, mais très précise et si agréable à entendre. En l’écoutant, on le devine bon musicien, mais on réalise qu’il est aussi un excellent technicien de la musique lorsqu’on le voit manier la guitare, ou plutôt les trois guitares dont il nous a fait l’honneur d’entendre.
Ensuite il y a l’interprétation des textes avec cette voix. Peu de différence dans le style musical entre ce qu’on entend sur le CD et la reddition « live », mais toute la puissance et la différence proviennent de l’ajout du talent de ses musiciens et de ses choristes.
Je ne suis pas un mélomane comme j’imagine ce que peut être un mélomane. J’aime plusieurs styles de musique. J’avoue avoir un faible pour le style « folk rock ». Alors la rencontre des mots et de la trame musicale de James Taylor, de sa voix particulière et de la musique éblouissante et admirable qu’ont fournie ses 11 musiciens et choristes m’a littéralement propulsé sur mon nuage.
Sa complicité avec la foule et ses choristes et musiciens était communicative. Plusieurs succès, dont « You’ve got a friend », que nous avons eu le bonheur d’entendre, contrairement à ceux qui étaient au spectacle de la veille, nous ont été livrés, dont « Mexico », « Steamroler », « Country Road » et « Sweet Baby James ». J’ai adoré quelques pièces qui m’étaient inconnues et que j’avais peu entendues, comme « Frozen man » et une autre, balade amoureuse qui m’a catatonisée, et dont je ne connais pas le titre. Nous avons aussi eu des moments où il était seul avec sa guitare acoustique. Ce sont ces moments précieux où sa voix est particulièrement à l’honneur. Plusieurs styles de musique nous ont été livrés : le style western, la balade, le rock, le latino (à sa façon, avec son percussionniste cubain),etc.. À la fin, tous les spectateurs de la PDA étaient debout pour taper des mains et danser au son de « How sweet it is ».
Vraiment, « How sweet it is » résume bien cette soirée : « How sweet it is to listen to you » !!
Merci James et à la prochaine.


Ps petite note : à la PDA, les gens ouvrent continuellement leur téléphone portable pour prendre leur « tweet » ou pour filmer et prendre des photos. Je ne comprends pas pourquoi la PDA tolère cela, ou plus encore, comment les spectateurs adjacents à ces personnes tolèrent c’a ! Imaginons un instant que tous les écrans cathodiques des spectateurs soient allumés ! Enfin…

lundi 2 avril 2012

VIEILLIR, selon Bernard Pivot

J'ai dernièrement reçu ce texte magnifique de ma conjointe, qui elle-même, l'avait reçue d'une grande amie. Il provient du dernier livre de Bernard Pivot, intitulé "Les mots de ma vie". J'avais entendu parler de ce livre, qui consiste pour Pivot à écrire un texte sur un mot de chacune des lettres de l'alphabet, mais la critique n'était pas très bonne. Le texte sur le vieillissement, lui, est excellent. Il apporte un nouvel éclairage au vieillissement. Comme le dit si bien l'amie de ma conjointe: "C'est l'un des rares textes sur vieillir qui ne soit pas pleurnicheur et négatif".
Si je puis me permettre de le critiquer un peu, tout ce que dit Pivot est vrai, dans la mesure où on conserve la santé. Dès que cette denrée nous est retirée, la vieillesse dite "négative" prend le dessus. Peut-être même suis-je dans l'erreur. Peut-être devrais-je écrire simplement que la vieillesse prend le dessus dès qu'on perd le contrôle sur notre corps ou notre esprit.
Qu'en pensez-vous?


> Vieillir, c’est chiant. 
> J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. 
> Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
> Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. 
> Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. 
> On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. 
> On était bien dans sa peau. 
> On se sentait conquérant. Invulnérable. 
> La vie devant soi.
> Même à cinquante ans, c’était encore très bien.
> Même à soixante. 
> Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
> Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, 
> des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus 
> comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. 
> J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. 
> Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.
> Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.
> Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. 
> « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». 
> Les salauds !
> Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? 
> Les cons !
> Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation 
> à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
> Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée 
> pour me donner sa place. 
> J’ai failli la gifler. 
> Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, 
> si je lui étais apparu fatigué.
> « Non, non, pas du tout, a-t- elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… » 
> Moi aussitôt : «Vous pensiez que…?
> - Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir 
> de vous asseoir. 
> - Parce que j’ai les cheveux blancs ?
> - Non, ce n’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…
> - Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous ?
> - Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question            d’âge…
> - Une question de quoi, alors ?
> - Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
> J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux 
> et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
> 
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. 
> Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, 
> ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
 
> Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. 
> C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. 
> C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. 
> La musique est un puissant excitant du rêve.
> La musique est une drogue douce.
> J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant 
> soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, 
> soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, 
> musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés 
> les paysages sublimes de l’au-delà.
> Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés.
> Nous allons prendre notre temps. 
> Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. 
> Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. 
> En années? En mois? En jours
? 
> Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. 
> Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, 
> il faut jouir sans modération.
 
> Après nous, le déluge? Non, Mozart.
 

samedi 21 janvier 2012

LA RELIGION ET LE FOOTBALL AUX ÉTATS-UNIS

Merci mon Dieu!, l'expression est de mise! Les Broncos de Denver ont été éliminés la semaine dernière. On ne parlera plus de Teebow, leur quart arrière vedette et de ses incantations à Dieu à chaque fois qu'il réussit une passe de touché ou un jeu qui a réussi. Non seulement la religion a envahi la politique américaine d'une façon éhontée, mais elle envahissait maintenant le football! Il est maintenant de mise de se recueillir avant chaque match, de remercier Dieu après chaque partie, comme il est de mise de se recueillir avant chaque rencontre du parti républicain. C'a ne vous rappelle pas les rencontres du conseil de ville de Chicoutimi, avec leur maire Jean Tremblay!
Trêve de plaisanterie, j'ai déjà écrit dans ce blogue que je tente de recréer le lien qui me permettrait de vivre une spiritualité positive basée sur une croyance en Dieu. J'ai cependant toujours cru que la spiritualité était une affaire essentiellement privée, qu'on ne devait pas confondre avec la moralité recherchée chez les politiciens et les sportifs vedettes qui peuvent servir de modèles aux jeunes. Or aux États Unis, on juge maintenant les candidats républicains à leur croyance religieuse. Les évangélistes de la Caroline du Sud trouvent que Mitt Romney, à cause de sa croyance religieuse mormone, aurait une moralité tendentieuse. Qu'en serait-il si Teebow, notre quart arrière vedette était musulman? Le voyez-vous faire son incantation à la prière debout, les deux paumes de la main tournées vers le ciel, à la manière des musulmans. ON lui dirait sûrement d'aller prier ailleurs!

mercredi 11 janvier 2012

SANTORINI - (Grèce) - JEUDI 20 OCTOBRE


Soleil radieux, ciel bleu, température magnifique de 19-20'C. Le bonheur en perspective! Île grecque mythique, mais comment diable des gens ont-ils eu le goût de s'établir sur une telle île? Tout y est escarpé. Les 3 principaux villages que sont Fira (la Capitale, où on retrouve la majorité des commerces), Oia (une merveille de carte postale) et Imerovigli (qu’on ne visite pas lorsqu’on ne séjourne qu’un seul jour !) sont construits sur la partie élevée de l'île. À l'est, il y a les plages, mais toutes les constructions ont été bâties selon un modèle toit-terrasse (en anglais : « cave houses »). 
La terrasse de quelqu'un sert de toit pour l'autre. On se dirige vers l'île en bateau. Ici, c'est le syndicat des marins de Santorini qui mène, car sur les navettes, il y est inscrit "Boat Union". Habituellement, ce sont les navettes ("tenders", en anglais) des bateaux de croisières, qui nous transportent vers le port, mais ici, ce sont les bateaux des marins de Santorini. Notre guide nous informe que la veille, il y avait 12 bateaux de croisière d'ancrés dans la rade!!.  Aujourd'hui, il y en avait 4 lors de notre arrivée, et en fin de journée, il y en avait 6. 


Ç’a fait du monde sur une si petite île!!, avec peu d'endroits touristiques.  Petite randonnée en autobus vers la première ville, Oia. Intéressant de voir tous ces autobus qui grimpent la route en lacet, presque à la queue leu-leu-leu. 








On entre dans une carte postale. On a tous déjà vu, dans des films ou des cartes postales, ces petites maisons à dôme bleu, entourées d'autres maisons blanches, sous un ciel bleu, et devant une mer bleue. Difficile à battre comme point de vue. Les boutiques sont jolies, avec peu de babioles, et beaucoup d'artisanat local. Nous ne sentons pas que nous ayons suffisamment de temps dans cette ville, car nous devons nous rendre dans la capitale, Fira, ville beaucoup plus touristique. Mais la vue est imprenable. Encore beaucoup de bijouteries et de commerces. Il n'y a vraiment presque rien à visiter dans ces îles, sauf les commerces, la plage et les restaurants. Nous en découvrons un qui a une vue impressionnante sur la mer, sur les autres îles qui font partie de Santorini, et sur les 4 bateaux ancrés dans la rade. La nourriture y est aussi très bonne. 

Pour retourner au bateau, nous décidons de descendre les 700 marches vers le vieux port, au lieu d'utiliser les télécabines, ou les traditionnels ânes. On descend tout le long dans les excréments d'ânes, car les fameux ânes de Santorini sont toujours présents, et en grand nombre, même si nous n'avons vu que 5 touristes asiatiques les utiliser. Je peux comprendre qu'on utilise les ânes pour monter, mais pour descendre!! De toute façon, la descente à pied est un très bon exercice pour les cuisses, mais un très mauvais exercice pour les genoux. Nous quittons Santorini en nous disant que nous ne reviendrons probablement pas ici. Nous avons vu ce qu'il y avait à voir. Ce n'est pas le genre de tourisme qui nous intéresse. L'été dans cette île doit être affreux.

mardi 3 janvier 2012

PATMOS (Grèce) - MERCREDI 19 OCTOBRE

La compagnie de croisière a remplacé à la dernière minute Rhodes, qui était notre destination originale, par cette île grecque car on annonçait une grève à Rhodes. C'est la saison des démonstrations en Grèce, à cause des grandes difficultés économiques de ce pays.  Cette île fait partie des îles grecques de la mer Égée qui sont tout prêt de la Turquie. Difficile de comprendre pourquoi toutes les îles de la mer Égée ou presque, qui sont continues au territoire turc, font partie de la Grèce et non de la Turquie. Probablement une question de traités où la propriété des îles s'est déplacée d'un pays à l'autre au cours des deux derniers millénaires. Nous avons eu un coup de foudre pour cette petite île d'à peine 2800 habitants. D'abord, il fait soleil, ce qui fait une différence considérable lorsqu'on découvre une partie de pays. Nous devons nous rendre sur l'île par une navette, ce qui rend la découverte de l’île encore plus agréable. Petit village grec caractéristique avec ses maisons blanches, ses portes bleues et ses commerces et restaurants qui ont tous une vue ou qui sont situés sur le bord de la mer. Peu de bateaux de pêche cependant. Après une petite excursion dans la ville de Skala (la capitale), en face de laquelle notre bateau est ancré, nous prenons l’autobus de la ville (il doit y en avoir un seul!!) pour aller visiter la seule attraction touristique de l'île qu'il faut voir, le monastère de Saint-Jean le théologien, véritable pièce d'orfèvrerie byzantine et grecque orthodoxe, en honneur de Saint-Jean. Saint Jean fut capturé à Ephèse, mené à Rome, jeté dans de l’huile bouillante, pour enfin être exilé sur l’île de Patmos par l’Empereur romain Titius Flavius Dominatus. L'église se situe à Chora, petit village situé plus haut que la capitale, Skala. Tout le long de la remontée en autobus,  on découvre des paysages à couper le souffle. Arrivé à l'église, c'est le temps de contempler la vue du village situé tout en bas, entourée du reste de l'île et de l'eau bleue typique de nos images des îles grecques              .  On peut même y apercevoir notre bateau bien ancré dans la petite baie. Pour accéder à l'église, on doit monter à pied le long d’une petite rue, le long de laquelle on découvre une rangée de maisons d'un côté, et la vue qui s'améliore à chaque pas, de l’autre. Difficile d'exprimer et de décrire une telle vue: c'est du rarement vu, et nous avons beaucoup voyagé! Il est certain que les photos ne reproduiront pas ce que nous avons vu. La visite du monastère est facilitée par la présence de guides touristiques qui accompagnent un groupe de Français et qui décrivent le monastère avec d'infinis détails. En résume, ce monastère fit construit en 2 étapes. D'abord, c'est l'exemple classique d'un complexe médiéval monastique fortifié construit en 1088. 
Ce monastère a attiré de nombreux pèlerins avec le temps, et les moines qui y restaient devinrent riches. Ils y construisirent la chapelle dédiée à la Vierge Marie au XIIe siècle, et la partie la plus riche, comprenant de magnifiques exemples de bois sculpté, avec une iconographie byzantine typique. Au XVIIe siècle, ils élevèrent devant la chapelle principale, la chapelle des 12 apôtres qui décrit entre autres, le voyage de Saint-Jean qui visita et demeura un temps dans l'île, accompagné de Marie. Vraiment magnifique.  Nous revenons à la ville par autobus et le chauffeur, sachant qu'il y a quelques touristes dans son autobus (je me demande même s'il n'en est pas le propriétaire!!), stoppe dans un endroit où la vue est la plus belle. 
Vraiment une belle découverte, faite lors d'une belle journée tempérée et ensoleillée. Il est clair que notre impression n'aurait pas été la même s'il eut plu et fait froid.











La journée se termine sur le bateau par un magnifique coucher de soleil