mardi 6 mai 2014

VOYAGE AU JAPON – JOUR 6 - DIMANCHE 13 AVRIL - TOKYO - MONT FUJI - HAKONE


Note au départ : le lecteur pourra constater que quelques fois, il reconnaîtra des passages des guides « Voir » et « Michelin ». C’est volontaire, pour ajouter du contenu aux descriptions du voyage.

Encore une belle journée ensoleillée.
On quitte Tokyo, très court séjour pour découvrir une mégalopole de 33 millions d'habitants. Mais une ville, c'est une ville. Je dois avouer que j'aime mieux les paysages que les villes. Je retiendrai principalement le grand modernisme de cette ville et l’absence de capharnaüm, je dirais presque que la ville est silencieuse, bizarre de souvenir pour une ville si gigantesque. Absence de bouchons, absence de mégots de cigarette à terre, propre partout. Enfin!!
Pour se rendre au mont Fuji, les agglomérations villageoises que nous traversons ne sont pas jolies du tout. Aucune coquetterie, peu de grands arbres et la distance entre les différentes habitations est très courte (<1M). Pour s'y rendre, on croise de nombreux chantiers routiers. À chaque 15-20m, un employé est positionné avec un bâton lumineux pour s'excuser des inconvénients que causent les travaux et pour gérer la circulation!! Différent des cols bleus de Québec ou Montréal !! C’est probablement une autre raison des raisons pour lesquelles le taux de chômage au Japon est très bas.
Nous sommes extrêmement chanceux car nous pouvons apercevoir le mont Fuji en entier. 
C'est vraiment un cône parfait et cette année, il y eut beaucoup de neige. C'est la montagne sacrée du Japon. Elle symbolise l'unique et l'éternel. Chaque année, plus de 17 millions de japonais le visitent. Jusqu’au début du XXième siècle, ce lieu, considéré comme sacré, ne fut escaladé que par des prêtres et par des pèlerins. Aucune femme ne pouvait le gravir.  D’une hauteur de 3776 mètres, sa dernière éruption date de 1707. Quoique éloignée du mont, la ville de Tokyo a reçu 2cm de suie suite à cette éruption. On dit que "Un homme sage gravit le mont Fuji une fois, un fou deux." Comme nous sommes dans une région plus élevée en terme d'altitude, les cerisiers sont à leur meilleur. C'est vraiment un beau mélange de cerisiers blancs, roses pales et roses foncés.
Nous décidons de ne pas aller jusqu'à la première station pour ne pas perdre de temps car il y a beaucoup de monde. De toutes façons, c'est la vue de la montagne de loin qui est belle.
Direction HAKONE, région qui compte 9 villages et 13 stations thermales. Les cerisiers sont éparpillés dans la montagne, ça donne un coup d'œil assez particulier.
Le musée en plein air de CHOKOKU-NÔ-MORI est une petite merveille. 
C'est une fondation privée qui fut lancée par un grand propriétaire de stations de télévision et de moyens de communication. 









Le musée est un parc comportant une flore très variée, dans lequel sont placés des sculptures diverses en provenance de partout dans le monde. Rodin entre autre, et de plusieurs époques. 



Il y a un pavillon PICASSO dans lequel on retrouve plusieurs grandes œuvres du peintre, des aquarelles, des céramiques, etc... Vaut la peine d'être vu. 









Par la suite, on continue vers la vallée d'OWAKU-DANI, ancien cratère ou on peut voir des sources thermales. On y grimpe par une gondole et par la suite, à pied vers les principales sources. Une des attractions est la cuisson d'œufs dans cette eau qui rend la coquille noire!! J'en ai acheté et ils goûtent la même chose!!






On se rend ensuite à notre hôtel, un RYOKAN où les chambres sont à la japonaise. Très belle expérience. On enlève ses souliers à l'entrée de la chambre, il y a un coin relaxation, ou on doit s'asseoir sur les talons ou les jambes par en avant (ouch), puis un coin dînette, avec un trou pour les jambes. Nous avons la vue sur le golf HAKONE YUNOHANA. Puis l'expérience des bains dans l'eau chaude "naturelle" en provenance des caldeiras sulfureuses. L'archipel NIPPON contient près de 26,000 sources thermales. Aux abords de celles-ci ont été construites de véritables stations thermales appelées ONSEN. Une architecture demeurée en parfaite symbiose avec la nature fait que ces ONSEN sont devenus, aujourd'hui, les oasis d'un NIPPON ancien ou les Nippons aiment à venir se ressourcer. De nos jours, la plupart de ces ONSEN se trouvent dans des auberges traditionnelles appelées RYOKAN, comme celle où nous séjournons, où les bains peuvent être pris le jour comme la nuit. Rituel tout ce qu'il y a de précis. À la japonaise. D'abord on se déshabille dans la chambre et on enfile le YAKUTA, sorte de pyjama japonais en coton.  On peut aussi revêtir une veste, la HAORI, lorsqu'il fait plus froid. On se rend aux bains qui ne sont pas mixtes. Comme il ne s'agit pas de baignade, on entre dans l'eau dévêtu après s'être savonné. Et ce n'est que dûment rincé qu'on entre dans le bassin. On doit donc se laver devant les autres pour prouver qu’on n’entre pas dans l'eau sans s'être lavés. Il s'agit d'un petit isoloir ouvert sur le bain, afin que les autres soient témoins que tu t'es lavé avant d'entrer dans le bain, dans lequel se trouve un petit banc, su lequel tu déposes une petite serviette. On retrouve tout ce qu’il faut pour être très propre !!
Il y a aussi un seau dans lequel tu mets de l'est très froide que tu te verses sur le corps après être sorti du bain. L'eau est très chaude. On rencontre nos amis voyageurs dans leur plus stricte intimité!! Il y a un bain extérieur avec de l'eau plus chaude, parce que plus proche de la source. L'eau est trouble et sent beaucoup le souffre. Celle du bain intérieur est transparente et ne sent presque pas. On doit surement la filtrer. On ne peut pas rester bien longtemps dans cette eau car elle est très chaude. Après, on se lave de nouveau et on revient à la chambre.
Notre souper est un souper typiquement japonais. On doit revêtir le YUCATA pour aller souper. Alors les 23 voyageurs, la guide et notre accompagnateur sont tous revêtus du YUCATA. 
C'est déjà une expérience. En arrivant, on a devant nous les premiers plats du KAISEKI, notre souper gastronomique japonais qui comptera 11 plats. Les plats se suivent les uns après les autres et sont tous originaux. 
Le SAKÉ accompagne très bien ce repas. 







De retour  dans la chambre, la table a été déplacée et a la place, on a place deux futons directement sur le tatami. On va voir ce que ça donne, mais le premier contact avec ce lit est très correct. La nuit sera merveilleuse. Tout confort, mais plusieurs du groupe n’ont pas aimé.



Journée très intense avec une expérience très japonaise.











dimanche 4 mai 2014

VOYAGE AU JAPON – JOUR 5 - SAMEDI 12 AVRIL 2014 - NIKKO


 Note au départ : le lecteur pourra constater que quelques fois, il reconnaîtra des passages des guides « Voir » et « Michelin ». C’est volontaire, pour ajouter du contenu aux descriptions du voyage.

Départ plus matinal à 8h00 car la journée sera longue.
Super belle journée ensoleillée encore. Nous sommes chanceux. On annonce 9'C à NIKKO.
La route pour se rendre pourrait être belle mais pour la majorité du voyage, il y a des murs pare-sons qui nous empêchent de voir le paysage. On sait cependant qu'on quitte la zone urbaine. On voit d'abord des collines avec beaucoup d'arbres feuillus. Les cerisiers sont moins "avancés" car il fait plus froid. Puis les collines se changent en montagne. On arrive à NIKKO, on passe devant le pont arc bouté de SHINKYO, de couleur ocre. Ce pont marque l'entrée de la zone sacrée. La légende veut que le moine bouddhiste SHODO SHONIN, qui construisit le premier temple, traversa le DAIYA, nom de la rivière, sur le dos de deux énormes serpents. Le pont d’origine date de 1636. Le pont actuel date de 1907.

Le premier temple est bouddhiste, le RINNO-JI, qui est en complète rénovation. Le temple est entièrement enveloppé d'un bâtiment où les ouvriers travaillent. C'est le temple du bouddha AMITABHA, le dieu de la lumière éternelle.  Ce bouddha très populaire pour sa compassion est entouré de deux déesses KANNON; la déesse aux 1000 bras et celle à la tête de cheval. Le bouddha  AMITABHA est tout en bronze et est très intéressant.

Puis, au travers d'une forêt de pins absolument magnifiques qui lui sert d'écrin, le très grand mausolée  de TOSHO-GU, le plus grand mausolée du Japon et faisant partie du patrimoine de l'Unesco. C'est un mausolée shintoïste. Construit par TOKUGAWA IEMITSU, qui cherchait à éblouir le peuple. Deux années durant, quelques 15,000 artisans venus de tous les coins du Japon travaillèrent pour créer cet ensemble somptueux.





On y entre par un très grand TORII en  béton. Le Chemin de gravelle nous mène ensuite à la pagode à 5 étages, construite en 1650. 



Puis nous apparaissent un à un les quelques dizaines de bâtiments tous aussi magnifiquement sculptés les uns des autres. Certains stockaient les aliments, d'autres abritaient les soldats, un était une bibliothèque. 













On accède au temple, le YAKUSHI-DO, dont l'acoustique fait resurgir le son du dragon peint au plafond, le NAKYRIU. La personne en fait une démonstration en cognant deux bouts de bois à différents endroits du temple. La différence est nette. On entend l'écho.  
Puis on arrive devant une porte qui nous mènera à une deuxième cour, la porte YOMEI-MON, une des plus belles réalisations de ce mausolée. Plus de 500 sculptures de différents animaux, fleurs, oiseaux très colorés, en contraste avec le centre de la porte qui elle est peinte en blanc.  On accède ensuite au temple ou on retrouve des œuvres originales magnifiquement rénovées. Le tombeau du seigneur TOKUGAWA IEYASU se trouve en haut de quelque 100 marches. Tombeau très modeste, comparé au complexe de temples et de ses bâtiments de service. Tout ceci dans un décor montagneux rempli de cèdres qui ressemblent à ceux qu'on retrouve au parc Stanley en Colombie Britannique. Tout simplement magnifique.
Ce mausolée de TOSHO-GU est de loin le mausolée le plus imposant que nous n'ayons jamais vu jusqu'à présent, et il en sera de même pour la suite du voyage. Chaque bâtiment est sculpté et coloré de façon originale, et le site est magnifique.

Ensuite, on grimpe à 1450 mètres pour luncher sur les bords du lac CHUZENJI, au pied du mont NANTAI. Lunch très occidental composé d'un potage au mais et d'une truite saumonée du lac. 











On revient ensuite vers Tokyo en faisant un arrêt à la cascade de KEGON, d'une hauteur de 90m. Ici, un premier étudiant s'est suicidé, et il semblerait que d'autres ont suivi et suivent encore. La cascade est tout ce qu'il y a de banal lorsqu'on vient du Canada. Surtout de ces temps-ci, je passais devant les chutes Montmorency, à Québec,  avant hier, et c'était un vrai torrent, une vraie chute, quoi!! Ca, c'était impressionnant!!





Retour à Tokyo

Souper français à l'hôtel; c'a change du japonais, mais je dois avouer que j'aime la très grande variété de cuisine japonaise. Je reviendrai la dessus dans un autre blogue.