lundi 2 avril 2012

VIEILLIR, selon Bernard Pivot

J'ai dernièrement reçu ce texte magnifique de ma conjointe, qui elle-même, l'avait reçue d'une grande amie. Il provient du dernier livre de Bernard Pivot, intitulé "Les mots de ma vie". J'avais entendu parler de ce livre, qui consiste pour Pivot à écrire un texte sur un mot de chacune des lettres de l'alphabet, mais la critique n'était pas très bonne. Le texte sur le vieillissement, lui, est excellent. Il apporte un nouvel éclairage au vieillissement. Comme le dit si bien l'amie de ma conjointe: "C'est l'un des rares textes sur vieillir qui ne soit pas pleurnicheur et négatif".
Si je puis me permettre de le critiquer un peu, tout ce que dit Pivot est vrai, dans la mesure où on conserve la santé. Dès que cette denrée nous est retirée, la vieillesse dite "négative" prend le dessus. Peut-être même suis-je dans l'erreur. Peut-être devrais-je écrire simplement que la vieillesse prend le dessus dès qu'on perd le contrôle sur notre corps ou notre esprit.
Qu'en pensez-vous?


> Vieillir, c’est chiant. 
> J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. 
> Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
> Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. 
> Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. 
> On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. 
> On était bien dans sa peau. 
> On se sentait conquérant. Invulnérable. 
> La vie devant soi.
> Même à cinquante ans, c’était encore très bien.
> Même à soixante. 
> Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.
> Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, 
> des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus 
> comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. 
> J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. 
> Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.
> Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.
> Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. 
> « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». 
> Les salauds !
> Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? 
> Les cons !
> Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation 
> à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
> Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée 
> pour me donner sa place. 
> J’ai failli la gifler. 
> Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, 
> si je lui étais apparu fatigué.
> « Non, non, pas du tout, a-t- elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… » 
> Moi aussitôt : «Vous pensiez que…?
> - Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir 
> de vous asseoir. 
> - Parce que j’ai les cheveux blancs ?
> - Non, ce n’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…
> - Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous ?
> - Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question            d’âge…
> - Une question de quoi, alors ?
> - Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
> J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux 
> et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
> 
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. 
> Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, 
> ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
 
> Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. 
> C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. 
> C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. 
> La musique est un puissant excitant du rêve.
> La musique est une drogue douce.
> J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant 
> soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, 
> soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, 
> musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés 
> les paysages sublimes de l’au-delà.
> Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés.
> Nous allons prendre notre temps. 
> Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. 
> Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. 
> En années? En mois? En jours
? 
> Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. 
> Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, 
> il faut jouir sans modération.
 
> Après nous, le déluge? Non, Mozart.
 

samedi 21 janvier 2012

LA RELIGION ET LE FOOTBALL AUX ÉTATS-UNIS

Merci mon Dieu!, l'expression est de mise! Les Broncos de Denver ont été éliminés la semaine dernière. On ne parlera plus de Teebow, leur quart arrière vedette et de ses incantations à Dieu à chaque fois qu'il réussit une passe de touché ou un jeu qui a réussi. Non seulement la religion a envahi la politique américaine d'une façon éhontée, mais elle envahissait maintenant le football! Il est maintenant de mise de se recueillir avant chaque match, de remercier Dieu après chaque partie, comme il est de mise de se recueillir avant chaque rencontre du parti républicain. C'a ne vous rappelle pas les rencontres du conseil de ville de Chicoutimi, avec leur maire Jean Tremblay!
Trêve de plaisanterie, j'ai déjà écrit dans ce blogue que je tente de recréer le lien qui me permettrait de vivre une spiritualité positive basée sur une croyance en Dieu. J'ai cependant toujours cru que la spiritualité était une affaire essentiellement privée, qu'on ne devait pas confondre avec la moralité recherchée chez les politiciens et les sportifs vedettes qui peuvent servir de modèles aux jeunes. Or aux États Unis, on juge maintenant les candidats républicains à leur croyance religieuse. Les évangélistes de la Caroline du Sud trouvent que Mitt Romney, à cause de sa croyance religieuse mormone, aurait une moralité tendentieuse. Qu'en serait-il si Teebow, notre quart arrière vedette était musulman? Le voyez-vous faire son incantation à la prière debout, les deux paumes de la main tournées vers le ciel, à la manière des musulmans. ON lui dirait sûrement d'aller prier ailleurs!

mercredi 11 janvier 2012

SANTORINI - (Grèce) - JEUDI 20 OCTOBRE


Soleil radieux, ciel bleu, température magnifique de 19-20'C. Le bonheur en perspective! Île grecque mythique, mais comment diable des gens ont-ils eu le goût de s'établir sur une telle île? Tout y est escarpé. Les 3 principaux villages que sont Fira (la Capitale, où on retrouve la majorité des commerces), Oia (une merveille de carte postale) et Imerovigli (qu’on ne visite pas lorsqu’on ne séjourne qu’un seul jour !) sont construits sur la partie élevée de l'île. À l'est, il y a les plages, mais toutes les constructions ont été bâties selon un modèle toit-terrasse (en anglais : « cave houses »). 
La terrasse de quelqu'un sert de toit pour l'autre. On se dirige vers l'île en bateau. Ici, c'est le syndicat des marins de Santorini qui mène, car sur les navettes, il y est inscrit "Boat Union". Habituellement, ce sont les navettes ("tenders", en anglais) des bateaux de croisières, qui nous transportent vers le port, mais ici, ce sont les bateaux des marins de Santorini. Notre guide nous informe que la veille, il y avait 12 bateaux de croisière d'ancrés dans la rade!!.  Aujourd'hui, il y en avait 4 lors de notre arrivée, et en fin de journée, il y en avait 6. 


Ç’a fait du monde sur une si petite île!!, avec peu d'endroits touristiques.  Petite randonnée en autobus vers la première ville, Oia. Intéressant de voir tous ces autobus qui grimpent la route en lacet, presque à la queue leu-leu-leu. 








On entre dans une carte postale. On a tous déjà vu, dans des films ou des cartes postales, ces petites maisons à dôme bleu, entourées d'autres maisons blanches, sous un ciel bleu, et devant une mer bleue. Difficile à battre comme point de vue. Les boutiques sont jolies, avec peu de babioles, et beaucoup d'artisanat local. Nous ne sentons pas que nous ayons suffisamment de temps dans cette ville, car nous devons nous rendre dans la capitale, Fira, ville beaucoup plus touristique. Mais la vue est imprenable. Encore beaucoup de bijouteries et de commerces. Il n'y a vraiment presque rien à visiter dans ces îles, sauf les commerces, la plage et les restaurants. Nous en découvrons un qui a une vue impressionnante sur la mer, sur les autres îles qui font partie de Santorini, et sur les 4 bateaux ancrés dans la rade. La nourriture y est aussi très bonne. 

Pour retourner au bateau, nous décidons de descendre les 700 marches vers le vieux port, au lieu d'utiliser les télécabines, ou les traditionnels ânes. On descend tout le long dans les excréments d'ânes, car les fameux ânes de Santorini sont toujours présents, et en grand nombre, même si nous n'avons vu que 5 touristes asiatiques les utiliser. Je peux comprendre qu'on utilise les ânes pour monter, mais pour descendre!! De toute façon, la descente à pied est un très bon exercice pour les cuisses, mais un très mauvais exercice pour les genoux. Nous quittons Santorini en nous disant que nous ne reviendrons probablement pas ici. Nous avons vu ce qu'il y avait à voir. Ce n'est pas le genre de tourisme qui nous intéresse. L'été dans cette île doit être affreux.

mardi 3 janvier 2012

PATMOS (Grèce) - MERCREDI 19 OCTOBRE

La compagnie de croisière a remplacé à la dernière minute Rhodes, qui était notre destination originale, par cette île grecque car on annonçait une grève à Rhodes. C'est la saison des démonstrations en Grèce, à cause des grandes difficultés économiques de ce pays.  Cette île fait partie des îles grecques de la mer Égée qui sont tout prêt de la Turquie. Difficile de comprendre pourquoi toutes les îles de la mer Égée ou presque, qui sont continues au territoire turc, font partie de la Grèce et non de la Turquie. Probablement une question de traités où la propriété des îles s'est déplacée d'un pays à l'autre au cours des deux derniers millénaires. Nous avons eu un coup de foudre pour cette petite île d'à peine 2800 habitants. D'abord, il fait soleil, ce qui fait une différence considérable lorsqu'on découvre une partie de pays. Nous devons nous rendre sur l'île par une navette, ce qui rend la découverte de l’île encore plus agréable. Petit village grec caractéristique avec ses maisons blanches, ses portes bleues et ses commerces et restaurants qui ont tous une vue ou qui sont situés sur le bord de la mer. Peu de bateaux de pêche cependant. Après une petite excursion dans la ville de Skala (la capitale), en face de laquelle notre bateau est ancré, nous prenons l’autobus de la ville (il doit y en avoir un seul!!) pour aller visiter la seule attraction touristique de l'île qu'il faut voir, le monastère de Saint-Jean le théologien, véritable pièce d'orfèvrerie byzantine et grecque orthodoxe, en honneur de Saint-Jean. Saint Jean fut capturé à Ephèse, mené à Rome, jeté dans de l’huile bouillante, pour enfin être exilé sur l’île de Patmos par l’Empereur romain Titius Flavius Dominatus. L'église se situe à Chora, petit village situé plus haut que la capitale, Skala. Tout le long de la remontée en autobus,  on découvre des paysages à couper le souffle. Arrivé à l'église, c'est le temps de contempler la vue du village situé tout en bas, entourée du reste de l'île et de l'eau bleue typique de nos images des îles grecques              .  On peut même y apercevoir notre bateau bien ancré dans la petite baie. Pour accéder à l'église, on doit monter à pied le long d’une petite rue, le long de laquelle on découvre une rangée de maisons d'un côté, et la vue qui s'améliore à chaque pas, de l’autre. Difficile d'exprimer et de décrire une telle vue: c'est du rarement vu, et nous avons beaucoup voyagé! Il est certain que les photos ne reproduiront pas ce que nous avons vu. La visite du monastère est facilitée par la présence de guides touristiques qui accompagnent un groupe de Français et qui décrivent le monastère avec d'infinis détails. En résume, ce monastère fit construit en 2 étapes. D'abord, c'est l'exemple classique d'un complexe médiéval monastique fortifié construit en 1088. 
Ce monastère a attiré de nombreux pèlerins avec le temps, et les moines qui y restaient devinrent riches. Ils y construisirent la chapelle dédiée à la Vierge Marie au XIIe siècle, et la partie la plus riche, comprenant de magnifiques exemples de bois sculpté, avec une iconographie byzantine typique. Au XVIIe siècle, ils élevèrent devant la chapelle principale, la chapelle des 12 apôtres qui décrit entre autres, le voyage de Saint-Jean qui visita et demeura un temps dans l'île, accompagné de Marie. Vraiment magnifique.  Nous revenons à la ville par autobus et le chauffeur, sachant qu'il y a quelques touristes dans son autobus (je me demande même s'il n'en est pas le propriétaire!!), stoppe dans un endroit où la vue est la plus belle. 
Vraiment une belle découverte, faite lors d'une belle journée tempérée et ensoleillée. Il est clair que notre impression n'aurait pas été la même s'il eut plu et fait froid.











La journée se termine sur le bateau par un magnifique coucher de soleil

jeudi 29 décembre 2011

KUSADASI- EPHESE (Turquie)-MARDI 18 OCTOBRE -

Enfin il fait beau!! Le soleil est au rendez-vous mais la température est toujours froide. La ville de Kusadasi est un ancien village de pêcheurs qui s'est peu a peu transformé en village presque exclusivement touristique. La population est de 50,000 habitants  l'hiver et monte à 300,000 durant la saison touristique. Il n'y a rien à visiter ici, sauf les magasins !!. C’est en fait un marché moderne à ciel ouvert. La majorité des commerces sont des lieux où on vend des objets de luxe, mais "des faux", et plusieurs bijouteries. En regardant les commerces où il se vend de faux sacs à main, on se demande si les bijoux sont aussi des faux ! Un de ces commerçants nous a emmené dans son magasin "spécial" où de fausses sacoches et sacs Louis Vutton, Gucci, Burburrey, etc. s'entassent sur les étagères. La qualité semble être au rendez-vous car au toucher, c'a ne semble pas être du vinyle, mais du cuir très souple. Mais nous ne sommes pas intéressés. C'est vraiment le paradis du faux shopping. Pour 250$, on pourrait se procurer un faux sac à main Burburrey qui se vend 2500$ dans les vraies boutiques. Alors je vous le demande, pourquoi les gens paient-ils pour se procurer un brai sac à main? Les européens ont découvert cette ville, à cause de son beau temps, à cause de ses plages magnifiques, et parce que l'immobilier est beaucoup moins cher que le long de la Méditéranée. Les Allemands, les Russes et les Irlandais sont les principaux acheteurs de résidences d’été, dans l'ordre. On voit des milliers de petites maisonnettes, dans l'autobus qui nous amène à Ephèse. Les Turcs qui y vivent doivent subir la hausse du coût de l'immobilier et vivent donc à Smyrna, qui est située à une cinquantaine de km de Kubalasi. 

Nous avions déjà visité cette ville ancienne il y a 3 ans, mais c'était au mois de novembre. La saison touristique était sur le point de se terminer. Aujourd'hui, je ne crois pas avoir jamais vu autant de monde sur un site historique en même temps! Il y avait 3 bateaux dans le port de Kusadasi ce matin, et notre guide nous dit qu'il y en avait un autre dans la vile de Smyrna, en plus des Turcs qui font aussi la visite du site ( Smyrna compte 3 millions d'habitants). À Éphèse, on a terminé les recherches de nouvelles ruines, car il doit en avoir encore des milliers qui sont toujours enfouies. Les Turcs se concentrent maintenant sur la reconstruction des temples et autres structures d'intérêt.                                                                AVEZ-VOUS DÉJÀ VU AUTANT DE MONDE?
                         
Les plus connus sont évidemment la bibliothèque, le temple d'Adrien, les toilettes( !), le bordel( !) et le stade. Mais ils ont reconstruit plusieurs colonnes le long de la voie principale et, si on a assez d'imagination, on peut s’imaginer la population déambulant sur des trottoirs qui étaient couverts à l’époque, le long des rues encadrées de colonnades et de statues, circulant au travers les marchés, les temples, la bibliothèque, le bordel, les toilettes, le stade, etc... 








                                   MAGNIFIQUE BIBLIOTHÈQUE D'ÉPHÈSE







                                                                                                                                        

                                                                                                                     TEMPLE D'ADRIEN
Le stade compte 14,000 places, et est encore utilisé au moins 4 fois par année. 



Au cours de notre excursion, nous avons pu visiter les terrasses, ouvertes depuis 3 ans. C'est un projet  Austro-Turc de 35 millions d'Euros. Les résultats sont déjà impressionnants. Il s'agit de la reconstruction des demeures des riches éphésiens, dont les maisons pouvaient compter de 12 à 16 pièces, étendues autour      TERRASSES                                                 d'un atrium et sur plusieurs étages. Les décorations devaient être magnifiques, si on se fie au peu que nous avons pu voir. Le système de chauffage était passablement avancé, tout comme les toilettes. Content d'avoir pu contempler de nouveau ces merveilles, mais si je reviens une prochaine fois, je prendrai un audio guide, et viendrai une journée ou il y a moins de monde!!


On commence à beaucoup se plaire dans ce petit bateau. Les employés sont gentils, le est exemplaire et la nourriture, vraiment très bonne, à quelques exceptions près

mardi 27 décembre 2011

KAVALLA - PHILIPPI - (Grèce)-LUNDI 17 OCTOBRE -

Le bateau a roulé et tangué toute la nuit. Le sommeil a été rare!!



Mon Dieu qu'il ne fait pas beau et que c'est froid!!
Le bateau a roulé et tangué toute la nuit. Le sommeil a été rare!!
La tuque et le foulard ont été de mise toute la journée, il est probable qu'il faisait entre 3 et 5'C, avec un vent assez fort.




                                            IL FAISAIT FROID!!



Visite des ruines de PHILIPPI, ville antique de quelque 60,000 habitants, sur laquelle ont été construites plusieurs églises chrétiennes, suite aux visites de Paul, dont on peut d’ailleurs visiter la prison dans laquelle il fut incarcéré pour 1 journée (!). Philippi  est un champ de ruines où il y a pas très peu de reconstruction, comparé à Éphèse. 

À l’exception des ruines des églises chrétiennes qui se tiennent encore debout, il n’y a presque aucune colonne qui a été « remontée » ou temple, qui a été reconstruit. Il faut donc beaucoup d'imagination pour envisager comment vivait les gens dans cette ville antique, nommée en l'honneur de Philippe, père d'Alexandre le Grand. On peut marcher sur la rue principale, imaginer l'immense marché qui y était situé, et envisager l'envergure des 4 églises chrétiennes qui y furent construites. 

Le Théâtre est petit et toujours fonctionnel. Notre guide était très renseignée et intéressante. Avec un bon guide, il vaut la peine de visiter ces ruines, si ce n'est que pour comparer à l'envergure des travaux qui furent entrepris â Éphèse, ville où nous serons demain.


RUINES D'UNE ÉGLISE CHRÉTIENNE - ON REMARQUE QUE LES COLONNES ET LES ARCS PROVIENNENT D'ANCIENS TEMPLES ROMAINS

mercredi 21 décembre 2011

MESSAGE DE REMERCIEMENT DE MON ANGE

Je vous ai déjà parlé de nos amies les soeurs de Saint-François d'Assise, Aline et Hélène.
Le 1ier octobre dernier, je signais un blogue intitulé: UN ANGE----HOMMAGE À UNE AMIE, blogue dans lequel je vous avouais mon amour de cette personne qui a consacré sa vie d'abord à Dieu, à sa communauté, aux malades de Saint-François d'Assise et maintenant, depuis sa retraite, aux pauvres et aux démunis. De toutes façons, malgré ses fonctions d'infirmière, elle a toujours travaillé pour aider les plus démunis d'entre nous.
Dernièrement, elle célébrait ses 50 ans de vie religieuse. Liette et moi avons participé à cette fête très humblement et nous avons reçu un petit mot de remerciement d'Hélène. Je veux le partager avec vous  car, comme je le disais le 1ier octobre, elle a une façon de parler de Dieu qui me fascine. Voici ce que je disais entre autre le 1ier octobre dernier:
"J'admire cette concentration intense que je retrouve lors de chacune des prières que vous récitez au début des repas que nous prenons ensemble ou dans votre chapelle, lors des visites que nous faisons avec Liette et Pierrot. Cette admiration est autant plus grande que pour moi, la prière demeure toujours un grand mystère. C'est en vous regardant prier que je peux comprendre que Dieu existe, mais je ne connais pas encore le chemin qu'il faut prendre pour vous imiter."

Je continue d'y travailler: je lis actuellement un livre d'un Jésuite théologien appelé Bernard Sesbouë intitulé: "CROIRE". Vraiment très intéresssant et très terre à terre. Je vous en reparlerai plus tard.
MAINTENANT, VOICI LE MOT DE REMERCIEMENT D'HÉLÈNE
Un fraternel bonsoir Liette et Claude !
        Je viens vous remercier pour les bons voeux exprimés à l’occasion de mes Noces d’Or. Votre amitié m’a comblée au-delà de mes désirs.
        Il y a 52 ans je répondais à l’appel du Seigneur qui me disait  ¨Viens à ma suite Hélène, j’ai ouvert pour toi un chemin de vie¨.
         Le bonheur, je l’ai trouvé dans le don de moi-même au Seigneur et au service de ma Communauté, des malades, des pauvres et des réfugiés.  Que de grâces reçues !
        Le Bon Dieu a placé sur ma route des personnes comme vous qui m’ont soutenue par la prière, l’entraide, la joie de vivre,  l’amour inconditionnel, etc.  Merci d’avoir été là et d’y être encore aujourd’hui.  J’essaierai encore de garder grand’ ouverte la porte de mon cœur car je sais qu’Il y a un Dieu d’amour qui se tient tout proche de tous ceux et celles que j’aime.
        Priez pour moi afin que je sois toujours comme Dieu le veut.
        Merci encore pour ces bons mots, ces magnifiques cartes, ces cadeaux qui sont pour moi des gages de communion dans l’amour.