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vendredi 2 mai 2014

VOYAGE AU JAPON - JOUR 4 - VENDREDI 11 AVRIL 2014 - TOKYO


Note au départ : le lecteur pourra constater que quelques fois, il reconnaîtra des passages des guides « Voir » et « Michelin ». C’est volontaire, pour ajouter du contenu aux descriptions du voyage.

Encore une belle journée. Il fait soleil et 15'C
Nous quittons visiter le plus grand parc de Tokyo, le parc "UENO".













Pour se rendre au parc, on traverse un quartier résidentiel qui serait, selon la guide SEKI-SAN, le quartier le plus pauvre de Tokyo, le quartier YANAKA.  
J'ai déjà vu plus grande pauvreté que cela!!. Ce quartier a survécu aux séismes et aux bombardements américains. On a donc une certaine impression de ce que pouvait avoir l’air une rue de Tokyo en 1940. Tout est propre et organisé, rien ne traîne. Les résidences ne me semblent pas du tout délabrées, même si elles sont serrées les unes contre les autres. Belle balade dans ce quartier. 
On a débuté par la visite du plus grand cimetière de Tokyo, genre Père Lachaise de Tokyo, le cimetière de YANAKA. Les rites funéraires ressembleraient aux nôtres. En déambulant les rues de ce quartier, on remarque qu'il n'y a pas d'autos stationnées le long des rues. Ici, pour avoir une plaque, il faut prouver qu'on a la place pour la garer. Alors les gens ont des garages, même si leurs résidences sont relativement petites. 
Fait caucasse, les gens de 70 ans et plus doivent apposer un collant sur la partie avant de leur auto (!). Ce collant prend la forme d'une larme. J'en ai remarqué quelques unes. Serait-ce une forme de discrimination envers les personnes âgées ou une façon d'avertir d'un danger présumé. Il y aurait probablement plus d'avantages à en placer sur les capots des autos des moins de 25 ans!! 
Autre anecdote, lorsqu'on voit un chat devant une résidence ou un commerce, c'a veut dire: "Vous êtes les bienvenus". Puis on arrive au parc lui-même. Malheureusement, les cerisiers sont au faite de leur fleuraison. Mais il y a beaucoup de monde au parc. On réalise que dans tous les parcs du monde, il y a des gens qui vendent des produits alimentaires, des souvenirs et de l'artisanat. Il y a des amuseurs publics. Ici, c'est la même chose. On a même le bénéfice d'assister à une présentation impromptue d'une chorale d'enfants.
On arrive au Musée National de Tokyo. Cinq bâtisses abritent des pièces archéologiques relatant l'histoire de Tokyo. Les bâtiments sont beaux. Le premier est traditionnel, il abrite la galerie HON-KAN contenant des trésors nationaux ( collection diverse, dont des sabres samouraï), le deuxième, fermé, est de style colonial. Il contient la galerie TOYOKAN. Le troisième, non visité, est de style contemporain, mariant l'architecture traditionnelle japonaise et la moderne. On dirait du Mis Vandero. Il abrite la galerie HAISEKAN. Puis le quatrième, le HYOKEIKAN, est vide. 
Un dernier bâtiment est la galerie des trésors HORYU-JI qui est de style très moderne, qui abrite des objets fabuleux du temple HORYU-JI de NARA, que nous visiterons un autre jour. Parmi ces objets, une collection de bouddhas impressionnante, qui fait partie de des objets rares. 














À l'extérieur, on peut encore voir des cerisiers en fleurs.









Retour dans GINZA restaurant ISOOURA, où on nous sévira de la nourriture ethnique, composée à majorité d'aliments divers (légumes, poissons et viande) frits et servis sur une brochette. Excellent.
Puis le quartier ASAKUSA au nord-est de TOKYO. Quartier très animé, avec son arcade NAKAMISE-DORI, qui est en fait une petite rue totalement remplie de commerces divers qu'on retrouve dans les foires. 










Cette arcade mène au temple bouddhiste SENSO-JI, dédié à KANNON, la déesse de la Miséricorde. C'est un être intermédiaire entre BOUDDHA et nous. Ce temple est l'un des plus spectaculaires et vénérés de Tokyo. Il y a effectivement beaucoup de monde ici, les gens qui prient débutent d'abord par le lavage des mains et de la bouche. Puis ils s’enfument à partir d'un brûleur d'encens pour libérer les mauvais esprits. Ils avancent ensuite vers le temple, lancent une pièce dans un grand contenant et ils s'inclinent et prient. C'est très rapide, à peine 5-10 secondes. J'ai quand même vu une personne âgée qui lisait un recueil de prières et qui se branlait la tête d'avant arrière, comme les Juifs hassidiques devant le Mur des Lamentations. Ce sera la seule personne que je verrai prier avec autant de ferveur de tout le voyage, et nous visiterons quelques temples!
On voit ici et là, comme nous l'avions vu aussi au temple HASE-DERA hier à KAMAKURA, des femmes habillées du traditionnel kimono japonais. C'est très joli. Quelques hommes aussi en portent.
Une découverte: en marchant, sur un vase situé à l'entrée d'un des nombreux temples, je découvre une SWASTIKA, mais avec une croix à branches coudées à sens horaire, sens différent de celle de  la SWASTIKA nazie. Le mot SWASTIKA, emprunté au sanscrit, veut dire "qui conduit au bien-être". 
C'est l'un des symboles les plus répandus et les plus anciens qui soient. Notre guide nous apprend, et ceci à ma grande surprise, que Hitler considérait le svastika comme un symbole aryen remontant aux Indo-européens primitifs, le symbole du combat pour la victoire de l'Aryen. 


Puis nous revenons à GINZA nous promener dans LE quartier de shopping avec les boutiques aux grands noms comme on en trouve dans toutes les grandes capitales du monde. Départ à l'intersection de GINZA YONCOME. Ici, il y a pas mal de monde, énormément de monde. 








C'est l'architecture qui est intéressante, car on y retrouver les mêmes commerces de luxe que dans toutes les grandes capitales de la planète. Il y a bien quelques commerces d'artisanat "de luxe", mais les grands magasins HANKYU, SEIBU, MATSUKA, contiennent la même marchandise qu'on voit partout ailleurs. 
Autre observation: le Japon compte un très faible taux de chômage. Je crois savoir pourquoi. Au magasin MITSUKOSHI, du même genre que la Baie, mais en plus beau, je n'ai jamais vu autant d'employés sur un plancher. Par exemple, pour le petit coin Feragamo, sacs à main, souliers et portefeuille, j'ai compte au moins 5 employés. Au Québec, on ne peut pas trouver un vendeur sur tout un plancher. Ici, c'est l'abondance. Mais je dois avouer qu'il y avait énormément de monde dans le commerce. Mais quand même!!
Autre commentaire. On voit très peu d'étrangers. La société japonaise a peu d'immigration. Les écoliers sont tous japonais, du moins il me semble. Es-ce que ça fait du Japon une société très fermée sur elle-même?

On reprend l'autobus pour aller prendre le monorail  qui fait partie du système de transport de Tokyo. C'est la ligne YURIKAMOME qui traverse la baie de Tokyo par le pont de "L'Arc-en-ciel". 
On traverse le nouveau quartier de ODAIBA, qui est un quartier entièrement repris sur la baie de Tokyo. Une forêt de gratte-ciels. Cette balade nous permet d'admirer Tokyo et ses innombrables gratte-ciels. Au coucher du soleil, nous admirons la silhouette de la ville, à côté d'une statue de la liberté, don de Chirac à la ville de Tokyo.










Soupe à l'hôtel, nourriture mixte, très bon. Une bouteille de vin espagnol très très ordinaire coûte 54,000Y, soit 60$ CAN. Très cher le vin dans les hôtels.













jeudi 13 juin 2013

JOUR 11 DE 23 – 9 MAI– XI’AN


JOUR 11 DE 23 – 8 MAI– XI’AN

On se rend visiter d’abord les remparts de la ville, qui s'étendent sur 14 km. Ils sont aussi très larges. Nous entrons par la porte est. On construisait aussi une "jarre", c'est-à-dire une enceinte carrée, qui débouchait sur une autre porte, permettant ainsi aux défenseurs de la ville d'encercler les envahisseurs, si jamais ceux-ci défonçaient la première porte. 
Du haut des remparts, on peut apercevoir beaucoup de chinois qui font toutes sortes d'activités  dans le parc qui encercle les remparts. On peut aussi voir les maisons "normales" des gens. Ce n'est pas riche! Il semblerait qu'à cause du trafic intense qu'il y a dans la ville, que beaucoup de personnes réclament la démolition de ces remparts. Heureusement, la raison a le dessus et les remparts seraient protégés....pour l'instant. Par la suite, nous visitons une boutique qui fabrique et vend des objets en jade. On y apprend que le jade est translucide, dur, rare, multicolore, à une certaine sonorité et....est cher!! Le jade serait un signe de prospérité, de bonheur et de bonnes relations familiales.
Puis le lunch...chinois, mais excellent.

En après-midi, enfin, la visite du site des soldats en terra cota, dans la ville de BINGMAYONG, où se trouvent les guerriers en terre cuite. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai fait ce voyage et croyez-moi, la visite de ce site vaut le voyage. 

Fruit du délire de l'empereur QIN SHIHUANGLI (SHI-initiateur et HUANGLI-souverain empereur ce qui veut dire premier empereur) cette armée de soldats, d'officiers, de généraux, de fonctionnaires, et d'acrobates à été découverte fortuitement par des fermiers qui creusaient un puits en 1974. Cet empereur, QIN, serait l'équivalent de Napoléon pour les Chinois; il aurait unifié la monnaie, les unités de poids, de mesure, et même la largeur des roues de chariot. 


Depuis, cette merveille archéologique est visitée par des millions de chinois et d'étrangers à chaque année. Il y avait beaucoup de monde en effet sur le site. On y visite 3 fosses, dont la plus intéressante est la fosse 1 qui compterait quelque 2000 soldats, dont seulement 100 sont déterrés. 

Tous étaient brisés car les paysans se sont révoltés après la mort de cet empereur. Ils ont mis le feu aux structures portantes qui recouvraient les soldats et les années ont fait le reste.



La découverte de ce site est le fait saillant du voyage, du moins pour moi. C’est incroyable de contempler sur place ces statues dont j'en avais déjà vues quelques unes à Québec, au musée de la civilisation, lors de l'exposition XI'AN et au musée des beaux arts de Montréal, lors de l'exposition sur le thème des soldats de XI'AN. C'est gigantesque. Aucun de ces soldats n'a le même visage. 

On nous dit que 700,000 personnes ont travaillé à construire le mausolée et les soldats. Pour montrer sa puissance, l'empereur s'est assuré que la taille des soldats en terre cuite serait supérieure à la taille normale des soldats humains. Il y a beaucoup de personnes en ce lieu, et énormément de marchands qui vendent toutes les babioles qu'on retrouve en Chine. Je me suis permis d'acheter un archer en porcelaine qui servira de magnifique souvenir de voyage.  



La salle 3 nous permet de contempler les deux chariots en bronze, les pièces maîtresses de tout ce site. Ces deux chariots ont été trouvés dans une fosse. Dans leur grandeur originale, ils servaient à transporter l'empereur. Ils étaient défaits en plus de 2000 pièces différentes, toutes en bronze, or et argent. 
Elles démontrent toute la connaissance que possédaient les chinois en métallurgie à cette époque (227 BC). Les chariots sont à une échelle de 1 sur 2. Même les brides des 4 chevaux sont en bronze, incluant une pièce qui permet au 

conducteur de garder les deux chevaux qui sont  à l'extérieur dans la direction commandée par le 
conducteur.  Je quitte ce site en ayant désiré y demeurer plus longtemps. Jacques Chirac a d'ailleurs dit que "quiconque visite la Chine sans avoir visité les soldats de XI'AN et la grande muraille n'a pas visité la Chine."






Sur la route pour le restaurant et la salle de spectacle où nous nous dirigeons, je peux voir un amoncellement de fils électriques tous mêlés dans un poteau, et il y a beaucoup de poteaux qui ont cette allure. J'imagine qu'on va trop vite dans la construction des résidences, et qu'on a pas le temps d'organiser l'infrastructure électrique. 







On va souper dans une salle de spectacle o
ù la nourriture est très bonne et le spectacle, sur la dynastie des Tang, est magnifique. Mélange savamment exploité de danse et de musique traditionnelle de cette dynastie, les costumes sont la vedette incontestée de ce spectacle, tout en douceur et en style