vendredi 29 mai 2015

JOUR 18 - VOYAGE SINGAPOUR/MALAISIE/BORNÉO/BRUNEI – 3 au 26 avril 2015 – organisé par Voyages Lambert- LUNDI 20 AVRIL - BANTAG AI- KUTCHI

JOUR 18 - VOYAGE SINGAPOUR/MALAISIE/BORNÉO/BRUNEI – 3 au 26 avril 2015 – organisé par Voyages Lambert

LUNDI 20 AVRIL - BANTAG AI- KUTCHI
(note : le lecteur pourra retrouver des passages copiés du guide sur la Malaisie, Singapour et Brunei du guide « Lonely Planet » et des passages du livre de voyage remis par Voyages Lambert. Ceci est volontaire et permet d’ajouter des informations pertinentes aux commentaires personnels)


Nous retournons dans la capitale du SARAWAK. Long trajet en autobus avec quelques arrêts techniques.
C'est lors d'un de ces arrêts que Liette sera nommée mascotte de l'armée malaysienne (Photo: Ghislain Ouellet)!! C'est là que notre guide nous informe que si un soldat veut monter dans la hiérarchie militaire, il doit se convertir à l'Islam!

Journée assez plate car nous n'avons fait que du bus pour revenir à KUTCHING. Le clou de la journée a été la visite du Musée de SARAWAK. 
Comme le dit notre guide, c'est un musée dans un musée car il n'a pas été modifié depuis son ouverture en 1891. Le bâtiment est d'origine. Il est d'allure normande. Nous ne pouvions pas prendre de photos, alors il n'y aura pas d"images pour illustrer les propos de ce journal. C'est un musée qui abrite une fascinante collection d'objets culturels, dont des pièces qui se rapportent aux coutumes des populations tribales de Bornéo, dont les rites du tatouage, etc.. On peut aussi y visiter une reproduction d'une maison longue dont on a longuement parlé dans la journée du 19 Avril. Cependant, dans cette maison longue, on y a conservé quelques crânes datant de l'époque où les tribus se faisaient la guerre et coupaient les têtes. L'étage inférieur du musée contient deux salles qui présentent des mammifères, oiseaux et reptiles empaillés. Il faut visiter ce musée pour voir ce que nous n'avons pas pu voir dans la nature étant donne la rareté de ces mammifères maintenant dans les forêts!!!. Assez bizarre.  Belle collection de CALAO, oiseau qu'on appelle TOUCAN en Amérique du Sud et qui est l'oiseau sacré des IBAN. Il en resterait quelques uns en liberté maintenant. Les murales sont d'origine, elles présentent l'évolution des peuples autochtones de la région. À l'époque, les femmes vivaient avec les seins a découvert. Maintenant, on a recouvert ces seins de bandes noires, Islam oblige!! Puis nous avons fait un tour de ville en autobus et  avons aperçu quelques bâtiments importants de la ville. 
Sommes arrêtés pour photographier la mosquée nationale du SARAWAK. C'est le cimetière autour de cette mosquée qui est impressionnant. Comme d'habitude, les non musulmans ne sont pas admis dans les mosquées. 









Nous avons marché quelques petites rues au travers des commerces divers, en particulier deux commerces  qui réparent et vendent encore des vieilles machines à coudre car ici, il y aurait souvent des pannes d'électricité. 

Quartier indien, alors beaucoup de commerces de tissus. 





Nous arrivons par la suite devant le parlement du SARAWAK, déjà vu de notre chambre, bâtiment en forme de fleur de Lotus de couleur jaune qui ne serait pas tellement aimé par les habitants de la ville.








 À la gauche du parlement, se trouve l'ASTANA, qui est la résidence officielle du gouverneur du SARAWAK.










Souper buffet à l'hôtel, belle variété de mets.

jeudi 28 mai 2015

JOUR 17 - VOYAGE SINGAPOUR/MALAISIE/BORNÉO/BRUNEI – 3 au 26 avril 2015 – organisé par Voyages Lambert-DIMANCHE 19 AVRIL - VISITE D'UNE LONGHOUSE, RÉSERVOIR DE BATANG AI

JOUR 17 - VOYAGE SINGAPOUR/MALAISIE/BORNÉO/BRUNEI – 3 au 26 avril 2015 – organisé par Voyages Lambert

DIMANCHE 19 AVRIL - VISITE D'UNE LONGHOUSE, RÉSERVOIR DE BATANG AI
(note : le lecteur pourra retrouver des passages copiés du guide sur la Malaisie, Singapour et Brunei du guide « Lonely Planet » et des passages du livre de voyage remis par Voyages Lambert. Ceci est volontaire et permet d’ajouter des informations pertinentes aux commentaires personnels)












Le réservoir se situe sur la route qui mène de Serian à l'Indonésie






Nous partons par pirogue motorisée, 4 personnes par pirogue, vers la LONGHOUSE, pour y découvrir le peuple  IBAN. 
Il y a près de 1000 LONGHOUSE dans le SARAWAC. Le gouvernement malaysien et celui du SARAWAC tentent de maintenir en vie la tradition des peuples autochtones et leur mode de vie. Pour cela, ils leur fournissent les matériaux de construction pour bâtir leur LONGHOUSE, financent leur besoins en énergie, l'éducation de leurs enfants, etc... Quelques unes de ces LONGHOUSE acceptent les visiteurs moyennant de l'argent évidemment, mais aussi moyennant des cadeaux. Nous partons donc dans ces pirogues et traversons le lac en entier, pour ensuite voguer sur la rivière ENGKARI avant d'arrivée à la maison. Ce lac est un lac artificiel créé pour un barrage. 
On voit donc émerger de la surface du lac un bon nombre de cimes d'arbres, comme au Québec. Le long du parcours en pirogue, on aperçoit une petite chapelle bleue avec une croix et l'inscription: "Jesus Christ is Lord, Mangeling baptist chapel". On peut concevoir le travail des missionnaires du temps de JAMES BROOKE.
La maison longue que nous visiterons héberge 37 familles. Actuellement ils vivent du tourisme, de la pêche, etc... Ils sont très accueillants. Les cadeaux qui seront faits par le groupe sont donnés au chef de la maison qui les distribuera équitablement entre les familles. Si on veut donner un bonbon à un enfant, il ne l'acceptera pas parce que ça ne se fait pas!! Je me demande combien de temps cette coutume durera encore!!
Arrivé à la maison, on remonte dans le temps littéralement. Les hommes sont habillés t-shirt et shorts, avec flip-flop, mais les femmes ont un genre de SARI qui enveloppe leur corps.
Avant d'entrer, on aperçoit une partie de leur chapelle, elle aussi bleue, avec une croix et une inscription religieuse. Ils sont chrétiens, mais ils pratiquent aussi beaucoup de rites animistes.
On le remarquera plus tard car sur le seuil de chaque porte on peut retrouver en même temps un genre de pendentif animiste et des images religieuses. 
La maison est effectivement très longue; j'estime sans beaucoup me tromper qu'elle mesure 150 mètres.. L'espace RUAL, c'est-à-dire la très grande pièce entre les parties privées de chaque famille et la galerie est propre, malgré la promiscuité engendrée par le fait que 37 familles vivent sous le même toit. Il existe un code de conduite pour les personnes qui vivent dans ces maisons longues, on l'appelle ADAT. Ce code régit tout, du matériel au spirituel. C'est logique pour qu'il y ait un peu de calme et d'harmonie dans ces maisons. Nous sommes bien accueillis par les femmes, les hommes étant rares et étant probablement au travail. Sur chaque mur entre les portes, les IBAN exposent leurs œuvres artisanales qu'elles vendent. Ces œuvres sont très minimalistes et font très amateur. 
Quelques femmes veulent nous serrer la main. 
Devant la porte du chef de la famille, on voit l'organigramme de la LONGHOUSE, avec le chef, ses acolytes, et les différents comités pour faire fonctionner la maison. Vraiment bien organisé. 

Le chef nous sert le verre de l'amitié qui est un vin de riz fermenté, buvable, mais quelques cc seulement! Et après, il nous sert un alcool de riz qui n'est vraiment pas buvable. Puis on nous fait un petit spectacle de danse et de musique. 
Quatre femmes jouent des instruments très rudimentaires et traditionnels, et deux femmes et deux hommes dansent une danse traditionnelle vêtus de costumes autochtones. Encore une fois, je me porterai volontaire pour participer activement à cette dans traditionnelle coiffé d'un chapeau à plumes et portant un glaive de cérémonie. Qu'est-ce ce qu'il ne faut pas faire pour amuser la gallerie? 
Pendant ce temps, notre guide local SELVAM, et le chauffeur, préparent le repas dans la cuisine de "l'appartement" du chef. On visite cet espace qui, évidemment, est très chaud. Ils sont bien équipés, avec frigo, tv, etc... 









On mange; ce sera un des meilleurs lunch du voyage!!. Poulet et bœuf très parfumé. En particulier, un poulet aromatisé au gingembre cuit dans un grand tube de bambou.
Les IBAN ne sont pas les seuls autochtones du SARAWAK. Il y a 27 tribus dans l'ÉTAT.  Il y a les BUSANG, les PENISHING, les MENTAWAÏ, les DAYAKS, etc.. Tous ces peuples autochtones pratiquent l'art du tatouage qui a beaucoup de signification. 
D'abord les tatouages ne sont faits que par des personnes de haut-rang. On utilise une tige de bois avec trois aiguilles à son extrémité. Avant, les aiguilles étaient de bois. Une fois les pointes trempées dans l'encre, elles sont déposées sur la peau et martelées avec de petits coups rapides à l'aide d'une baguette en bois. L'encre est à base des noir de fumée,  d'eau, de sucre de canne et de fruits pilés. Les motifs varient en fonction de l'exploit ou de la période où se fait le tatouage. Chez les hommes, c'est le signe d'un acte de bravoure ou de moments particuliers. Par exemple, sur la gorge, le tatouage protège contre le manque de nourriture. Beaucoup des jeunes dans la maison les montraient, mais ce sont surtout les plus vieux qui en avaient.




Après ce lunch, une femme procède à la répartition des "cadeaux" que jous avons apportés avec nous. Ces cadeaux ont été évidemment achetés par nos guides. C'est un mélange d'objets de toilette, de confiserie, de bric-à-brac divers qui est réparti équitablement entre les familles. Un représentant de chaque famille, en majorité des femmes, a participé à cette répartition.



Nous sommes revenus à l'hôtel  en pirogue, comme au départ. Il fait très chaud. Coin d'ombre autour de la piscine; l'eau est trop chaude pour qu’on s’y baigne; c'est pire!!!!! Nous avons cédulé un massage et c'est dans la même salle que ma conjointe et moi sommes reçus par les deux masseuses. Celle qui me massera est petite et trapue. Nous nous étendons sur le ventre et ça commence!!, D'abord, elles nous marchent littéralement sur le corps. J'ai le goût de  cesser ce massage tout de suite tant c'est inconfortable. Puis elle se met à masser le dos; la pression exercée sur le corps est très forte, comme je le ressentirai tout au long du massage. Elle porte particulièrement attention à la zone entre les vertèbres dorsales et l'articulation costo-vertébrale en remontant le long de cette intersection avec ses métacarpo-phalangiennes. Ce n'est pas un très bon feeling. Ce n'est pas un massage californien. L'emphase est définitivement mise sur le dos et les épaules. Il ne restera aucun nœud musculaire après ce massage! La sensation après le massage est correcte, mais nous avons tous les deux l’impression de s’être fait passer sur le corps par un autobus!
Dans le grand hall extérieur de notre hôtel, il y a des centaines de martinets qui volent de leurs nids, juchés sur les poutres du toit, à l'extérieur. Lorsqu'on parle de la soupe aux nids d'hirondelle, il serait plus juste de parler de soupe aux nids de martinets car même s'ils sont de la même famille, le martinet est plus gros. Ici on enlève les nids presqu'à chaque jour. La soupe est faite en faisant bouillir le nid 3 heures, duquel on a enlevé les débris et les plumes. Le nid se défera alors en particules de fibres blanches. C'est cette substance qu'on prélèvera pour préparer en outre la célèbre soupe aux nids d'hirondelle.

Souper style buffet avec un barbecue. Nourriture correcte, sans plus. Nous avons cependant droit à un magnifique coucher de soleil sur le réservoir de BATANG AI et ses collines. L'Indonésie se trouve juste en arrière.

mercredi 27 mai 2015

JOUR 16 - VOYAGE SINGAPOUR/MALAISIE/BORNÉO/BRUNEI – 3 au 26 avril 2015 – organisé par Voyages Lambert- SAMEDI 18 AVRIL-KUCHING-SEMENGOH-BATANG AI

JOUR 16 - VOYAGE SINGAPOUR/MALAISIE/BORNÉO/BRUNEI – 3 au 26 avril 2015 – organisé par Voyages Lambert

SAMEDI 18 AVRIL-KUCHING-SEMENGOH-BATANG AI
(note : le lecteur pourra retrouver des passages copiés du guide sur la Malaisie, Singapour et Brunei du guide « Lonely Planet » et des passages du livre de voyage remis par Voyages Lambert. Ceci est volontaire et permet d’ajouter des informations pertinentes aux commentaires personnels)

Cette journée mémorable sera consacrée principalement à la découverte de l’ORANG-OUTANG.
Ces singes en danger d’extinction vivent habituellement autonomes dans la forêt, mais comme la majorité d’entre eux ont été rescapés par les humains et placés dans ce centre de « rééducation », deux fois par jour, on leur offre à manger; des bananes, des coconuts et, à leur insu, des médicaments. Normalement ils viennent chercher leur nourriture et on peut les observer. Même s’il y a 35 parcs naturels en Malaisie, la majorité n’ont que quelques km2 de surface. Ils ne peuvent donc servir de milieu de vie pour les ORANG-OUTANG, car ces singes requièrent un très grand habitat naturel. Entre les parcs, on défriche et on plante surtout des palmiers; ceci divise donc le territoire naturel de ces singes. Les ORANG-OUTANG sont végétariens et ils vivent dans les arbres. Vers 17h00 ils s'installent dans un arbre, font un nid et dorment 8 heures. Ils sont solitaires. Leur espérance de vie est de 35-40 ans. Ils sont matures dès l'âge de 8 ans, mais la femelle ne met bas qu'à l'âge de 15 ans, et elle n'aura que 4 portées dans sa vie. Les ORANG-OUTANG doivent apprendre de leur mère tout ce qui faut faire. Le Centre de réadaptation de SEMANGGHO, que nous visiterons aujourd’hui, vise à réintroduire les ORANG-OUTANG qui ont été séparés de leur mère et à leur apprendre à vivre de façon autonome. Les femelles sont petites, les mâles ont deux fois la taille, jusqu'à 1m60. Vers 18 ans, les mâles ont des joues enflées qui leur donnent une allure intimidante. Un grand ORANG-OUTANG peut avoir 2M d'envergure. Ils n'aiment pas l'eau; lorsqu’il pleut, ils peuvent utiliser des grandes feuilles comme parapluie. Donc ils ne prennent pas de bain; leur odeur les précède! Ils bougent très lentement dans les arbres et sont très gracieux, ils ne font presque pas de bruit. Les femelles ont un grand territoire, 400 arbres. Ils adorent les DURIAN, ce fruit dont on dit qu'il: "taste like heaven, smells like hell". Le mâle passe par la jungle et visite les femelles sur leur territoire. C'est le problème de ces petits parcs, le mâle ne visitera pas les femelles s'il y a une plantation de palmiers qui les sépare. Certains peuples autochtones ne mangent pas les ORANG-OUTANG car ils les considèrent comme des ancêtres. À KALIMANTAN, dans la partie indonésienne de Bornéo, il y aurait 4000 ORANG-OUTANG. Au SARAWAK, Il y en a  1000. Au début, il y en aurait eu 1 million!
Pour se rendre au centre de réadaptation des ORANG-OUTANG, Il y a encore beaucoup de déforestation le long de la route, pour faire place aux plantations de palmiers. On observerait, par les images satellites, que la déforestation est plus importante que celle déclarée par le gouvernement Malaysien.
On arrive au centre de réadaptation de SEMANGGHOO. On marche 1,3 km pour se rendre au lieu où les "Rangers" nourrissent les ORANGS-OUTANS. Ce parc est aussi un jardin botanique, alors le long du trajet à pied, on peut apercevoir des CRINOLINES, fleur blanche qui ressemble à une araignée.








On voit aussi une belle fleur rouge, qui est la fleur de porcelaine, 











une fleur jaune, la « fausse ALLEMANDE », 
une autre fleur rouge très allongée qu'on appelle LA QUEUE DE CHAT, 









une fleur jaune, la GUILLEMIA, qui est la fleur officielle  du BRUNEI et
finalement une autre fleur jaune qui est la « vraie ALLEMANDE ».









On peut aussi voir quelque plantes "carnivores" et imaginer comment les insectes se font prendre.







On arrive au lieu de rassemblement avant de se rendre au lieu où sont nourris les ORANGS-OUTANGS.  On suit le RANGER vers l'endroit où il utilisera les bananes pour les attirer. Il nous a bien averti que nous pourrions ne rien voir car quelques fois, ils n'ont pas faim, ou ne veulent tout simplement pas venir. Il nous avertit aussi que le vieux mâle n’est pas dans son assiette et que sous aucune considération, nous ne devons l’approcher. Ces animaux sont imprévisibles et sont extrêmement forts. Il nous faut se départir de nos bouteilles d’eau, et faire attention à nos caméras. On entend au loin le cri des RANGERS qui les appellent; même celui qui est près de nous les appelle aussi. L’espèce de « théâtre » où nous nous situons pour les observer se situe à peu près à 50-60 mètres de la tribune sur laquelle les singes viendront manger. On nous demande de garder le silence, mais c’Est difficile pour 60 personnes de garder le silence durant 30 minutes. 
Un bébé se décide à pleurer; pauvres parents qui ont du quitter en catastrophe pour ne pas nuire à une hypothétique rencontre avec les singes.  Après quelques 30 minutes d'attente, on voit finalement arriver un premier singe. Il y a de l’excitation dans l’Air. On voit les feuilles des arbres bouger en arrière et ce mouvement se déplace d’arbre en arbre. Il utilise les lianes pour se déplacer avec beaucoup d’élégance; comme ca semble facile!Nous Finalement, on l’aperçoit; c'est une petite femelle de 9 ans qui se rend jusqu'au plateau où se trouve la nourriture. Peu de temps après, arrive la mère de 44 ans. C'est tout un spectacle que de voir ces deux singes gambader le long des câbles, se tenir par un de leurs 4 bras, en utiliser, 2, ou 3, ou les 4. Ils mangent tellement de bananes que je me demande pourquoi ils n'en font pas une indigestion. L’ORANG-OUTANG est vraiment un beau singe, avec une belle fourrure rousse. Nous sommes très chanceux d'en avoir vu. Franchement, je ne m'y attendais pas.



Nous quittons ce lieu intéressant ravi pour nous rendre au BATANG AI LONGHOUSE RESORT, en passant par SERIAN.

C’est un  marché local très caractéristique où nos guides locaux vont faire le marché pour préparer notre lunch qui se prendra, demain, dans les « maisons longues ». On passe 45 minutes au marché. Les toilettes coûtent 20c sans papier car ici, on utilise de l'eau pour se laver! C’est un marché très très varié, avec une grande variété de fruits et de légumes locaux.
La prix de la nourriture semble peu cher; par exemple, 1kg de bananes est 1,5RM, soit 45 sous canadiens.





Puis nous faisons un court arrêt  dans une plantation de poivre. Il fait chaud a mourir de chaleur!! Les poivriers sont de petits arbres sur lesquels poussent plusieurs dizaines de grappes de poivre qui est vert. Le poivre ici a été importé d'Indonésie et du SRI LANKA. On le récolte, on sépare les grains des tiges et des impuretés en le déposant dans un grand bol de terre cuite ou sur un tapis de rotin et on pile sur les tas de grappes. On sépare ensuite les graines des résidus et on fait sécher ces graines sur des nattes de rotin durant 10 jours. Puis on fait un tri entre les bonnes et les mauvaises graines par un processus ingénieux de centrifugation et on les met dans des sachets.
On entre par la suite dans le territoire des IBAN, qui forment 33% de la population du SARAWAK,  pour se diriger vers le parc national de BATANG AI, à 1h30 de SERIAN. Ce peuple ancien coupait les têtes, ce qui est un symbole de masculinité chez les hommes. C'est JAMES BROOKE, le RAJA blanc du SARAWAK qui a limité le territoire des IBAN en leur interdisant de lutter contre les autres tribus. Les IBAN vivent dans des maisons longues. Ces maisons ont une fonction principale; tout un village vit dans une maison longue pour se défendre. Les IBAN se battaient aussi entre eux; c'était une question de prestige pour les jeunes hommes de couper une tête pour se faire valoir. Par exemple, un jeune homme ne pouvait pas se marier sans avoir tué quelqu'un. On mettait ces crânes tout le long de la maison; les esprits de ces têtes garantissaient une bonne harmonie dans la maison. Les Anglais ont fait cesser cette barbarie en introduisant le sport; dont les régates. Les hommes et les femmes de cette tribu se font aussi tatouer. Les tatouages marquent la tribu, le statut social, les conquêtes, etc. Le tissage par les femmes est aussi une forme de statut. Plus le tissage est beau, plus la femme a une chance d'avoir un "bon" mari.
Nous arrivons à l'Hôtel, qui fait partie de la chaîne HILTON. 
Il s'agit du BATANG AI LONGHOUSE RESORT. Pour s'y rendre, nous devons prendre une navette fluviale qui traversera le réservoir qu'est le lac BATANG AI, lac artificiel formé lors de la construction du barrage du même nom. Cette région est le cœur de la région des IBAN, là où leurs ancêtres se sont battus pour leur croyance. 





L'hôtel a été construit comme une maison longue, en anglais "long house". Trois sections dans une maison longue; la section des habitations privées, ou une grande pièce pour chaque famille. Dans le cas de l'hôtel, ce sont nos chambres. 
Ensuite, une immense place libre entre la grande galerie, qui fait tout le devant de la maison, et les chambres. Cette partie de la maison s'appelle le "RUAL". C'est le cœur de la maison, la ruche de la maison. C'est l'endroit où les hommes et les femmes font le travail, les tapis, les chapeaux les paniers, les instruments agricoles, etc.. C'est aussi l'endroit où les gens se rencontrent pour se raconter leurs histoires. Habituellement, les jeunes hommes, les veufs et veuves, les hommes divorcés et les visiteurs vont coucher dans cette grande pièce. Pour l'hôtel, la situation des chambres présente un problème car aucune chambre ne fait face au lac. C'est la grande galerie qui fait face au lac. Les IBANS croient qu'une maison a un devant et un arrière. La galerie est considérée le devant, et les chambres, ou appartements, l'arrière. Ils croient que la région est gouvernée par des esprits, les bons et les méchants. Ils considèrent comme un affront de tourner son dos a une personne, ils déduisent donc que ce serait offensant pour les esprits du Lac que la maison longue leur tourne le dos, d'où le fait que la galerie fait face au lac. Finalement, durant les temps anciens, il fallait que quelqu'un surveille le lac ou la rivière, ces maisons étant construites le long des lacs ou rivière, pour avertir en cas d'arrivée de l'ennemi.
On assiste à notre premier coucher de soleil digne de ce nom, mais des nuages nuisent à la beauté du spectacle. Ce sera plus beau demain.
Notre souper se tient dans une grande salle toutes portes ouvertes évidemment. La chaleur est telle que malgré le coucher du soleil, nous suons!!! Le souper est un buffet varié qui est très bon.






Commentaires sur la politique du SARAWAK
Les états de SARAWAK et de SABAH ont fixé 18 conditions pour faire partie de la fédération de MALAISIE. L’une d’entre elle était de ne pas avoir de religion d'État, une autre, que l'anglais demeure la langue officielle, et une autre, de conserver la responsabilité sur l'immigration dans ces deux états. Maintenant la Malaisie a une religion d'État; l’Islam et on a éliminé l’apprentissage des langues indigènes a l'école pour imposer le malais. Chaque malais est musulman, mais chaque malaisien n'est pas nécessairement malais! Dans la politique, tout passe maintenant par la religion. HERMANN, notre guide, qui est ici depuis 20 ans, ne peut devenir citoyen malaysien car il faut se convertir à l’Islam pour devenir citoyen.
Il y a actuellement une  controverse  sur l'utilisation du mot ALLAH par les non musulmans car on utilisait ici le mot ALLAH pour désigner DIEU dans toutes les religions. Il y a des négociations avec l’État central; c’était dans les journaux! Chaque formulaire qui doit être rempli en MALAISIE débute par le nom de la personne, son ethnie et sa religion, même pour une carte de bibliothèque!! Dans les Universités, il y a des places réservées pour les Malais. On accorde aux Philippins qui s'installent au SABAH a citoyenneté  malaisienne car ils sont musulmans et on est sûr qu’ils voteront pour le Front National, parti fédéral qui se dit être le seul parti protecteur de la majorité malaise. Finalement, les revenus tirés du pétrole extrait le long des côtes du SARAWAK sont réparties de la façon suivante : 95% à l’État malaisien et 5% au SARAWAK. Cependant, l'état fédéral est responsable de la construction de routes, l'éducation est gratuite et il y a un système de santé d'État.

Cependant, comme le coût de la vie est plus cher que sur la péninsule, les gens commencent à se poser des questions sur les inégalités entre les citoyens qui habitent la péninsule et ceux qui habitent au SARAWAK, sur l’ïle de BORNÉO.