dimanche 5 août 2012


LECTURES D’ÉTÉ 2012
Une petite pause dans le récit du voyage, qui se continuera, ne vous en faites pas!!
Quoi de mieux durant les vacances que de se plonger dans des bons livres, sans compter les heures, mais en relevant quelquefois la tête pour regarder cette belle mer, ces belles vagues et toujours avoir à l’oreille le bruit qu’elles font lorsqu’elles se brisent sur la plage.
J’aimerais partager avec vous les livres que j’ai lus durant ces trois semaines sur la belle plage de Biddeford Pool, endroit que nous fréquentons maintenant depuis 22 ans.
LINCOLN par Gore Vidal, roman Libre expression, 1984
J’ai d’abord dévoré la bibliographie d’Abraham Lincoln de Gore Vidal. Cette bibliographie a fait l’objet d’une télésérie que je n’ai jamais vue, mais que je vais m’obliger à regarder. La période couverte par le livre est de sa nomination comme président jusqu’à sa mort, soit à peine 4 ½ ans (1861 à 1865). Mais la lecture de ce livre nous permet de comprendre toute la dynamique de nos voisins du sud, toute la différence entre les états du Nord et ceux du Sud. Saviez-vous que Lincoln était un républicain, parti qu’il a d’ailleurs participé à fonder, et que les républicains, durant ces années, étaient les progressistes, ceux qui proposaient des modifications. Les démocrates visaient le statu quo. Ce sont les républicains qui visaient l’abolition de l’esclavage, et non les démocrates ; mais parmi eux, il y avait toutes sortes de versions. Lincoln ne concevait plus la notion d’esclave, mais il ne voulait pas, au début, que les noirs demeurent aux Etats-Unis. Il souhaitait qu’ils retournent en Afrique et qu’ils aillent coloniser un pays d’Amérique centrale. D’autres dans son cabinet visaient tout simplement la fin de l’esclavage, avec des compensations financières pour les propriétaires. Il a fait sa campagne présidentielle la dessus, et c’est pour quoi, lorsqu’ il fut élu, il dut arriver incognito à Washington, qui se trouvait en territoire des Confédérés ! Lorsqu’on regarde le faste qui entoure maintenant l’arrivée des nouveaux présidents en poste à Washington, on a de la difficulté à imaginer que le président d’un pays  de 31 millions à l’époque, comptant 3,5 millions d’esclaves, arrive incognito à Washington pour assurer sa sécurité !
Lincoln s’arrangea pour inclure dans son cabinet ses principaux adversaires, ce qui lui permit de les amener de son bord. La description de toute cette stratégie ar Vidal est très intéressante. Lincoln force presque continuellement les membres de son cabinet à se placer dans sa position, ce qui les place dans une position difficile, s’ils veulent conserver leurs idées originales. Pour les amateurs de stratégie politique, le livre est un « must ». La guerre civile fut extrêmement dure pour le pays, et pour Lincoln, qui suivait le déroulement au quotidien. 51,000 mors à la bataille de Gettysburg. Celle de Chicamauga : 34,000 victimes. De véritables carnages pour assurer une vision future d’un pays. Faut vraiment être sûr de sa vision ! Le discours du président Lincoln à Gettysburg est un petit bijou pour favoriser la réconciliation. Entre le Nord et le Sud Il semblerait qu’il soit sorti de son texte pour le lire. Il mourut car il ne croyait pas à sa protection, négligeant d’avoir au moins un garde du corps avec lui tout le temps, malgré les nombreuses tentatives d’assassinat auxquelles il a fait face. Le tueur n’a eu qu’à entrer dans la loge du président au théâtre Ford et il tira Lincoln dans la tête à bout portant.
Cette période a mis en évidence la grande incompétence de nombreux généraux du Nord. Je me demande si le fait que la population du Nord était beaucoup plus importante que celle du Sud, permettant un recrutement obligatoire de « chair à canon » par tirage au sort. Il ne fait aucun doute, à la lecture du livre, que Lee était un meilleur général. Il s’est toujours battu avec moins de soldats. C’est l’arrivée de Ulysse S. Grant qui a permis la victoire finale. Ce général devint par la suite président des Etats-Unis. Le seul autre président des Etats-Unis à devenir général fut Dwight Eisenhower.
Donc livre éclairant sur une des périodes cruciales de nos voisins du Sud, qui m’a permis de découvrir comment réussir lorsqu’il y a tant de controverses autour de soi. Dommage qu’Il ait été tué si rapidement.

LES FABLES DE SANG par Arnaud Delalande, Grasset, 2009
Livre assez original. C’est un roman de fiction qui se passe au palais de Versailles, de la mort de Louis XV à l’arrivée de Louis XVI. Marie Antoinette y joue un rôle important. Il s’agit de l’enquête d’un agent secret vénitien, Villanova, qui doit résoudre les crimes commis par un meurtrier en série assez original. À chacun de ses crimes, il laisse une fable de Lafontaine comme indice. Le roman contient  cependant énormément de détails anodins sur les us et coutumes de l’époque. On dirait que l’auteur désire nous faire savoir qu’il a effectué une recherche approfondie sur la mode, l’alimentation, la culture, les parfums, etc… de l’époque et qu’Il doit utiliser beaucoup de pages pour nous décrire les fruits de sa recherche. Néanmoins, un très bon roman « policier » et surtout très bien écrit, mais avec des longueurs.

LA MAIN DU CIEL de Pierre Frey, maison l’Archipel, 2007
J’ai découvert cet auteur avec le roman « Terminus Berlin », à l’instar de bien des lecteurs. C’était une histoire bien ficelée  qui se passait en 1945. Ce nouveau roman est très léger et invraisemblable. Il raconte le rapt d’un pape pour protéger une société secrète du Vatican. Comme lecture de vacances, on ne peut mieux. C’est un livre qui se lit très vite et qui nous permet d’imaginer les très nombreuses activités secrètes qui doivent exister au Vatican.

LA FILLE DE GALILÉE par Dava Sobel, Éditions Odile Jacob, 2001
Livre extrêmement original. Il s’agit d’une bibliographie de Galilée, faite en partie à partir des lettres que lui a écrit sa fille, qui était cloîtrée. Ouvrage très bien documenté, il nous fait découvrir toute la force scientifique de ce génie, qui a œuvré non seulement pour confirmer la théorie que la terre n’était pas le centre de l’univers, mais qu’elle tournait autour du soleil. Véritable révolution que cette guerre entre la science et la religion. Le livre nous permet de découvrir comment Galilée s’alliaient des personnages religieux importants comme un pape, pour lui permettre de faire connaître ses découvertes. Mais aussi il nous permet de découvrir le danger que couraient ces personnes au moyen âge. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs monté sur le bûcher, étant déclarés hérétiques. Galilée a vu son ouvrage magistral : « Dialogue sur les Grands systèmes du monde » banni par l’église. Un tribunal religieux lui a refusé son imprimatur. Mais le livre connu un vif succès en dehors des pays catholiques, et ce sont les avantages que fournissait cette connaissance de l’astronomie aux pays concurrents de la France, l’Espagne et l’Italie qui ont permis, bien des années plus tard, de réintroduire ce livre. Énormément de détails. Je dois avouer que je n’ai pas lu toutes les lettres de sa fille, ni les chapitres portant sur les us et coutumes de la période. Je me suis surtout intéressé à la partie « scientifique » et « politique » du livre. Fascinant.

QUI SÈME LE SANG par Arne Dahl, Seuil policier, 2009
J’avais déjà été séduit par cet auteur en lisant son premier roman « Misterioso », genre de polar particulièrement bien ficelé. Cet auteur, dont on ne connaît pas le vrai nom, car il utilise un pseudonyme, travaille à l’académie qui décerne annuellement  les prix Nobel. Cette intrigue est particulière car elle sort le personnage principal de son pays pour l’amener aux Etats-Unis, à la recherche d’un tueur en série qui utilise des méthodes de torture particulièrement terribles et souffrantes. Intrigue bien ficelée, le livre nous tient en haleine tout le long du roman, sans perte de rythme. Excellent.

Voilà. Je suis actuellement en train de terminer la bibliographie de Benjamin Franklin par Walter Isaacson, celui qui vient d’écrire la bibliographie à succès de Steve Jobs. C’a, c’est un livre passionnant et fascinant. C’est une autre façon de découvrir la naissance d’un grand pays, les Etats-Unis. Je vous en reparlerai.

samedi 4 août 2012

11 JUIN - SANTA CRUZ DE LA  PALMA -ÎLE DE LA PALMA, CANARIES
C’est l’une des 7 îles des Canaries. C’est aussi l’une des moins habitées: la population est de 70,000 personnes. C’est une île volcanique, comme les 6 autres.
Nous avons choisi l’excursion d'une journée qui nous permettra de la découvrir. Notre guide Wilm est d'origine belge. Personnage très coloré, très connaissant et très intéressant.


Dès le départ, dans la ville de Santa Cruz, on aperçoit une copie en béton teint du "Santa Maria" de Christophe Colomb, l’un des 3 bateaux qu'il pilotait lors de la découverte de l'Amérique en 1492. Il est difficile d’imaginer que des humains ont réussi à traverser l’océan atlantique avec ces « coquilles de noix » si petites. L’intimité ne devait pas être au rendez-vous. Les Canaries devinrent un passage obligatoire entre l'Amérique et l'Europe, car c’est le point européen le plus septentrional. Après les Canaries, c’est l’océan jusqu’en Amérique ; c'est pourquoi les îles furent souvent attaquées par les pirates. L'un d'entre eux, Leclerc, brûla la ville au XVIème siècle, détruisant entre autre les archives de la ville.
Nous nous dirigeons ensuite vers le sanctuaire de Las Nieves, où on visite l'église Notre Dame des Neiges (de los Nieves). Magnifique petite église du XVIème siècle avec un autel fait de 450 kg d'argent. Beaucoup d'arbres autour, faisant l'ombre requise lorsque les gens se rassemblent après la messe. À l'intérieur, on retrouve les chandeliers que nous avions aussi vus à Madère. Il y a le magnifique plafond fait de bois lambrissé sculpté qui est une des attractions de cette petite église.

De la, route vers l'observatoire de "La Conception", puis, vers le parc national de la Caldera de Taburiente. Arrêt sous les arbres pour prendre un petit "Cava", champagne espagnol, avec fruits et amandes. Première fois que c'a se passe ainsi. Moi qui ne voulait pas boire avant une heure aujourd'hui!!. Puis en direction ouest vers le parc national. Nous croisons plusieurs "galerias" qui sont les équivalents des "Levadas" portugaises, sorte de tuyaux qui amène l'eau des hauteurs plus pluvieuses vers le bord de la mer qui est plus sec. Nous montons vers l'observatoire "La Cumbrecita", où on peut observer le cratère Caldera de Taburiente, qui est immense. On y retrouve plusieurs km de sentiers pédestres qui sont très bien entretenus. Le "flame tree", sorte d'arbre en forme de parasol, avec une fleur rouge, est magnifique. 
On y retrouve aussi le jaquaranda, magnifique arbre avec des fleurs mauves. Les bougainvilliers sont omniprésents. On retrouve dans cette île plus de 700 variétés de fleurs et d'arbres. Le pin qui entoure le cratère et qui le tapisse est résistant aux feux de forêts. C'est le "Canary pine tree". Nous en avons vus qui ont le tronc tout noirci par le feu, avec de nouvelles "feuilles".  L'île, à cause de sa presque absence de pollution atmosphérique et lumineuse, et à cause de ses pics qui sont au dessus des nuages, est devenue un lieu favori des nations pour observer les planètes. C'est le "Instituta astrophysica de Canary" (IAC). On peut apercevoir quelques dômes blancs sur le bord du cratère.


Par la suite, nous revenons vers Santa Cruz, prenant la route de San Pedro, où nous arrêtons luncher au Parador de La Palma. Oasis magnifique, avec jardins et vue sur la mer, nous mangeons à l'extérieur, en compagnie d'un couple d'Australie et du Nouveau Mexique. Un des deux australiens est l'équivalent de notre Bernard Delorme, ayant été lecteur de nouvelles durant 35-40 ans. Ian Ross, de Seven News. L'autre couple est un couple reconstitué de deux veufs. Rencontre intéressante. L'homme du nouveau Mexique est aussi un randonneur. Il nous a fourni quelques noms de compagnies qui organisent des tours de randonnée. Par la suite, nous nous dirigeons vers le sud pour visiter le cratère San Antonio, qui fut la conséquence d'un volcan en 1971. Plus d'un km carré de nouveau terrain a été ajouté aux Canaries et à l'Espagne. On y retrouve déjà quelques pins et aussi, plusieurs plantations de bananeraies. Les bananes sont la première économie de cette île ; les avocats, la deuxième ; le tourisme, la troisième. Il y a plus de 30% de chômage dans l'île. Plusieurs "bargain" aussi (95,000€) pour un Condo 2 chambres entre autre. Le volcan s'est produit près de la ville de Fuancaliente. Les gens de cette ville souhaitent un nouveau volcan, car pour eux, ce fut un véritable boom économique d'accueillir les personnes qui sont venues voir ce volcan en éruption. 


Puis retour vers Santa Cruz, avec un arrêt "cava" sur un observatoire, avant de revenir au bateau. Belle journée, beaux paysages. Île calme, avec quelques plages. Activité principale, le trekking. Je crois que nous y reviendrons.










mercredi 25 juillet 2012

9 JUIN- JOURNÉE EN MER
Relaxante journée en mer, pour prendre un peu de repos, avant de visiter les villes de la prochaine étape et surtout d'entreprendre toutes les excursions qui viennent.
Sur ce bateau, c'est le festival de la chirurgie plastique. Je me demande vraiment comment ces femmes peuvent se regarder dans le miroir et se trouver attrayantes. Genre de refus de la vieillesse, mais plus que c'a, c'est d'accepter d'avoir l'air de dire aux autres: regardez comme je suis jeune, malgré mon âge, tandis que tout le monde sait que tout est refait. 
Nous nous habituons à ce bateau. On constate que les gens sont plus fortunés que sur le Princess. On reconnaît cela par l'habillement et par le fait qu'il y a moins de personnes obèses. L'obésité est aussi en fonction de la classe sociale et il y a moins d'obèses chez les gens qui ont de l'argent. C'est pas difficile de se trouver une chaise sur le bord de la piscine et cette dernière est de bonne grandeur, permettant de faire des longueurs. La salle d'entraînement est super, les appareils sont neufs. Il y a une salle de spinning. Je ne suis pas encore allé au Spa. Pas le temps. Nous avons fait la salle à dîner, le restaurant "Toscania", le "Jacques" et ce soir, le "Ginger". Ce sera la découverte culinaire du voyage. Une cuisine asiatique originale et excellente au gout. Seul problème, le restaurant est sans fenêtre et avec des lumières très diminuées. Parce que les croisières en juin permettent d'étirer la journée. Le soleil se couche vers 20h45; c'est donc dire que nous pouvons souper en regardant le soleil se coucher dans tous les restaurants et la salle à dîner, à l'exception du Ginger.
Le spectacle du chanteur très bon et nous dansons sur des airs des années 60 et 70.
C'est vraiment un beau bateau et ceci confirme le dicton qui est de toujours voyager sur des bateaux récents. Le Riviera a débuté sa carrière en mai 2012, soit il y a deux mois.
Sur ce bateau, ou lors de l'excursion en Andalousie, je me suis fait poser la question suivante, après que cette américaine de Seattle eut appris que j'étais canadien français et que je parlais français: " Croyez-vous que c'est utile pour le Canada que d'avoir des Français?" je dois vous dire que j'ai été pris au dépourvu. Jamais je n'ai eu à répondre à une telle question. J'y ai cependant vu un avantage. C'a m'a permis de me réapproprier les raisons le la fierté québécoise, de la fierté de nos origines et de notre culture et aussi la croyance forte que sans le Québec, le Canada ne serait qu'un 51ieme état américain en terme de culture. Intéressant....non!?
10 JUIN- FUNCHAL, MADÈRE.
Nous retrouvons le Portugal. Nous avons choisi l’excursion « L’Ouest de Madère », en se disant que la ville de Funchal aura probablement des similitudes avec les villes insulaires, et que le plus intéressant sera de découvrir le reste de l’île. Effectivement, nous n’aurons pas le temps de visiter la capitale de l’île de Madère. Nous souhaiterions trouver une ou des places où faire des séjours prolongés durant les mois difficiles de notre hiver québécois, et il nous faut une connaissance un peu plus précise des lieux où nous souhaiterions séjourner.
D’abord, la première curiosité de notre excursion est la tenue vestimentaire de notre guide, ou de toutes les guides de ce tour. Elles sont toutes habillés de la même façon : pantalons ou jeans serrés, escarpins de bois avec lanières de couleur. Étrange. Mais Monika, car elle s’appelle ainsi, ne sera pas très bonne.




Ma première impression de l'île est bonne. Il s'agit d'une île aux milles surprises. Premier arrêt, Camera de Lobis, petit village de pêche, où il ne reste au plus qu'une vingtaine de barques petites et défraîchies, mais peinturées de couleurs très vives : le rouge, le bleu et le jaune sont présent. On continue à faire sécher le poisson. Je me demande ce que font les autres habitants de ce village. Quelques autobus en même temps, pour photographier le petit coin, les barques, et les poissons qui sèchent. C'a fait pas mal de monde dans le petit village.
L'église du village est belle et assez caractéristique des églises de cette région. Au plafond, on y retrouve plusieurs candélabres suspendus. Première fois que je vois cela. Avec le doré, on dirait une influence grecque orthodoxe, ce que la guide nie véhémment. C'est de style madérien qu’elle me dit, c'est tout. Comme c’est dimanche, tout est fermé. Seuls les hommes sont dehors, jouant un jeu de carte avec beaucoup d'énergie. On ne voit presque pas de femmes; pourtant la journée est très belle. Ce n'est pas un village très riche, mais on y retrouve une certaine originalité. 


Je remarque dans une vitrine qu’on y vend de l’Absinthe à 80% d’alcool !! Comment peut-on se relever d’une cuite à l’absinthe ?






Ensuite, CABO GIRAO, où on contemple les deuxièmes plus hautes falaises d'Europe. Assez impressionnant. Puis la route vers Serra de Agua, où on monte au sommet de l'Encumeada, à 1007m. On ne voit rien, il y a de la brume partout, ou nous sommes dans les nuages. Redescente vers l'autre face de l'île, la face nord, en passant par Sao Vicente. 












La, parcours sur une route qui est littéralement dans le vide. Autrefois, elle laissait passer les autos dans les deux directions. Impossible d'envisager un tel événement. C'est vraiment énervant de penser que le chauffeur d'un autobus à une si grande responsabilité. Enfin, c'est l'expérience, et elle est unique. J'imagine que les routes de la Corse doivent être similaires. On arrive à Porto Moniz, autre petit village touristique pour le lunch, où on mange au restaurant ORCA. On mange d'abord la soupe recommandée, tomate oignons, avec un oeuf, et on prend de l'Espada, poisson qui, paraît-il, il faut mieux goûter que regarder!!. Je le prends comme il est conseillé, ie aux bananes. C'est très bon, mais le goût des bananes est un peu trop fort.  Bière locale de Madère, la bière CORAL, qui est aussi très goûteuse.
Ce petit village est entouré de piscines creusées naturellement et qui ont été "améliorées" par les organismes touristiques. Semble intéressant de s'y baigner, mais nous n'avons pas le temps!!
Retour le long de la côte, par CALHETA. On a vu beaucoup de paysages de l'île de Madère. C'est très diversifié, on se plaît à imaginer explorer les très nombreux sentiers pédestres qui s'y trouvent et a faire la farniente.






Puis retour dans notre 5 étoiles
Je crois qu'on y reviendra.







dimanche 22 juillet 2012

8 JUIN – MALAGA - ESPAGNE
C’est par le port de Cadix que nous irons à Malaga, en excursion.
Nos amis, eux, irons visiter l’Alhambra, à Grenade. Nous avons choisi de ne pas retourner visiter l’Alhambra, malgré la beauté de ce site, car nous y sommes déjà allés, et, comme je le disais dans le blogue précédent, nous souhaitons découvrir des endroits où revenir lors des mois durs de l’hiver québécois.
Ce fut une excursion décevante, car nous n’avons pu passer assez de temps libre pour découvrir la ville de Malaga. Le groupe est demeuré ensemble et le temps pris pour le lunch était trop important. Néanmoins, nous avons débuté par une visite du Castillo de Gibralfaro, genre de château dont la seule importance est de fournir à ses visiteurs une vue imprenable sur la ville. Puis, par autobus, nous descendons vers la vieille ville où on nous emmène dans la cathédrale de la Encarnacion, surnommée "La Manchotta" (La Manchotte) car elle n'a qu'une tour! 


Même si on n'en parle pas dans les guides, j'ai aimé cette version de la Pieta d'un artiste inconnu. On m'a fait remarqué que les proportions de la main de la vierge avec son corps ne sont pas correctes. 




C'est probablement pourquoi cette version est dans cette cathédrale!.Par la suite, nous visitons les alentours, mais 
très rapidement car il faut aller luncher !.








Les résidences sont coquettes et un bon nombre d’entre elles sont fleuries. On ne voit pas de grands développements hôteliers à l’instar des autres villes côtières du sud de l’Espagne. On dirait que Malaga a, en partie, été épargnée de cette ignominie de planification urbaine.
Il fait beau, il fait chaud, il y a beaucoup de fleurs, nous sommes en Espagne et nous découvrons de nouveaux coins de pays. Je ne suis pas prêt à laisser aller Malaga comme future destination, mais ce ne sera probablement pas mon premier choix.

vendredi 13 juillet 2012

VALENCIA - 7 JUIN
Valence est une ville habituellement ignorée dans les itinéraires touristiques habituels, probablement parce que sa réputation est de ne pas être une  ville invitante. Mais ce que nous avons vu, dans notre journée, m’a beaucoup plu. Il est intéressant que la compagnie Oceania nous amène ici. La ville est magnifique, toute refaite et nettoyée. L’architecture est typiquement espagnole avec balcons et orielles et beaucoup de décorations en plâtre ou ciment sculpté. La rivière Thuro a été remplie et sert maintenant  de parc et de piste cyclable. Il y a de nombreux jardins, parcs, et les transports en commun nous semblent très bien organisés. Le bateau met à notre disposition une navette entre le port et le centre de la vieille ville. C’est un très bon service. Nous avons décidé de découvrir Valencia par nous-mêmes parce que c’est une ville facilement atteignable, sécuritaire et surtout parce que ma conjointe désire redécouvrir l’endroit où elle demeurait lorsqu’elle vint étudier l’espagnol, en….1969!! Inutile de dire que nous n’avons pu revoir cet endroit. Je crois que tout ce coin a été démoli pour faire place à des bâtiments plus modernes.
Nous découvrons d’abord la cathédrale qui est massive et très peu impressionnante. 










Puis, le marché central, vraiment intéressant, surtout la partie des poissons. 








La Longa de la Seda, ou le marché de la soie, est aussi un très bel édifice, avec un rez-de-chaussée aux colonnes fines d'Allure gothique et un deuxième étage qui servait entre autre de tribunal de commerce, avec un plafond de bois lambrissé. Très bel édifice. 

Puis nous déambulons à travers la ville 
pour revenir à la place de « L’Ayumento», ou place de l'hotel de ville. Place impressionnante, les bâtiments sont très beaux, avec beaucoup d’arbres. On sait maintenant pourquoi on voit tant d’arbres. À part leur beauté, ils servent à rafraîchir la population car la journée est très chaude!!! C’est à ce moment que nous traversons le Thuro à pied pour se perdre dans le quartier de l’Université de Valencia, sans pouvoir reconnaître l’endroit où ma conjointe habitait, il y a 43 ans !!

 Nous retournons au port par taxi, mais en demandant au chauffeur de nous faire
 découvrir la nouvelle merveille de la ville, la «Ville des arts et des sciences », (Ciudad de las Artes y las Ciencias ou CAC), dont le projet a vu le jour au début des années 90.



Ce spectaculaire espace architectural totalement futuriste, entouré de jardins paysagés et plans d'eau, recouvre sur près de 2 km l'extrémité Est du Jardin du Turia. On y retrouve entre autres le « Palais des Arts de la reine Sofia, en forme de squelette de baleine. Ce batiment contient entre autre une salle d’opéra. Il y a aussi un musée océanographique, et « L’Hémisphère », qui contient un planétarium Toute une construction!! D’autres bâtiments s’y ajoutent, donnant à l’étendue une impression d’être ailleurs qu’en Espagne, le style architectural étant tellement différent que celui que nous avions vu dans le centre ville. On réalise aussi que ce vaste complexe a été construit sur des terres très pauvres et éloignées à l’origine du centre ville. On peut distinguer des tentatives d’y construire des bâtiments d’habitation, mais avec la crise financière que subit actuellement l’Espagne, les grues ne semblent pas fonctionner. 

mardi 10 juillet 2012

PALMA DE MAJORQUE - 6 JUIN
Quelle belle découverte que cette île des Baléares. Mais d’abord, nous avons dû vivre une déception lors du tour organisé par le bateau.

L'autobus nous amène d’abord dans une ancienne maison d'été de nobles espagnols appelée ELS
CALDERES DE SANT JOAN. Mais avant de se rendre là bas, l’autobus prend la route de la côte et j’ai vraiment l’impression que toutes les stations balnéaires sont toutes pareilles : grands hôtels qui prennent toute la place le long des plans d’eau, et tous les commerces qui s’y 

rattachent, c’est-à-dire restaurants et commerces de détail. Le port renferme beaucoup de bateaux de plaisance de toutes grosseurs. Nous avons l’impression qu’Il y a beaucoup d’argent qui s’investit ou qui passe ses vacances ici. Je crois même avoir vu le bateau de Guy Laliberté. Un bateau appelé Allegria. Notre première impression de Palma était donc négative, même si, au loin, nous entrevoyions la magnifique silhouette de la cathédrale de Palma.

Le domaine ELS CALDERES DE SANT JOAN vaut la visite, surtout pour la découverte de la façon dont les riches espagnols aménageaient et meublaient les maisons dans lesquelles ils désiraient passer l’été pour fuir les températures torrides des villes, sur le continent.
Puis, nous sommes allés visiter le Château Bellver, seul château circulaire en Europe, construit au XIVième siècle par le roi Jaime I de Majorque. La seule raison de cette visite est de nous permettre des panoramas magnifiques de la ville de Palma.
Après cette visite, nous décidons d’aller explorer la ville de Palma, et c’est là que nous avons le coup de foudre. D’abord une cathédrale magnifique, probablement imaginée à partir de l’architecture gothique certes, mais aussi de l’architecture mauresque, tant les colonnes sont fines et nombreuses. Gaudi l’a visitée car il a redessiné l’hôtel principal. Je n’ai pas de misère à penser que Gaudi s’est inspiré de l’architecture de cette cathédrale, pour imaginer la Sagrada Familia.  CATHÉDRALE PALMA
On remarque aussi, dans cette cathédrale, la chapelle de San Pedro ou abside de l'adoration, par Barcelo, en 2007. C’est du pur style contemporain. C’est une première pour moi, que de voir, dans une cathédrale d’Allure gothique, une chapelle vraiment de style contemporain. C’est vraiment beau. L’artiste a ajouté, à la structure originale, une couche de plâtre peint et sculptée, dans laquelle on retrouve des vagues, des poissons, des hameçons, Jesus, etc... C’est vraiment magnifique. Par la suite, nous déambulons dans les petites rues de Palma où nous découvrons de magnifiques vieilles maisons, petits commerces artisanaux intéressants, et où mon ami se trouve finalement un chapeau de paille !!       
CHAPELLE SAN PEDRO       

Beaucoup de rues avec des platanes. Ma conjointe s’est aussi achetée, des perles de Majorque, évidemment, dans un petit commerce loin des rues commerciales touristiques, à la place Santa Eulalia, très belle petite place. Même les principales artères commerciales touristiques, comme le  Passeig de Born, la rue Jaume III et La Unio ont du caractère, à cause de l’architecture des maisons et commerces, que de l’atmosphère qui s’y dégage.
Donc très belle découverte que cette ville. On imagine la possibilité de nombreux circuits de trekking aussi dans l’île.









PASSEIG DE BORN - PALMA